900 millions d’euros transférés illégalement vers l’Espagne,

corruption Juste vous proposer cette petite lecture. A priori la partie visible de l’iceberg de la corruption et des réseaux de blanchiment d’argent va encore faire couler beaucoup d’ancre. Ma question consiste à savoir jusqu’à quelle hauteur dans la hiérarchie du système algérien, ces enquêtes vont-elles aller?

Je ne crois pas une seconde en l’indépendance de la justice algérienne pour espérer aller titiller ceux qui blanchissent encore bien plus de millions d’euros sans que personne n’en dise un mot. La corruption en Algérie s’explique par la façon avec laquelle les plus hautes autorités du pays gèrent l’argent du peuple. Et il n’y a pas un journaliste ni un service financier en algérien, pour oser dire les vrais responsables de cette catastrophique situation.

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Algérie: Un peuple MAHGOUR (Méprisé)

Compte-rendu du procès de Baba Nadjar par Salah-Eddine Sidhoum, Médéa le 27 mai 2009.

injustice_filmstill Aujourd’hui s’est déroulé le procès en appel de Mohamed Baba Nadjar, après deux reports successifs. Ce procès, comme nous l’avons annoncé la semaine dernière, a été délocalisé à Médéa, pour « des raisons de sécurité ».

Tôt le matin, à 7h 30 alors que nous étions sur la route pour rejoindre le tribunal, des citoyens venus de Ghardaïa m’ont appelé pour me signaler qu’ils avaient été arrêtés à l’entrée de Médéa. En effet, les véhicules immatriculées 47 (Ghardaïa) étaient arrêtés par les services de sécurité à un barrage situé à l’entrée de la ville et leurs occupants invités à remettre leurs pièces d’identité, sans aucune raison valable. Leurs papiers leurs furent restitués après avoir été enregistrés par ces mêmes services.

A l’arrivée, de nombreux véhicules de police étaient stationnés à la périphérie du tribunal. Ses rues d’accès étaient occupées par des policiers. Près de 200 citoyens venus d’Alger, de Ghardaïa, de Béjaïa et de Tizi-Ouzou attendaient l’ouverture du procès.

Ce dernier s’est ouvert vers 9h 30. Une cinquantaine de citoyens de Ghardaïa n’a pu accéder à la salle d’audience. Les malheureux attendront dehors, sous un soleil de plomb et ce, jusqu’à 17h 30. L’entrée à la salle d’audience de la victime de l’arbitraire, Mohamed Baba Nadjar fut accueillie par des applaudissements de l’assistance qui s’est levée à l’unisson. Douze avocats du collectif étaient présents. Sept autres s’étaient excusés la veille pour raison de programmation. Une avocate marocaine a tenu à être présente au procès en solidarité avec ses confrères algériens et avec la victime de l’arbitraire.

Le procès fut marqué par la citation de nombreux témoins à charge et à décharge. Aucun d’eux n’avait vu Baba Nadjar sur le lieu du crime ! Au fil des minutes, tout le monde, assistance et avocats, était persuadé de l’issue favorable du procès. Le procureur général réclamera, malgré tout, la peine de mort. La brillante plaidoirie de cinq avocats de la défense finira par détruire toutes les « preuves » de l’accusation.

La Cour se retirera en fin d’après-midi pour délibérer. Tout le monde était confiant. Aucune preuve tangible. Les jeunes de Ghardaïa rayonnaient d’espoir. Ils parlaient de retour triomphal à Ghardaïa, avec, dans leurs « bagages » Mohamed Baba Nadjar. L’espoir était vraiment permis, au vu du dossier vide démontré avec brio par la défense.

Un fait attirera cependant notre attention, lors de notre sortie dans la cour du tribunal, dans l’attente du verdict. Des renforts de gendarmes et de policiers étaient arrivés sur les lieux. La route du tribunal vers le haut était bouclée par un double cordon de policiers et de gendarmes. La salle d’audience fut envahie par de nombreux policiers en civil portant des gilets « police ». Pourquoi ce soudain déploiement des services de sécurité alors que le calme régnait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du tribunal ?

