Algérie – un Changement Radical ou le chaos ?

supporters-algériensToute la classe politique algérienne et même celle de l’opposition (à peine quelques exceptions à cette dernière) s’accorde à dire que la « solution » consiste à organiser des élections qui se doivent d’être propres, transparentes et respectées. Ainsi donc notre salut passera, disent-ils tous, par des élections qu’organiserait ce régime tant honnis, y compris par une partie de sa propre base.

inta 3abit … wela 3abite ya abou gazayri ? … comme disent les égyptiens. 🙂

Une dictature n’organise jamais sa propre dissolution, et encore moins quand celle-ci dispose de milliards de dollars de butin de … guerre.

La « solution » consiste à mon avis, à passer réellement par le peuple pour mettre en place une vraie république démocratique, viable et acceptable par TOUS les algériens soucieux de mettre en place cette république. Les façons de le faire existent bel et bien (contrairement à la propagande ambiante et au défaitisme de beaucoup de nos concitoyens, et l’exemple tunisien est heureusement là pour nous montrer le bon chemin, au moins concernant ses grandes directions.

Nul autre chemin me semble t-il aussi, que de passer par une démarche d’une « élite algérienne reconstruite », renouvelée et surtout mise devant ses responsabilités historiques face au destin de notre pays.

Sans cette démarche, les conséquences sont bien sûr connues de tous, et très vite surviendra quand même un « changement » lourd pour les algériens (largement prévisible) , et il risque très probablement de s’imposer par la force et le chaos … la violence et le chaos étant les inévitables issues au statut quo actuel qui ne fait qu’empirer une situation déjà grave et dramatique pour nous tous.

Allah yostor

Samir 08/02/2014

DE L'IMPORTANCE DU COMPROMIS POLITIQUE.

(…) Pourtant , il n’y a pas d’autres solutions à la crise politique ni d’autres alternatives crédibles au régime actuel, que dans le COMPROMIS POLITIQUE entre toutes les tendances qui composent la scène politique algérienne, ET qui ont l’intention de changer radicalement la situation.

A observer de près ce qui a fait la force de la « révolution » tunisienne , on notera clairement que c’est le principe du « compromis politique » qui leur permet en ce moment même d’avancer doucement mais surement vers une république nouvelle, débarrassée de l’ancien régime, de la dictature et du souvenir de l’oppression et de la hogra d’une minorité envers tout un peuple.

Aussi, on notera que c’est la faiblesse du compromis politique qui a fait le malheur des égyptiens (en ce moment même). En effet quand toutes les tendances politiques ne se sont pas mises à travailler ENSEMBLE pour le meilleur, et bien l’ancien régime en profite pour revenir, et si nécessaire par un coup de force sanglant. C’est le malheureusement le cas en Egypte depuis le coups d’état des militaires en date du 03 juillet 2013.

En Algérie aussi, ce n’est que le principe fondamental du « Compromis Politique » qui sauvera notre cher pays de sa disparition programmée et déjà entamée.

Certains n’ont visiblement rien compris à ce concept. D’autres lui font la guerre sans merci pour différentes raisons, qui pour prolonger encore un peu la vie du régime en place, et d’autres pour éviter coûte que coûte que des tendances politiques soient intégrées dans ce compromis. Selon ces derniers l’Algérie n’a de place que pour eux seuls, et advienne que pourra s’ils font la guerre à d’autres algériens ne partageant pas les mêmes visions politiques et/ou idéologiques.

… et pourtant Elle Tourne … comme disait l’autre. Le Compromis Politique est LA solution obligatoire, à prendre au sérieux et dans les plus brefs délais, si l’on veut avancer comme l’ont fait nos voisins tunisiens. Sinon le prix à payer sera encore plus lourd que celui déjà payé jusqu’ici.

Il est temps , je pense, que nos compatriotes de tous les bords se mettent au travail. C’est une responsabilité historique et l’Histoire ne pardonne pas et n’oublie jamais rien.

A bon entendeur …. Azul Salam alikoum

Samir 26 01 2014

Algériens. Notre tendance à la violence comme moyen de régulation politique ?

Algériens:  sommes-nous capables de faire un compromis ?

Je ne sais pas pour vous, mais une chose m’interpelle depuis début 2011, depuis le début de ce qui est appelé « printemps arabe ». Il s’agit de la capacité des gens à « négocier » à « discuter » et à recourir aux « voies légales » pour résoudre les conflits et les divergences.

