Silence, on tue des islamistes !!

Je connais quelqu’un avec qui j’ai souvent milité pour les droits des travailleurs et dans certains cas, il y’a de cela quelques années, pour les droits des sans papiers ici en France.

c’est quelqu’un d’extrême gauche, un bord avec qui je flirte car je suis un peu comme ça moi aussi. Je crois sincèrement qu’il faut se battre pour les droits des plus pauvres, des plus fragiles et pour une répartition équitable des richesses.

Ces derniers temps cette personne ne peut plus entendre parler de moi, depuis que j’ai osé dire que dans le cas égyptien et ailleurs dans notre région, il faut se battre et dénoncer les exécutions, les tortures et autres atteintes aux droits de l’homme, Y COMPRIS CONCERNANT LES ISLAMISTES (Frères musulmans en l’occurrence car c’était cela le sujet du débat).

Que n’ai je pas dit ?! La personne essaye alors de me rappeler à l’ordre avec des arguments totalement inacceptables quels qu’ils soient d’ailleurs. On n’argumente pas face à des être humains qui sont torturés ou exécutés physiquement. On dénonce cela, point barre. Le fait de ne pas être de ce bord politique ne change rien à cette posture fondamentale, disais-je pour m’expliquer.

J’ai quand même essayé de dire cela, en vain. Depuis la personne m’évite et je crois qu’elle a déjà commencé à dire du mal de moi dans mon entourage, pour cause d’islamisme … rouh nta w fhem 🙂 L’autre jour j’ai aussi été incendié quand j’ai glissé dans la discussion cette phrase  » dieu seul sait que … ». Elle me fait alors la leçon sur dieu et sur les croyances.

En réalité c’est moi qui suis très déçu et aussi rattrapé par la triste réalité que vivent les pays dits démocratiques. Il y’a une haine viscérale (ignorance, peur …etc) de l’islam et donc des musulmans qui ne cachent pas leur foie ou leurs convictions. Ce que l’on attend d’un musulman, c’est qu’il ne soit plus musulman, pour reprendre la fameuse expression de François Burgat à ce propos.

Que des gens d’extrême gauche aient ce comportement me déçoit beaucoup. Mais je ne suis pas dupe bien sûr sur le fond problématique que cela révèle. (cf notamment toutes les explications développées par nos camarades du PIR à ce propos).

Ceci dit, évitez moi s’il vous plait des commentaires racistes ou haineux envers les français. J’en connais qui sont de vrais anges et de vrais humains qui sont très largement au dessus de toute cette haine débilisante et qui nous exclus de fait de la classe des citoyens conscients, et responsables.

Samir 29/01/2016

1989 – 1992: Une transition gérée par le pouvoir illégitime ! (point de vue)

J’ai revu hier la vidéo de l’émission datant de 1991, animée par Mourad Chebine et faisant débattre Abassi Madani du FIS et Abdelhamid Mehri du FLN allah yarahmou.

Bien sûr qu’il faut commencer par se remettre dans le contexte pour comprendre un peu les enjeux, les tenants et les aboutissants d’un tel débat. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’énorme gâchis qu’était finalement, cette période « électorale » de 1991/92. Un gros gâchis qui aura par la suite donné lieu à l’une des plus grandes horreurs vécues par le peuple algérien depuis l’indépendance.

Pourquoi gâchis ? et bien parce qu’on peut très clairement voir le piège dans lequel la classe politique d’alors a été mise. Un piège mortel qui n’a pas tardé à donner ses « fruits rouges sang ». Cette période qui était supposée être celle de la transition vers la démocratie et la nouvelle république issue de la constitution de 1989, cette période a été gérée par le régime en place et notamment par le pouvoir occulte qui tenait déjà le pays d’une main de fer depuis 1962.

Et bien ce pouvoir qui ne voulait bien sûr pas lâcher, a tellement bien géré la « phase de transition » qu’il a mené tout le monde vers le mur , et à une vitesse appréciable. Une vitesse qui ne pouvait donner que la catastrophe que l’on a connu durant les années 90s. En effet, comment voulez-vous qu’un pouvoir mafieux et illégitime organise lui-même sa sortie de la scène politique et sa fin ? Comment a t-on pu lui faire confiance sans voir venir le piège ?