La délibération sera très courte. Elle ne durera pas plus de 30 mn. Stupeur dans la salle quand la condamnation à perpétuité sera prononcée. Baba Nadjar, blême, s’effondrera sur son siège. Son père et son oncle éclateront en sanglots. L’assistance, stupéfaite et scandalisée criera à l’injustice. De jeunes citoyens, révoltés par le verdict crieront leur rage en scandant : ‘Adalat Etilifoune » (justice du téléphone).

Les jeunes restés à l’extérieur, ayant appris la nouvelle, se mettront à scander « pouvoir assassin ». Les plus âgés lèveront leurs mains au ciel pour prier et maudire l’injustice et ses fonctionnaires aux ordres. C’était l’image d’un peuple mahgour qui criait sa rage, son désespoir et son impuissance devant cette situation de non-droit.

De nombreux sages de Ghardaïa, ont déployé tous leurs efforts pour calmer cette population révoltée à juste titre.

C’était une fin d’après-midi triste non seulement pour la population de Ghardaïa, mais pour toute l’Algérie. Un malheureux jeune citoyen condamné à perpétuité pour un crime qu’il nie de toutes ses forces. Un malheureux jeune innocent qui voit sa vie brisée par l’imposture au pouvoir.

Nous continuerons cependant le combat pour sauver Mohamed Baba Nadjar. Nous frapperons maintenant aux portes des instances judiciaires internationales pour que la vérité, toute la vérité éclate sur cette affaire plus que douteuse et pour que les véritables criminels soient démasqués.

Salah-Eddine Sidhoum.
Médéa le 27 mai 2009.

PS : Une analyse du procès sera réalisée par un ami juriste et professeur de droit qui a assisté à l’audience. Nous la publierons dès sa réception.

[Vidéo] Le chant de la souffrance en Algérie

J’étais sur le point d’éteindre ma machine (1h15 du mat! lol), mais cela n’allait pas se faire sans cliquer (par simple curiosité youtubesque ) sur ce lien vers cette bouleversante vidéo sur YouTube.

Par ces temps de campagne électorale chez nous, je ne peux m’empêcher; comme le rappelle les textes ainsi chantés par cet enfant, de penser à toute la mascarade organisée par les autorités algériennes ces derniers , prétendant que les bilans sont positifs et que les algériens se portent mieux depuis l’avènement de Bouteflika. Si cela était vrai cela se saurait ya les dictateurs qui ont tout raté ! ! !

[pro-player]http://www.youtube.com/watch?v=68VkQX4nzY8[/pro-player]

Je dédie cette vidéo à tous ceux qui sont en train de faire la campagne électorale pour permettre la pérénité de ce régime. Vous avez de quoi être fier, comme savent si bien l’être les « tawa3na ».

Bonne nuit les zamis …

Appel d'intellectuels algériens pour "un changement démocratique"

Alors que la campagne pour la présidentielle en Algérie s’est ouverte jeudi 19 mars, des universitaires, journalistes et médecins ont lancé un « appel au peuple algérien », « pour un changement démocratique en Algérie ». Voici leur texte :

Nous, Algériennes et Algériens, signataires du présent appel, avons décidé de prendre nos responsabilités devant notre Nation et devant l’Histoire, pour en appeler à la mobilisation permanente du peuple algérien contre le pouvoir politique illégitime en place et d’œuvrer à l’instauration d’un Etat de Droit tel que défini par la déclaration historique du premier novembre 1954.

Le pouvoir actuel que nous considérons aujourd’hui plus que jamais auparavant, comme étant institutionnellement illégitime, politiquement incompétent et moralement discrédité.

Un pouvoir qui a spolié le peuple de sa légitime souveraineté et qui a détourné à son profit exclusif les richesses de la Nation.

Un pouvoir quasi régalien qui fonctionne essentiellement sur l’arbitraire, le clientélisme, le laxisme et la corruption. Il a profondément affaibli l’autorité de l’Etat dans son rôle sur l’échiquier international et il constitue une réelle menace pour notre unité et intégrité nationales.

