Le régime se renouvelle, indéfiniment

Le régime se renouvelle indéfiniment, au vu et au su de tous, et tout le reste n’est que … « carnaval fi dechret el houkame »

Pour la présidentielle qui arrive, le régime qui donne l’impression de chercher encore un consensus pour désigner un président, n’a en réalité aucun problème de casting ni problème au fond.

S’il semble difficile de trouver un consensus interne, la rente et les avantages que comptent défendre mordicus chaque clan, chaque groupe, chaque lobby sont très importants, il est aussi évident que quelque soit le président désigné par cette oligarchie; les principes fondamentaux qui régissent le fonctionnement de ce régime , ne seront jamais remis en cause. Le système de prédation et de destruction de notre cher pays sont encore là, forts et n’ont aucune intention de lâcher prise ni de laisser tranquille la proie ainsi mordue.

C’est pour cela qu’on peut affirmer, je pense, que tout le mauvais cinéma qui nous est servi jusqu’ici en guise de scène politique, de course à la présidentielle et autres fausses résistance d’une opposition qui n’en est pas une en réalité (car rentrant sans aucune nuance dans le schémas imposé par l’oligarchie en place), ne sert qu’à faire diversion, afin de convaincre tant bien que mal une opinion nationale et internationale du cours « faussement normal de cette élection ».

Encore une fois, je pense que personne n’est dupe en réalité de cette situation, qui n’est pas nouvelle pour les algériens. Nous savons tous que le régime ne change absolument pas, ni son fonctionnement et encore moins les dégâts qu’il cause au pays, aux structures de l’Etat algérien, au fonctionnement de son économie … etc

Ce n’est pas fini donc avec ce régime, et ceci est malheureusement vrai malgré tout le « carnaval fi dechra » mis en oeuvre pour nous faire croire … au père noel.

Samir 20 12 2013

Les algériens, le Statu Quo et la "caisse noire des hydrocarbures" (Opinion)

Les clans du régime algérien sont conscients de l’importance pour leur business du STATU QUO … cela se compte en milliards de dollars annuels, ainsi distribués depuis plusieurs années …

Qui voudra changer cela parmi les hyènes qui dévalisent ce pays depuis trop longtemps ?

L’élection présidentielle qui arrive ne fera pas exception donc à toutes les précédentes … et le régime fonctionnera ainsi tant que cela lui sera possible.

Que notre pays soit déjà gangrené par les problèmes ou en réel danger et que notre peuple soit pour le moment tenu à distance des questions publiques le concernant pourtant, ne change rien à l’agenda de ceux qui ont fait de l’Algérie leur propriété privée (et celle de leurs « partenaires » étrangers).

Nous pouvons assister au mieux à une balance de la façade qui pourrait même être spectaculaire, histoire d’en mettre plein la vue aux partenaires qui demandent des garanties sur le maintien de ce STATU QUO.

Au pire, et si des parties se sentent lésées par ce remodelage de façade, nous risquons en effet d’avoir de sérieuses secousses, qui ne mettront pas le régime en danger, y compris si le peuple algérien et le pays doivent en faire les frais.

Mais dans tous les cas, le régime continuera à « couler l’Algérie » dans un schémas qui a maintenant fait ses preuves. Personne ne pourra stopper cette machine, sauf peut être le peuple algérien dans sa majorité, qui un jour se réveillera pour demander clairement la remise à plat de tout ce système qu’il vomit depuis des décennies déjà.

Je pense que les algériens n’accepteront pas indéfiniment cette résignation face à un régime qui aura tout cassé et qui est en bout de course, si ce n’est cette fameuse « caisse noire des hydrocarbures ».

Samir 06/12/2013

>> LIRE (Sur Algerie-Express) CAISSE NOIRE DU CHEF DE L’ETAT : 3 milliards de dollars gérés dans une opacité absolue

Certains ici se trompent de cible … et se croient en lutte contre le régime en place.

Certains ici se trompent de cible … et se croient en lutte contre le régime en place.

TOZ …. ceux qui se trompent de cible sont des alliés objectifs de la dictature.