Une véritable transition doit obligatoirement échapper au contrôle de l’ancien régime; sinon le prix à payer sera très très cher. Et je passe sur les délires totalement inadéquats des uns et des autres, et qui donnaient l’occasion au pouvoir de l’ombre de mener tout ce beau monde vers le chaos et de mener tout le pays vers l’abime.

 25 ans plus tard, nous espérons sincèrement que les gens ont tiré les leçons de cette expérience, et qu’à l’avenir de telles erreurs et ce manque de vision ne se reproduiront plus …. Nous n’en sommes pas sûrs malheureusement, que la maturité sera au rendez-vous.

Samir Belateche

mehri-madani

La révolution trahie

L’indépendance algérienne a été confisquée par des putschistes qui ont renversé les institutions légitimes de la révolution dès 1962 par la force, la mort et le coup d’état militaire.

La noble révolution algérienne a été celle de tout un peuple contre une machine coloniale des plus violentes. La révolution algérienne est un exemple de lutte pour la dignité et la liberté.

Je serai toujours étonné par celles et ceux d’entre nous qui, 50 ans plus tard, peuvent encore poignarder cette révolution, lui dénier la légitimité de ses institutions et celle des différentes phases qui ont vu notre peuple combattre pour son indépendance. A mes yeux, cracher sur les acquis de cette révolution, sur les Hommes qui ont donné leurs vies pour l’indépendance est une insulte à notre Histoire et une insulte pour la jeunesse d’aujourd’hui à qui ont ne raconte que des conneries à n’en plus finir à propos de la révolution algérienne.

La dictature illégitime qui a pris place dès 1962 a tout cassé et nous connaissons aussi sa triste histoire, elle tente même de casser les principes les plus fondamentaux qui ont fondé notre pays. C’est cette dictature là qu’il faut dénoncer et non pas la révolution qui a coûté tellement cher au peuple algérien.

Ne nous laissons pas faire à cause de notre ignorance ou arrogance à vouloir tout nier, y compris nier cette grande et noble révolution.

Samir Belateche
le 1er novembre 2015

Syrie. Cachez moi ces victimes que je ne saurai voir

Le cadavre d’un enfant a été filmé sur une plage, après le naufrage du canoé qui tentait de les emmener sur une terre sure.
Une traversée de clandestins qui fini mal donc, comme pour des milliers (peut être de centaines de milliers) de « gueux » et de misérables qui essayent de fuir la guerre et la misère dans leurs pays d’origine.

La photo ayant été diffusée par les grandes télévisions, cela donne une mobilisation au moins symbolique à propos des enfants réfugiés morts en grand nombre aux portes de l’Europe.

Voilà comment se mobilisent les chivilisés et leurs faux clones du Sud. Quand la télévision leur dit un truc, ils exécutent sans réfléchir (croyant avoir réfléchi par eux mêmes bien sûr).

Par ailleurs, et à l’occasion de cet énième drame, nous voyons aussi la mobilisation des défenseurs acharnés du dictateur Bachar Al Assad et de tous les autres dictateurs sanguinaires du coin, essayant de diaboliser et de salir les gens qui sont offusqués par cette triste photo. 

Ces gens n’ont rien à foutre des enfants qui meurent, des bombardements de civiles et des destructions que vivent les syriens. Tout ce qui compte c’est la survie de la dictature ainsi que leur guerre idéologique à 2 dinars , quel que soit le prix payé par les populations civiles.

Ces gens sortent des bois, et ne s’indignent que contre la diffusion de la photo. La mort de l’enfant étant, selon ces gens, normale et dans l’ordre des choses. Vous avez voulu vous en prendre au « chef suprême »? vous allez subir ce que vous allez subir » crient-ils à tue tête.

Et je ne parle même pas de ceux qui sautent sur l’occasion pour faire du buzz … Moi ça me donne la nausée ce monde de fous, d’irresponsables, de cyniques et de rkhas.

Samir

Notre problème n'est pas ethnique … ya chabab !

Dans les pays arabes où le chaos et la mort ont pris la place de la révolution citoyenne du début, dans ces pays là, il y’a eu partout les mêmes mécanisme qui ont très vite conduit au chaos. Un chaos qui a bien sûr été largement alimenté et entretenu par les régimes en place aidés pour cela par leurs alliés (directs et/ou objectifs que sont les puissances mondiales et les « élites » internes).