Nous situons le présent appel, dans la continuité du Mouvement National, des principes énoncés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954 et de la plateforme de la Soummam.

Nous, Algériennes et Algériens, signataires de cet appel, exprimons haut et fort, notre profonde préoccupation devant la logique d’autodestruction et de détérioration continue, qui caractérise la situation sociopolitique, économique et morale de notre pays. Nous refusons désormais catégoriquement d’en être les complices actifs ou tacites. Nous décidons de mettre fin à notre inaction, à notre silence et à notre désengagement sous quelques formes qu’il soit (lâcheté, égoïsme, peur, …).

Cette initiative libre et indépendante, a été dictée par les données fondamentales et structurelles de notre situation commune qui se caractérise par:

• la persistance et l’aggravation de la crise de la légitimité du pouvoir depuis 1962 à ce jour, crise devenue une menace et un danger permanent pour notre nation.
• la persistance de l’oligarchie à exclure le peuple du débat et de la participation politique en violant son droit constitutionnel et naturel de choisir et de construire sa propre destinée.
• L’échec et la médiocrité du personnel politique officiel et l’avilissement de l’opposition factice.
• le manque de perspective claire et nette pour toute la nation,
• La culture du chaos et de la violence et son extension à toutes les couches sociales, le maintien de l’Etat d’urgence comme moyen de domination et d’asservissement du peuple algérien.

Notre but est:

D’œuvrer à la concrétisation des objectifs du mouvement de libération nationale, à la reconquête du droit du peuple à la souveraineté et au changement radical et pacifique du système politique.

D’œuvrer à l’instauration d’institutions solides et responsables capables d’assurer le fonctionnement démocratique de la société, de garantir la transparence du gouvernement et, l’alternance de son pouvoir, enfin de créer un Etat dont les commandes resteront entre les seules mains du peuple souverain, sans que puisse intervenir les forces occultes dans le fonctionnement de ces institutions. Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions seront fidèles à la Constitution et aux lois votées par le législateur en accord avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires. Nos institutions seront soucieuses de consolider, par leur sain fonctionnement, le lien entre le peuple et ses vraies valeurs.

L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus.

Cet appel est ouvert à l’adhésion morale et active de tous nos compatriotes qui partagent le même attachement à la patrie et aux valeurs morales et culturelles de la société algérienne dans toute sa diversité, y compris ceux qui se trouvent, de par leurs fonctions ou leurs positions dans les institutions officielles actuelles. Il est une exhortation à tous ceux qui refusent la marginalisation et l’exclusion de l’Algérienne et de l’Algérien de la vie publique. Enfin, c’est un appel à tous ceux, qui conscients de la déliquescence de la société et de la fatuité des institutions, veulent fédérer leurs efforts pour un changement décisif et salvateur de la situation de la Nation Algérienne.

Cet appel se veut enfin et surtout comme une force de propositions et d’action pour une transition pacifique vers un Etat de Droit.

Nous, Algériennes et Algériens libres, aspirons acquérir à notre idéal de résistance pacifique et de dynamique de changement, les couches les plus larges du Peuple Algérien, sans exclusion aucune.

Nous devons œuvrer au rassemblement de toutes les forces patriotiques en vue d’un changement pacifique et radical sur la base de valeurs et de principes démocratiques clairement définis, acceptés et respectés par tous et notamment:

• Les valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne (Islamité, Amazighité et Arabité), fondements de notre ALGERIANITE. Ces derniers sont le socle de notre unité nationale, qui ne doivent nullement être instrumentalisés ni être le monopole d’aucun parti ou tendance politique.
• L’égalité de tous devant la loi.
• La sacralité des droits de la personne humaine.
• La souveraineté populaire : le peuple étant la seule source du pouvoir et de légitimité.
• La mise en place d’institutions qui garantissent l’expression de la volonté populaire, notamment par la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
• Le respect et la protection des libertés individuelles et collectives.
• L’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel.
• Le respect et la promotion des cultures nationales.
• La promotion du mérite et de la compétence individuelle véritable.
• Une distribution juste et équitable des ressources nationales.