Je me rappellerai toujours la lucidité des jeunes tunisiens et égyptiens (et yemenites) qui ont fait un travail énorme et d’une intelligence extraordinaire pour dégager leur dictature. Lucidité politique, analyse à la hauteur et surtout esprit de réconciliation avec tous les citoyens … sans JAMAIS SE TROMPER DE CIBLE.

Par contre à suivre les tawaana DZ … dans leur soit disant lutte contre la dictature, il n’y a ni lucidité, ni intelligence, ni sérieux … WALOU !!

On comprend pourquoi le régime n’a aucun soucis à se faire avec ces gens myopes et fiers de leur myopie. Le khorti elevé au rang d’analyse politique … et ça se croit en capacité de donner des leçons …

Hacha elli may istahelch … bien sur.

Samir 28 11 2013

Attention – Fitna signalée

>>>> ATTENTION  !J’invite mes amis et concitoyens à faire très attention à ne pas tomber dans le jeu et la facilité de la FITNA.

En vouloir à l’autre car il est arabe, ou kabyle, pratiquant ou non pratiquant, islamiste ou de gauche … etc etc

Il faut faire très ATTENTION et surtout éviter la fainéantise intellectuelle qui ne veut que les explications faciles, ethniques, racistes ou simplement haineuses.

Ceci ne peut que nuire à notre pays et à notre peuple. Faire de la politique sur la base de LA FITNA ne sert que ceux qui veulent affaiblir notre peuple pour mieux le dominer.

VIGILANCE chers amis.

 

Samir 28 11 2013

Tamazight officielle 2013 – Vrais enjeux et faux débats (opinion)

tamazightLe régime algérien est très pervers. Permettez moi de le dire encore une fois 🙂

J’ai un peu suivi ces derniers jours cette machine qui s’est mise en marche à propos d’une éventuelle officialisation de Tamazigh à l’occasion d’une autre éventuelle révision de la constitution algérienne avant l’élection présidentielle de 2014.

Voilà ce que cela donne … entre autres (Voir vidéo ci-dessous).

On peut aisément remarquer , je pense, qu’encore une fois Tamazight est prise en étau dans des enjeux politiciens, pour ne pas dire « bouticien » parfois. C’est le cas depuis trop longtemps je pense, cette catastrophique situation.

On peut aussi dire que très clairement le régime ne fait qu’utiliser cette revendication et qu’il n’a nullement l’intention de bien faire, pour l’intérêt général. Comme partout dans la société algérienne, il actionne ses leviers à chaque fois que son agenda politique l’impose. Et cette fois-ci , l’enjeux est important pour le régime puisqu’il s’agit de faire passer le cap de la présidentielle dans un contexte plutôt tendu. Le régime et l’oligarchie qui tient l’Algérie doit donc organiser un semblant de vie politique, une récréation habituelle lors de ce genre de rendez vous comme tout le monde le sait.

Aller dans le sens du régime c’est être solidaire de son système et de son fonctionnement, je pense.

Et Tamazight est un droit fondamental et légitime qui s’obtiendra quand on aura un Etat algérien réellement démocratique. Et nous n’aurons aucun de nos droits fondamentaux tant que la dictature continuera à gouverner en Algérie par la force.

Je dis néanmoins BRAVO A TOUS LES VRAIS MILITANTS DE LA LANGUE TAMAZIGHT … surtout à celles et ceux qui ont souffert dans leur chaire pour cette langue, à ceux qui la travaillent , qui l’écrivent et font de la recherche et la diffusent, et enfin à celles et ceux des algériens qui la défendent « par principe en Algérie » car c’est la langue de nos ancêtres à tous, même s’ils ne sont pas amazighones eux mêmes.

Samir 21/11/2013
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Publiée le 20 nov. 2013
Session APW 18 Novembre 2013 : Le RCD a toujours exclu les traîtres et les imposteurs et sur ce registre, ce sinistre directeur, en sait quelque chose.

Cassons nos télévisions … maintenant ! :)

En France, quand tu ouvres la télévision sur les émissions d’actualité, tu n’a pas le choix entre le sujet du comment que le peuple doit tout accepter et le sujet des reformes que le peuple doit accepter.