Il s’agit du problème dit ethnique ou religieux, utilisé à outrance par la Contre-Révolution. Certaines élites déboussolées et immatures politiquement déversent la haine, la division et la guerre et servent ainsi la contre-révolution, embusquée dès les premiers signes de l’écroulement de la dictature. Rajouter à cela bien sûr l’intervention des polices politiques qui ont conduit tout ce beau monde vers un oued de sang et d’horreurs. Les « élites » en faillite et utilisées donnent ainsi le cadre dans lequel vont s’engouffrer les régimes violents, les aventuriers et autres mercenaires de la guerre. Cela donne le résultat qu’on voit actuellement en cours en Syrie ou en Egypte par exemple, et déjà vu dans notre pays, de triste mémoire durant les années 90.

Je raconte cela pour nos amis qui spéculent en ce moment sur l’origine ethnique du malheur algérien. Probablement provoqués par les manoeuvres en cours au sein du régime, la transition clanique à la présidence s’approchant inexorablement, et avec des perspectives économiques très difficiles pour les dirigeants. Ces « élites » considèrent déjà que le problème est ethnique et religieux, et donc nécessite une solution de type « ethnique ». Il faut éradiquer l’ethnie qui est la cause de tout ce malheur…. disent ces « élites ». Ce n’est pas compliqué , je pense, de constater le délire très annonciateur d’autres délires, de cette classe de diplômés prêts à aller vers la guerre civile pour en découdre avec cette « ethnie » qui s’est accaparée les richesses du pays, analysent-ils. Avouons que la police politique n’a pas trop d’efforts à faire dans ce sujet. Nos « élites » sont mures pour le chaos et la manipulation diabolique

Faut-il rappeler que la crise algérienne, est éminemment politique et liée à l’illégitimité du régime en place depuis 1962. Un régime qui n’a pas d’ethnie ni de langue, et encore moins de religion. Un régime pervers qui manoeuvre et une mafia qui tient tout le pays d’une main de fer. Un régime qui a des méthodes politiques qu’il nous faudra démonter et combattre. Et non pas alimenter et se soumettre à la logique de la mafia, croyant ainsi la combattre (immaturité politique oblige). Le fonctionnement de la mafia est à dénoncer et démonter. Il ne s’agit pas de le reproduire … surtout pas justement, si l’on veut faire avancer notre pays.

Et je ne parle même pas de ceux qui sont tout simplement de simples soldats, à leur tour, dans le cadre de la guerre des clans et des gangs au pouvoir. Ce sujet ayant pourtant été largement débattu durant deux décennies et clos depuis bien longtemps. Ce ne sont pas les gangs au pouvoir qui régleront nos problèmes, mais une démarche populaire guidée par une élite LUCIDE et surtout pas folle et déboussolée, qui mènera notre pays vers des cieux plus claires, et un avenir plus serein.

En attendant, personnellement, je désespère au vu des signaux que donne la situation, dans tous ses aspects.

NB: Je ne personnalise pas mon sujet. Que ceux qui veulent juste polémiquer , et négliger au passage le fonds du sujet, me pardonnent. Mon but n’est pas la polémique mais de revenir sur le rôle que doit jouer l’élite, toute l’élite dans cette phase qui est la notre.

Samir 15/08/2015

Il n'y a pas encore de web citoyen en Algérie (commentaire)

Juste une petite réflexion à propos du sujet abordé dans cette émission (voir vidéo). En commençant bien sûr par dire bravo à Abdou pour ce qu’il fait. Le sujet mérite d’être abordé et largement défendu, cela est mon humble conviction à ce propos depuis bien longtemps.

Je pense que malheureusement il n’y a pas encore de web citoyen chez nous. Je pense néanmoins que par ailleurs les autorités algériennes ont depuis depuis un petit moment déjà pris en compte (dans leur communication) « l’opinion publique algérienne » exprimée sur internet. Ils s’adressent même désormais de manière ciblée à cette sphère de l’internet, que les dirigeants ne connaissent pas, redoutent et appréhendent même à mon avis. Parfois on a l’impression que beaucoup de décideurs découvrent eux-mêmes les algériens au travers de facebook, par les photos venant de partout et de l’intérieur du pays en particulier, par le discours dans les vidéos filmées via des smartphones… etc

De là à penser que le citoyen algérien peut « soudaincoup » peser plus sur les décisions des décideurs algériens, je pense qu’il ne faut pas rêver non plus 🙂 Les dirigeants algériens ne prennent pas leurs ordres auprès des algériens, cela nous le savions déjà depuis longtemps 🙂

Il n’y a pas de web citoyen algérien car beaucoup d’indicateurs disent que la majorité des gens cherchent plutôt à beuzzer, au détriment donc de la qualité de l’information et du contenu des messages.