C’est le cas en Tunisie, au Yémen et en Egypte (pendant plusieurs mois, avant l’intervention armée des militaires).

Je sais que cette affirmation est à prendre avec précautions tellement les cas entre les pays cités sont différents et liés au contexte propre à chacun d’entre eux. Mais force est de constater la tendance évidente de ces gens à recourir aux solutions négociées et légales.

Ceci m’a toujours interpellé car je pense que c’est justement cela qui manque aux algériens. Nous sommes clairement tournés vers les épreuves de force. Nous ne savons pas l’importance de la négociation et du compromis.

Observons juste notre histoire récente pour voir que pour la majorité (la totalité) des responsables politiques (opposition et régime), il n’est absolument pas question de passer par la « légalité » pour régler les problèmes ou trouver des terrains d’entente. Au moindre différend , les gens sortent leurs muscles, leurs insultes et dans certains cas, leurs armes.

Voilà notre autre grand malheur je pense, en plus de tout le reste.

Samir Hchicha 06/01/2014

Certains ici se trompent de cible … et se croient en lutte contre le régime en place.

Certains ici se trompent de cible … et se croient en lutte contre le régime en place.

TOZ …. ceux qui se trompent de cible sont des alliés objectifs de la dictature.

Je me rappellerai toujours la lucidité des jeunes tunisiens et égyptiens (et yemenites) qui ont fait un travail énorme et d’une intelligence extraordinaire pour dégager leur dictature. Lucidité politique, analyse à la hauteur et surtout esprit de réconciliation avec tous les citoyens … sans JAMAIS SE TROMPER DE CIBLE.

Par contre à suivre les tawaana DZ … dans leur soit disant lutte contre la dictature, il n’y a ni lucidité, ni intelligence, ni sérieux … WALOU !!

On comprend pourquoi le régime n’a aucun soucis à se faire avec ces gens myopes et fiers de leur myopie. Le khorti elevé au rang d’analyse politique … et ça se croit en capacité de donner des leçons …

Hacha elli may istahelch … bien sur.

Samir 28 11 2013

Ces salafistes alliés objectifs de la dictature ?!

Juste une idée, un AVIS PERSO. (pas la peine de polémiquer violemment SVP)

Ce qui peut sauver notre pays, c’est l’existence d’un grand « parti islamiste modéré » en plus des autres partis dits libéraux ou autres nationalistes.. (Ce qui n’est pas le cas pour le moment, car des islamistes modérés existent peut être, mais sont en réalité très liés aux bureaux des Moukhabarat).

Les salafistes sont un vrai malheur pour nos pays à mon humble avis.

Certains de leurs dirigeants sont totalement apolitiques et facilement entrainés sur le terrain de la violence, qu’ils légitiment à chaque fois qu’ils sont confrontés à ça. Ce terrain de la violence que maitrise à merveille le régime en place et qui fait son bonheur bien évidemment. (voir notre histoire récente des années 90s)

Les VRAIS islamistes modérés savent faire de la politique, ne confondent pas les débats théoriques et les spéculations intellectuelles et la réalité politique. Les VRAIS islamistes modérés savent mettre l’intérêt supérieur du pays au dessus de leur volonté de prise de pouvoir, et il sont surtout capables de faire des compromis dans le but de sauver un pays en danger. (voir les expériences tunisienne et égyptienne en cours actuellement).

Ce n’est pas le cas des salafistes, dont certains sont une vraie chance pour les dictateurs qui les utilisent pour justifier la violence et le maintien du pouvoir par la force des armes.

Samir Hchicha

Le temps de la Contre-révolution … Le sale temps !

Quel temps de m… nous traversons !

C’est le temps de la contre-révolution globale et généralisée dans les pays de la région. Il n’y a que la chère Tunisie qui continue tant bien que mal à avancer de manière cohérente dans la phase de transition vers un Etat de Droit et vers un pays apaisé du point de vue des institutions démocratiques.

Partout donc, les dictatures s’accrochent et les tueurs sortent de derrière les bois pour mettre fin à cette marche des peuples vers la dignité et vers un destin respectable.