Nos moyens de lutte contre ce pouvoir illégitime seront exclusivement politiques, pacifiques et démocratiques :

1. Par la réappropriation de nos droits inaliénables, individuels et collectifs que l’ensemble des générations qui se sont succédé depuis l’indépendance ont abandonnés pour la construction de la société nationale et d’un nouvel Etat authentiquement indépendant. Ces droits qui font partie intégrante de nos pouvoirs naturels et dont nous avons été amputés par le fait de notre ignorance, de notre lâcheté, de notre impréparation et manque d’éducation politique mais également parce que nous n’avions pas été conscients du drame qui se tramait et que nous ne possédions pas alors les moyens de résister.

2. Par la sensibilisation et la mobilisation aussi large que possible de l’opinion publique nationale et internationale sur les responsabilités des pouvoirs en place en matière d’atteintes caractérisées aux Droits de l’Homme et aux Libertés Publiques ainsi que sur tous les cas d’arbitraire, d’abus de pouvoir et de forfaitures administratives et judiciaires et par la résistance contre toutes ses dérives totalitaires.

3. Par la dénonciation d’une certaine et flagrante duplicité de l’opinion occidentale, qui refuse de faire la part entre ses intérêts à court terme et à long terme, qui proclame des valeurs universelles tout en privilégiant des intérêts étroits en soutenant des régimes illégitimes.

4. Par la diffusion continue par tous les moyens de communication, de nos idées, de nos propositions et de nos revendications pour l’avènement de la Dignité et du changement dans notre pays.

5. Par le recours à des manifestations pacifiques, à la désobéissance civile et à l’abstention massive aux élections, entre autres.

Il est donc clair que notre démarche a pour but de mettre fin à près d’un demi-siècle d’usurpation permanente de la souveraineté populaire et de rendre la dignité et la parole au Peuple Algérien, afin qu’il puisse choisir librement et démocratiquement les institutions politiques conformes à ses aspirations de liberté, de démocratie et de justice, en harmonie avec les valeurs identitaires et socioculturelles de notre Algérianité, dont l’Islam, l’amazighité et l’arabité constituent les fondements essentiels. C’est ainsi que le peuple pourra asseoir un véritable Etat de droit.

Propositions de sortie de crise

Le consensus actuel des véritables forces politiques converge vers l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante.

Cette évolution pacifique vers la légitimité doit passer par une brève période de transition qui ne devrait pas excéder deux années. Nous sommes convaincus que cette phase ne pourrait se faire sans la participation active de l’institution militaire.

Avec la collaboration républicaine de l’institution militaire, principale force actuellement organisée, qui aura pour mission d’assurer la gestion sécuritaire du pays, pendant la phase de transition, un gouvernement provisoire sera mis en place et aura pour mission, en plus de la gestion publique de l’Etat, de s’acquitter de deux tâches essentielles :

1. Réunir une conférence nationale de toutes les volontés politiques sans exclusion aucune et de personnalités intellectuelles en vue de l’établissement d’un consensus politique historique autour des valeurs et principes démocratiques énoncés plus haut.

2. Préparation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante.

Ce gouvernement provisoire sera secondé par un Conseil des Sages constitué de personnalités issues du mouvement National, connues pour leur probité, leur intégrité, leur sagesse et leur engagement pour le salut de leur pays.

Durant cette phase, l’armée saura imposer sa mission de préservation de la quiétude publique et de l’unité nationale. Elle éprouvera, en cette occasion, sa vocation républicaine de se maintenir hors de la gestion politique du pays, et préservera sa neutralité politique jusqu’à l’échéance finale qu’est la mise en place d’institutions démocratiquement élues.

Au terme de cette phase transitoire et conformément à un protocole conclu entre l’institution militaire et les instances élues, l’armée entamera son désengagement progressif des affaires politiques, pour s’orienter définitivement vers ses obligations, exclusivement militaires, clairement définies par la nouvelle Constitution.

Nous Algériennes et Algériens, interpellés par la gravité de la situation et inquiets quant à l’avenir de la Nation, devons cesser d’assister dans l’impuissance à la dévastation de notre propre pays. Nous devons nous engager en acteurs de notre propre Histoire et nous imposer en maîtres de notre destin. L’Algérie appartient à toutes les Algériennes et à tous les Algériens sans exclusion ni exclusive.