Ceci s’explique, je pense, largement par l’engouement des algériens pour les réseaux sociaux, facebook en particulier (réseau tourné vers l’image) au détriment des blogs et autres plateformes d’informations tournées vers le contenu, l’organisation, la collaboration, la réflexion et le débat.

Je relève ici la remarque de l’autre invité de l’émission Frédéric Bardeau qui rappelle que pour être citoyen à part entière sur internet il faut aussi des communautés de « codeurs » indépendants et citoyens. Décider de prendre la main sur l’internet et apprivoiser son usage, en dehors du bon vouloir des autorités en place, nécessite une conscience qui dépasse la simple course au beuzz, n’est ce pas. Cela suppose une réflexion collaborative et indépendante qu’on a rarement vu sur l’internet algérien, selon mon humble expérience. Créer de la plus-value et du contenu n’est pas notre fort, entre algériens malheureusement et la fracture classique évoquée par l’invité, entre ingénieurs et codeurs d’un coté et des larges couches d’internautes de l’autre, existe bel et bien et mériterait effectivement d’être réduite.

Nous avons ainsi rarement vu des blogs collaboratifs, les blogs algériens se comptant sur le bout des doigts, idem pour les communautés open source par exemple, rares et isolées, la jeunesse la plus dynamique ne voulant se lancer que dans le commercial, et le business.

Prendre le train de l’internet à compter de l’arrivée des réseaux sociaux et négliger tout le reste représente un handicap certain, et clairement remarqué à propos de l’internet algérien, à mon avis.

Je précise néanmoins à toute fin utile, que malgré ce que je relève là à propos de notre internet, il existe quand même des exceptions, trop rares pour ne pas le mentionner. A préciser aussi comme rappelé par Abdou sur ce plateau à juste titre que dans le cas algérien il y’a la contrainte , la peur de la répression et que plusieurs internautes ont déjà fait les frais de la répression lourde des autorités algériennes. Le principe étant la fermeture de toute possibilité de liberté de parole, d’organisation et de débats aux algériens (sauf sous le contrôle habituel du système en place).

Samir 03 01 2015

Le compromis, le vrai changement … ou le CHAOS !

Très clairement ce qui a sauvé la Tunisie post-Ben Ali, c’est le fait que la classe dirigeante arrivée après la chute brutale de la dictature; avait compris l’importance du « compromis politique » pour pouvoir aller de l’avant.

Ce qui par ailleurs a coûté très cher aux égyptiens et aux libyens par le fait d’avoir totalement négligé l’importance de ce type de démarches.

Pour notre pays l’Algérie, il en est de même; cCe qui nous sauvera c’est le compromis politique que doivent trouver entre eux les vrais opposants, toutes tendances idéologiques confondues. (je ne parle pas de la classe politique mise en orbite par les « services », pour rester sérieux sur le sujet)

Serons-nous à la hauteur des enjeux comme l’ont été nos voisins et amis tunisiens ?

Samir 03 09 2014

دور الجيش في الانتقال الديمقراطي السلمي – مقران ايت العربى

Mon humble avis est qu’il est temps d’arrêter d’en appeler à l’armée comme étant LA solution à la crise politique algérienne. Ceux qui ont fait la crise ne peuvent être LA solution … yal khawa

LA solution est dans les mains du peuple …. qui se décidera où pas d’aller changer tout ça. plus personne ne croit en ce peuple, pourtant nul autre chemin que celui là pour changer les choses. Le peuple aussi ne croit pas en ses « élites », et on peut aisément le comprendre à mon avis.

Quant à changer les choses, en passant par les décideurs militaires qui iraient convaincre le président de négocier avec une opposition, elle même fragile et ne représentant quasiment personne d’entre les algériens …. permettez-moi d’en douter … Maitre

Samir 01 09 2014

ورد في مقالات صحفية أن التنسيقية الوطنية للحريات والانتقال الديمقراطي CLTD لم تدرج في الأرضية المنبثقة عن ندوة زرالدة اقتراحات مولود حمروش ومقران آيت العربي المتعلقة بتدخل الجيش.