L’Algérie pour l’exemple est en plein dans cette phase depuis le début des années 90 … et le prix qu’ils ont fait payer au peuple dépasse toutes les limites supportables, comme nous le savons tous. Face aux poussées incompressibles du peuple algérien pour une sortie définitive de la dictature, le régime algérien ne fait que tenter de renforcer ses digues qui tentent de maintenir le système + ou – débout, et le régime n’y serait jamais arrivé si ce n’est l’énorme manne pétrolière qui lui permet, pour le moment encore, d’acheter , des digues , encore des digues et toujours des digues.

Tous les peuples de la région sont ainsi punis de s’être révoltés contre leurs bourreaux, et leurs complices d’ici et d’ailleurs vont redoubler de férocité à mesure que le temps passe, et que les digues cèdent à la pression du peuple.

Il n’y a aucun doute que la phase actuelle, celle de la contre-révolution violente va passer, et la région vivra dans la dignité tôt ou tard. Un peuple réveillé ne se couchera plus jamais, c’est la grande Histoire des hommes qui nous l’apprend ainsi.

Allez le dire à tous ces tueurs, ces voleurs et à tous leurs complices, civiles, militaires, arabes, kabyles ou occidentaux … il faudra rendre des comptes jusqu’à la dernière goutte de sang versée dans le but de garder les pouvoirs et les privilèges qui vont avec.

Iji gaa Nharkoum … votre jour viendra très bientôt incha allah.

Samir 29 09 2013

Tunisie; le court terme vs le long terme

ghannnmarzoukiiiA mon humble avis, et sans jouer aux spécialistes de la scène politique tunisienne post Ben Ali, le CPR est LE parti politique tunisien qui aura joué un rôle très important dans la réussite des premières phases de la transition tunisienne vers un Etat de droit, après le départ du dictateur Ben Ali.

Ses positions claires et solides sur les questions de liberté individuelles et collectives et de respect des droits de l’homme, ainsi que sa capacité à rassembler autour de principes fondamentaux, à même d’éviter une explosion pure et simple pour cause de différences idéologiques traversant la société tunisiennes, ont été des éléments importants dans la sauvegarde la révolution et l’évitement d’un début de transition qui aurait pu être difficile voir impossible.

Ce parti qui aura servi à trouver le bon équilibre et le compromis, a dès le début subi les coups incessants de tous ceux qui ne voulaient pas de ce compromis politique et qui auront tout fait pour le miner et le casser.

C’est, je crois dans cette optique que se sont déroulés sans relâche les attaques contre le nouveau président, Dr Merzouki et contre la coalition née des premières élections libres qu’à vécu le pays. Le tout consistait à fragiliser ce compromis pour mettre à mal ceux qui sont sortis vainqueurs des urnes et qui ont donc la charge de réussir la transition sans trop de heurts pour leur pays.

Les difficultés rencontrées depuis n’ont pas cessées de grandir pour cause notamment de la conjoncture socio-économique délicate et probablement aussi pour cause de résistances contre-révolutionnaires diverses et variées. Pourtant ce compromis politique reste vital maintenant comme il l’a été depuis le début de la transition. Ce compromis politique qui doit être intelligent et large permet une marche vers l’avant sans passer par la case affrontements et division violente entre toutes les forces qui composent présentement la scène politique tunisienne.

La transition sera sereine si les citoyens savent faire la part des choses politiques, entre autre faire la distinction entre la politique du très court terme qui vise à prendre des positions de forces pour un parti politique, et la politique du moyen et long terme qui vise à mettre en place des institutions solides, réellement en rupture avec l’ancien régime et qui garantissent pour la Tunisie un État solide et viable pour encore une longue période.

Il est triste de constater que pour une partie des élites politiques, les visées à très court terme l’emportent sur la sagesse de ceux qui voient loin et dans l’intérêt supérieur de tout le peuple tunisien, ce peuple frère qui aura tant sacrifié pour en arriver là et qui a le droit légitime d’espérer le meilleur avenir pour tout le monde.

Samir Hchicha
Le 18/02/2013

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Bravo Libé

libe-tunisie-laics… les médias sortent les crocs … contre la révolution.

Au lieu d’informer et peut être apaiser chwiya les esprits …

ils mettent le feu à la situation,

Libé nous montre là la tactique qui consiste à taper sur la fracture de la laicité (ou pas) …

C’est de laicité qu’il s’agit et non plus de transition qui se veut sereine, constructive et salutaire pour tout le monde …

BRAVO LIBÉ !