Nous en appelons à la conscience, au cœur et à la raison de toutes et de tous, Algériennes et Algériens, intellectuels et politiques, civils et militaires, pour s’unir et œuvrer ensemble, sans exclusion aucune et dans la sérénité à la véritable réconciliation et à la résolution définitive de la grave crise politique qui ébranle notre pays.

Nous ne saurions tourner cette sombre page de notre Histoire contemporaine, sans rien oublier de ce qui a été fomenté contre la nation. Œuvrons tous ensemble à la reconstruction de notre pays et à l’édification d’une société d’ouverture et de tolérance, libérée du joug de l’injustice, de la violence et de la terreur politique.

Soyons un peuple de bâtisseurs hardis qui hissera l’Algérie dans l’ère du 21ème siècle, pour la faire accéder à un futur radieux, serein et prospère.

Tous ensemble, œuvrons à l’instauration d’un Etat Algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre de nos principes, des valeurs intrinsèques à notre identité et des valeurs universellement admises.

Ainsi nous aurons été fidèles à la mémoire des hommes libres de novembre 54 et au texte fondateur de la révolution libératrice.

Dieu et le peuple algérien sont témoins de nos paroles et de nos actes.
Algérie le 19 mars 2009

Premiers Signataires :

Zineb Azouz, Universitaire. (Constantine). Djamaleddine Benchenouf, Journaliste, (Lyon).. Maâmar Boudersa, Universitaire, économiste (Constantine). Abdelkader Dehbi, Universitaire, (Alger). Abdelmalek Djoudi, Ingénieur Documentariste, (Lyon). Kamaleddine Fekhar, Médecin, Militant des Droits de l’Homme (Ghardaïa). Rachid Ghoreib, Journaliste (Canada). Ahmed Kaci, Journaliste, (Paris). Samy Khoukoum, Psychosociologue. (Paris). Madjid Laribi, Journaliste (Paris). Salah-Eddine Sidhoum, Chirurgien. (Alger). Ahmed Si Mozrag, Avocat, (Burkina Faso). Brahim Younessi, Politologue, (Paris). Ziani-Cherif Rachid, Médecin (Sidi Bel Abbés). Mohamed Larbi Zitout, Ex-diplomate. (Londres).

Hchicha invité sur BabaSalem TV

Vous connaissez probablement déjà la page YouTube de notre ami BabaSalem19. Il est animateur de l’association Algerians Together et Il organise depuis quelques mois sur YouTube, des sortes de plateaux de discussions sur sa page, et ce grâce à la magie de Skype (l’outil de tchat audio).

Il m’a ainsi permis de m’exprimer sur divers sujets intéressants notre communauté algérienne sur Internet et sur Youtube en particulier.

Vous pouvez biensur me dire ce que vous pensez du principe même de cette émission de BabaSalem et aussi sur les thèmes abordés.

A vos claviers alors, chers hchaychis !

Internet et les algériens

Bhein justevous proposer un autre article de la presse algérienne, où il s’agit de décrire le comment (et le combien) d’internet consomment les algériens?

Et vous, quel type d’internautes êtes vous? Un joueur(euse) ou vidéoblogueur?, un Tchatcheur(euse)?, un(e) blogueur?, un téléchargeur illégal? un(e) dragueur, un(e) demandeur de visa?

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La Toile de tous les Algériens : Jeux, « hedda » et mariage

internetalgerie0308081 A des années-lumière des tracasseries d’une connexion bégayante ou des malheurs des gérants de cybercafés, les internautes n’ont d’yeux fixés que sur leur écran d’ordinateur et le doigt littéralement scotché sur le bouton droit d’une souris parfois capricieuse.