وقد توحي هذه العبارة، وخاصة إذا أوّلت بسوء نية، أننا طالبنا الجيش بأن يتدخل لتغيير النظام بالوسائل العسكرية. وحتى تبقى الاقتراحات واضحة عند الجميع دون حاجة لأي تأويل أو شرح مغرض، أسجل التوضيحات التالية:

لم أسمع مولود حمروش يطالب بتدخل الجيش عسكريا. وله أن يشرح موقفه بالوسيلة التي يراها مناسبة.

وفيما يخصني، فإنني لم أطالب إطلاقا بتدخل الجيش لتغيير النظام بالوسائل التقليدية المعروفة بالانقلابات العسكرية مهما كانت الطريقة، لكون هذه العملية لا تتم إلا بالعنف. بينما مطالبي المتكررة والمستمرة تتمثل في التغيير السلمي عن طريق اتفاق المعارضة والسلطة والمجتمع المدني والشخصيات الفاعلة والكفاءات في كل المجالات حول برنامج انتقالي. وينبغي أن يسمح هذا البرنامج بالانتقال من نظام التعسف إلى دولة القانون، ومن التسلط إلى احترام الحريات العامة وحقوق الإنسان والمواطن، ومن خدمة جماعات المصالح إلى الاعتناء بالطبقات الأكثر حرمانا لضمان العدالة الاجتماعية.

ولكن السلطة تتمسك بموقفها المتمثل في أن الجزائر بخير وعافية ولا حاجة لأي تغيير نظرا لوجود مؤسسات منتخبة. بينما يرى أنصار التغيير السلمي أن الجزائر تعيش أزمات متعددة وخطيرة، وأن الخروج منها يستدعي تغيير النظام بالوسائل السلمية، حتى لا يحدث عندنا ما حدث عند غيرنا، وخاصة أنه بإمكان الشارع أن يتحرك في أي وقت. ومن جهتهم، فإن بعض أنصار التغيير يتمسكون بضرورة المرحلة الانتقالية ولو بدون موافقة السلطة. وأمام حوار الصم لا بد من حل. والحل بيد الجيش.

إن الجيش الجزائري ليس من تركات العهد العثماني ولا من مخلفات الاستعمار الفرنسي (بغضّ النظر عن بعض الضباط الفارين من الجيش الفرنسي) بل هو رغم بعض التحفظات امتداد لجيش التحرير الوطني الذي تكوّن من فلاحين وعمال وطلبة ونساء بغرض تحرير الجزائر وليس من أجل ممارسة السلطة بطريقة مباشرة أو غير مباشرة.

وأمام هشاشة الطبقة السياسية بعد الاستقلال، كان للجيش دور سياسي جعله يؤثر في الأحداث والتحولات الكبرى من انتخاب المجلس الوطني التأسيسي إلى العهدة الرابعة. فقيادة الجيش (وبغضّ النظر عن فضل هؤلاء) هي التي صنعت الرؤساء من أحمد بن بلله إلى عبد العزيز بوتفليقة. وهي التي حددت الخطوط العريضة لبناء الدولة. وهي التي أثرت في الأحداث الكبرى سلبا أو إيجابا. وهي التي تملك الوسائل المادية والبشرية والكفاءات التي يمكنها أن تساهم مساهمة فعالة في التحول الديمقراطي السلمي، وإعادة الكلمة للشعب. ويتلخص ذلك في أن الجيش في خدمة الدولة والشعب والأمة، وليس في خدمة السلطة أو مجموعة أو نظام. ولا يمكن للجيش، في رأيي، أن يعود إلى الثكنات بالبساطة التي يتصورها البعض والجزائر في أزمة متعددة الأبعاد. فدوره في الظروف الراهنة يتمثل في إقناع رئيس الجمهورية بضرورة التوصّل إلى اتفاق عاجل بين السلطة والمعارضة، حول أرضية مشتركة يتبناها الجميع، بهدف التغيير السلمي، لتفادي مأساة جديدة. وبعد التوصّل إلى دستور توافقي فعلا يشارك في إعداده الجميع وليس عن طريق استضافة أشخاص وأحزاب في قصر الرئاسة. ومعظم هؤلاء الأشخاص لا وزن ولا تأثير لهم في المجتمع. وباستثناء بعضها، فالأحزاب التي تم استقبالها برئاسة الجمهورية « للتشاور » لا تملك في الحقيقة إلا ورقة الاعتماد لمثل هذا الغرض.