Chômage, dette et marchés financiers. La « populace » est clairement intimée d’accepter la dictature des marchés et des spéculateurs … Et les médias sont là pour convaincre tout le monde de la bonne démarche. Au menu, débats sur « la crise » bien sûr beaucoup de suspens, beaucoup de spécialistes sur les plateaux pour parler d’austérité et une tonne d’ informations choc, souvent à la limite de la mise en scène à l’occasion de leur programmation et diffusion dans les médias lourds.

Décidément Il faut casser la télévision, c’est clairement une Arme de Destruction Massive entre les mains de personnes très mal intentionnées

Samir 15 11 2013

Ces salafistes alliés objectifs de la dictature ?!

Juste une idée, un AVIS PERSO. (pas la peine de polémiquer violemment SVP)

Ce qui peut sauver notre pays, c’est l’existence d’un grand « parti islamiste modéré » en plus des autres partis dits libéraux ou autres nationalistes.. (Ce qui n’est pas le cas pour le moment, car des islamistes modérés existent peut être, mais sont en réalité très liés aux bureaux des Moukhabarat).

Les salafistes sont un vrai malheur pour nos pays à mon humble avis.

Certains de leurs dirigeants sont totalement apolitiques et facilement entrainés sur le terrain de la violence, qu’ils légitiment à chaque fois qu’ils sont confrontés à ça. Ce terrain de la violence que maitrise à merveille le régime en place et qui fait son bonheur bien évidemment. (voir notre histoire récente des années 90s)

Les VRAIS islamistes modérés savent faire de la politique, ne confondent pas les débats théoriques et les spéculations intellectuelles et la réalité politique. Les VRAIS islamistes modérés savent mettre l’intérêt supérieur du pays au dessus de leur volonté de prise de pouvoir, et il sont surtout capables de faire des compromis dans le but de sauver un pays en danger. (voir les expériences tunisienne et égyptienne en cours actuellement).

Ce n’est pas le cas des salafistes, dont certains sont une vraie chance pour les dictateurs qui les utilisent pour justifier la violence et le maintien du pouvoir par la force des armes.

Samir Hchicha

Je ne comprend pas trop ceux qui opposent le 1er novembre 1954 et le congrès de la Soummam de 1956

Je ne comprend pas trop ceux qui opposent le 1er novembre 1954 et le congrès de la Soummam de 1956. Une aberration à mon humble avis.

Je ne comprend surtout pas ceux qui font de cette opposition un fond de commerce partisan ou idéologique. Il est normal à mon sens que ce débat existe, mais de là à en faire une FRACTURE !…. Je trouve que dire cela, c’est ne rien comprendre à ceux qui ont pris les armes et pour la majorité qui sont morts au champs d’honneur (??!!)

Ce qui fonde la révolution algérienne c’est bien indiscutablement la déclaration du 1er novembre, complétée par la suite par d’autres étapes qu’on devrait d’ailleurs remettre chacune dans son contexte, dont le congrès de la soummam , mais des étapes qui n’ont JAMAIS visé à remettre en cause cet ordre là des choses (le 1er novembre fonde toute la démarche pour l »indépendance du joug colonial). Ceci étant vrai je pense, malgré les ratés de la révolution (que l’on connait tous), mais des ratés qui n’ont pourtant jamais fait détourner la révolution de son objectif … n’est ce pas.

Je pense que pendant la révolution la majorité écrasante des algériens étaient mobilisée pour la révolution. Tout le monde a été touché et écrasé par la machine militaire coloniale. Les algériens étaient restés unis malgré tout, malgré toutes sortes de différences, de difficultés et de souffrances. Cette union , devrait etre encore d’actualité aujourd’hui, je pense.

Cette union là est une ligne rouge à mon avis. Nos différences ne doivent jamais être un enjeux majeur … ni une fracture fatale. Pour l’intérêt supérieur du pays, les enjeux idéologiques ou partisans doivent reprendre leur juste place, à mon avis.