Pour la majorité des Algériens, jeunes et moins jeunes, l’Internet, au-delà de sa définition éducative et ludique, est le moyen par excellence d’oublier la morosité quotidienne de leur vécu. Jeux en réseaux, tchat, téléchargement illégal de musique ou de film, ou création de blog, un phénomène en devenir, les cybercafés concentrent en leur sein toute la névrose des Algériens, mal dans leur peau. Alors qu’en Chine, au Japon et dans quelques capitales européennes, la sirène d’alarme est tirée quant à l’addiction des jeunes à l’Internet et à ses jeux, en Algérie le problème est quasiment occulté, éludé en absence de réelles études pouvant démontrer la dangerosité de la chose.

Counter Strike, Half-Life ou encore Pro Evolution Soccer et Hitman n’ont plus de secret aux yeux de milliers de jeunes internautes qui envahissent les cybercafés à la moindre occasion pour s’adonner à des parties interminables mettant en jeu une lutte antiterroriste virtuelle où s’affrontent une équipe de terroristes et d’antiterroristes au cours de plusieurs manches. Les joueurs marquent des points en accomplissant les objectifs de la carte de jeu et en éliminant leurs adversaires, dans le but de faire gagner leur équipe. Le jeu, actuellement en version 1.6, connaît, depuis sa sortie officielle le 8 novembre 2000, un succès phénoménal sur Internet, faisant de lui le jeu de tir subjectif en ligne le plus joué dans le monde. A 50 DA l’heure, les jeunes passent facilement jusqu’à trois heures collés à l’ordinateur délaissant, par la même occasion, leurs devoirs scolaires. Pour Djamel, père de deux enfants dont l’aîné, 13 ans, est accro aux jeux sur réseau, la situation devient parfois complexe et est sujette souvent à des prises de bec entre lui et sa mère qui ne voit pas le danger d’une telle dépendance. « Parfois, je suis obligé de le ramener à la maison moi-même parce qu’il s’oublie facilement dans le cyber du quartier, je lui ai fait maintes fois la morale mais c’est comme parler à un sourd ». En désespoir de cause, Djamel usera de sévérité en interdisant à son fils l’accès au cyber et en lui coupant les vivres. Cette décision ne fera qu’empirer les choses puisque de l’aveu même de Djamel, son fils est devenu plus agressif en se renfermant sur lui-même.

Pour d’autres, l’Internet est devenu une véritable fenêtre ouverte sur la démocratie et la présence des Algériens sur différents forums de discussion qui traitent des sujets les plus divers, du sérieux jusqu’au loufoque. Des milliers d’Algériens ont également créé leurs propres blogs pour partager leurs passions (poésie, leurs villes ou pays, stars, cinéma, littérature…), leurs souvenirs mais aussi leurs ressentiments à l’endroit des évènements qui secouent le monde. Dans la blogosphère algérienne, beaucoup de blogs ont emprunté le chemin de la dénonciation et certains n’hésitent pas à fustiger les dirigeants politiques et les avatars économiques du pays. Pour Samir, gérant de cybercafé, « personne ne peut comptabiliser avec exactitude la blogosphère algérienne même si des milliers sont référencés par certains sites de référencement ». Pour les spécialistes, il est certain qu’en dépit de l’incertitude des chiffres, le phénomène du blog gagne en ampleur tous les jours : entre janvier 2004 et décembre 2006, le nombre des blogs est monté de 1,60 millions à… 63,1 millions, dont 50 millions pour les seuls Etats-Unis. La blogosphère a donc vu sa taille multipliée par plus de 11 en 2 ans.

Autres temps, autres mœurs

Le tchat, lui est définitivement entré dans les mœurs algériennes et du plus jeune au plus âgé, sa pratique est devenue quasi banale. Mais, ils sont légion ces internautes nationaux qui n’ont qu’une idée fixe derrière ces heures passées à pianoter sur un clavier d’ordinateur. Une « hedda » virtuelle sur la Toile car tel est leur unique but en suscitant suffisamment de confiance chez leurs correspondants pour que ceux-ci les aident à émigrer. En tout cas, à leur fournir le précieux sésame de l’hébergement. Pour cela, ils n’hésitent pas à se plonger pendant de longues années dans les méandres de la Toile, à la recherche du moyen de partir mais surtout de correspondants français, espagnols ou canadiens qui leur fourniraient éventuellement un hébergement. Pour les célibataires à la recherche de l’âme sœur, le net offre une voie directe et discrète. Ainsi, les cybercafés ne désemplissent pas de ces milliers d’Algériens et d’Algériennes qui, pour une raison ou une autre, ont choisi, par l’entremise du net, de trouver leur deuxième moitié. Aussi, même si aucune statistique n’est effective, il est certain que le nombre de nationaux qui y ont trouvé l’homme ou la femme de leur vie semble en progression.