Samir 07 11 2013

krim-bentobal (1)

"Révolution", l'expérience algérienne comme "modèle" ?

imagesJ’ai écrit ce matin un long texte (point de vue) que je n’ai pas pu poster, car j’utilisais mon téléphone pour ce faire, et dans les transports. Me voilà obligé de le réécrire, de mémoire, histoire de partager avec vous cette petite réflexion:

Depuis plusieurs mois, j’ai souvent discuté avec des amis tunisiens à propos de la situation qui prévaut dans leur pays. J’ai aussi un ami avec qui j’échange quotidiennement à ce propos. C’est dire aussi que j’ai beaucoup de respect pour nos voisins tunisiens, même s’il m’arrive de ne pas partager le point de vue de mes amis.

A observer de près les événements en Tunisie donc, je me retrouve presque systématiquement replongé dans notre Algérie des années 1989, 90, 91, 92 et suivantes, que tout le monde connait me semble t-il, et dont il n’est pas la peine ici de revenir sur tous les détails de cette expérience.

En effet à suivre l’actualité de nos voisins, comme pour les algériens dans ces années là, les citoyens sont très impliqués et excités à l’idée de changer le système et d’installer un nouveau système qui les respecte enfin, et qui jette aux oubliettes de l’Histoire les années de plomb et de dictature violente et destructrice.

On constatera aussi toutes les difficultés et autres défis auxquels sont confrontés les citoyens pour réussir cette première phase « post dictature ». Les mêmes problèmes apparaissent durant la phase de transition, à savoir :

– Les résistances des anciens du régime dictatorial, qui souvent ne lâchent rien de leurs anciens privilèges et pour lesquels ils sont prêts à tout pour les garder.

– L’immaturité et parfois l’irresponsabilité de certains opposants qui occupent désormais le terrain politique ainsi libéré. En effet, 50 ans de dictature et de « non politique » pratiqué par le régime ancien, peut donner ce genre d’hommes et de femmes politiques pas expérimentés, et parfois mêmes clairement aventuriers, sans capacités politiques suffisantes pour aborder cette étape cruciale.

– Le cas de certains citoyens qui sont prêts à tout pour « prendre le pouvoir » en dehors de tout mécanisme démocratique. Une tendance à l’hégémonie qui touche tous les bords politiques, comportements parfois violents qui s’expliquent, me semble t-il, par l’éducation politique que tout le monde a reçu durant les décennies de la dictature. Une pratique politique que certains rééditent systématiquement après la chute de la dictature.

Arrêt_du_processus_électoral_de_1991_en_Algérie

– Le cas de la presse et des médias complètement pervers et qui ne servent dans cette phase que comme outils de propagande, de brouillage des pistes et parfois de tribunes pour les anciens du régime qui tentent de se réinstaller et de reprendre la main sur le cours des événements. Cette presse souvent appartenant aux mêmes décideurs issus de la dictature ancienne fera toute pour implanter le décors nécessaire pour un retour en arrière.

– Le cas des grandes puissances internationales aussi qui tentent de peser de tout leur poids sur le cours des choses, et toujours dans le but de limiter au mieux le pouvoir du peuple qui vient d’être repris aux mains de la dictature. Comme pour l’Algérie, on constatera comment ces puissances prennent fait et cause pour les forces occultes qui tentent de chavirer « la révolution » et de la conduire droit … dans les bras de l’ancien régime.

Voilà, résumé quelques points de ressemblance entre l’expérience algérienne avec ce qui se déroule en ce moment même chez nos voisins. Cette comparaison ne doit bien sûr pas cacher les différences entre les deux cas, notamment celles liées aux contextes historiques dans lesquels se déroulent ces événements. En effet l’expérience algérienne a déjà plus de 20 ans d’ancienneté, ceci est très important à prendre en compte , je pense.

Espérons toute la réussite à nos voisins qui tentent de s’en sortir dans des conditions difficiles et que l’expérience algérienne serve de leçons pour éviter les erreurs et autres pièges qui ont coûté très chers aux algériens durant les années 90, expérience que tout le monde connait dans ses moindres détails.

Samir 03 / 10 / 2013