Ce phénomène social s’installe progressivement dans les nouvelles moeurs des Algériens. Après les entremetteuses, l’Internet est devenu un outil au service des rencontres et même des mariages en Algérie. Généralement, c’est après les heures de bureau que les internautes se donnent rendez-vous sur la Toile. Des étudiants, des hommes mariés et des femmes jeunes et moins jeunes, tous se connectent au net pour « tchater » des heures durant. Malgré le mauvais « étiquetage » des Algériens de la part des Français, nos jeunes, dans leur majorité, préfèrent tout de même s’inviter dans des forums de discussion francophone, en dépit des réticences, pour mettre tous les atouts de leur côté et lever les préjugés. En vrais « profiler », après d’innombrables heures de tchat, ils finissent par cibler les éventuelles « candidates-sauf-conduits » qui, peut-être, leur permettront de quitter le pays. Dans le même domaine, mais pour ce qui est de la gent féminine, les préférences vont pour les pays du Golfe en général. Ne pouvant déroger à la règle, les Algériennes qui veulent se marier à des étrangers, à quelques exceptions près, doivent jeter leur dévolu sur des musulmans. Et les fortunes du Golfe sont les premières cibles. C’est un phénomène qui prend graduellement de l’ampleur et qui s’érige en solution de rechange pour des milliers d’Algériennes ayant peur de finir leurs jours seules.

Selon les récentes estimations de Nielsen//NetRatings (société leader dans l’étude du média Internet), la population planétaire des internautes a passé le cap du milliard d’individus sur lesquels, d’après l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications, près de deux millions sont Algériens. Un chiffre bien modeste en comparaison avec le Maroc, par exemple, qui totalise presque le double et la France avec ses 24,3 millions d’internautes.

par Moncef Wafi pour Le quotidien d’Oran
15 03 2009

Election 2009: Le trabendo des accréditations bas son plein

A Tlemcen, le trabendo des accréditations de la CWISEL bat déjà son plein, et certains représentants de partis politiques et de candidats à la prochaine élection présidentielle les écoulent au vu et au su de tout le monde à 15.000 DA, et même à 20.000 DA, aux postulants. Rappelons que l’Etat alloue aux membres retenus par les partis politiques, pour les représenter au sein des instances de surveillance des élections, un pécule de 30.000 DA par personne et par commune.

caricature Des jeunes chômeurs qui prévoyaient empocher un petit apport financier sont venus nous exprimer leur colère et leur désolation de cette situation: «Ils exigent de nous la somme de 15.000 et même 20.000 DA payables à l’avance pour chaque accréditation alors que c’est l’Etat qui nous alloue 30.000 DA pour surveiller le scrutin dans le cadre des commissions communales et de wilaya. Il est temps que les responsables concernés mettent un terme à cet abus caractérisé et à ce vol injustifié». Il est vrai que dans le cas de la wilaya de Tlemcen, qui compte 53 communes, les sommes amassées par les représentants des partis et candidats sont énormes.

D’autres, plus astucieux, délivrent ces précieux documents aux membres de leurs familles, ce qui leur permet ainsi d’empocher plus de 20 millions de centimes durant ces 21 jours de campagne électorale. Le comble est que certains partis politiques n’ont même pas de candidat à l’élection présidentielle d’avril prochain mais se voient, malgré tout, autoriser à délivrer ces accréditations, et même être présents au sein de la CWISSEL, la commission de wilaya où chaque membre accrédité perçoit la somme de… 6 millions de centimes.

Source La Voix de l’Oranie/ Carricature de notre ami R.Z

Via http://ffs1963.unblog.fr