فبعد التوصل إلى إجراء انتخابات حقيقية بعيدة عن التزوير والمال الفاسد، وبعد وضع أسس نظام جديد منبثق من الإرادة الشعبية، مبني على مؤسسات ديمقراطية وليس على الأشخاص والجماعات ، وبعد وضع أسس دولة القانون، يمكن للجيش أن ينصرف إلى مهامه الدائمة ككل جيوش الدول الديمقراطية. وقبل ذلك، فللجيش مسؤولية تاريخية أمام الشعب والأمة في التغيير الديمقراطي السلمي، وذلك بتدخله بعقله وعبقريته وكفاءاته وانضباطه، وليس بالدبابات كما فهم البعض. فالمرجعية السياسية هي
بيان نوفمبر 1954 وقرارات مؤتمر الصومام. فكما نجح جيش التحرير الوطني في تحقيق الاستقلال، يمكن للجيش الوطني الشعبي أن يساهم في تحقيق دولة القانون. ولماذا لا نفتح نقاشا واسعا وهادئا حول هذا الموضوع ونحن على أبواب الاحتفال بالذكرى الستين لاندلاع إحدى أكبر ثورات القرن العشرين؟ فلنكن في مستوى تضحيات شعبنا عبر ألفي سنة

http://dzactiviste.info/

POINT DE VUE – Véritable pouvoir et véritable changement en Algérie

Le CHANGEMENT est souhaitable, mais surtout nécessaire et inévitable pour notre pays.

Je parle là du vrai changement qui refondera sérieusement et durablement l’Etat et la Nation algérienne. Ce changement est inévitable car la situation n’est plus tenable pour le régime illégitime en place depuis 1962.

Et le changement véritable viendra du peuple et de la base populaire qui devra tôt ou tard se prendre en charge et prendre son destin en main. Et à mon humble avis c’est vers cette base qu’il faut donc aller et c’est à elle qu’il faut s’adresser, pour garantir le pas vers une nouvelle Algérie libérée définitivement du joug de la dictature.

Il ne faut pas aller chercher le CHANGEMENT, celui du véritable intérêt du peuple et du pays , du coté du régime oubien de ses entrailles politiques. Sinon il y’a risque sérieux d’être observé de loin par le peuple qui ne se reconnait pas dans le régime quel qu’il soit. Le petit peuple connait la dictature dans ses moindres soubresauts.

Ceci n’étant qu’un simple point de vue personnel, je précise que je vois personnellement d’un très bon oeil le fait que des acteurs de la société civile s’organisent et discutent ainsi. Ce genre d’initiatives sont à multiplier et à faire descendre vers la base je pense. Le changement politique se fera incha allah strictement de manière pacifique et le règlement de la crise sera strictement politique. Les algériens en sont capables.

Et ce ne sont pas les manoeuvres du « véritable pouvoir » qui y changeront quelque chose.

Samir 11 05 2014

Ligues, Syndicats Autonomes Et Associations Un Rendez-Vous Pour Le «Changement» À Oran

C’est le 10 mai que se réuniront, à Oran, les organisations syndicales autonomes, associations et autres forces vives de la société civile qui s’activent à se regrouper dans l’«Espace de la société civile pour le changement», après l’élection présidentielle du 17 avril.

Après une première réunion à Alger, le 26 avril, cette «alliance» de plusieurs syndicats – le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), le Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (ESS) et autres organisations dont la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) et la Coordination nationale de la défense des chômeurs (CNDDC) – rencontrera à Oran d’autres personnalités et organisations qui ont rallié cet espace.
«Nous sommes une quinzaine d’organisations et de personnalités à avoir exprimé la volonté de rallier cet espace avec comme principal objectif de fédérer tous les mouvements qui ont fait des actions pour le mouvement associatif», explique M. Debbouz de la LADDH, qui précise que la composante de cet espace ne sera connue qu’à la réunion du 10 mai.

La rencontre vise à poursuivre le débat autour de cette initiative pour un changement démocratique auquel la société civile doit participer et dans lequel son avis doit peser. M. Debbouz, qui révèle «des contacts avec la Coordination pour les libertés et le changement démocratique», souligne : «Notre ambition est de parvenir, avec ces forces qui refusent le statu quo, à constituer un rapport de forces avec un certain degré de maturité politique pour peser dans le débat qui déterminera le devenir de notre pays.» L’appel a été lancé à toutes les forces actives de la société civile. La rencontre d’Oran permettra, selon les signataires de l’appel, d’ouvrir le débat sur des points principaux, considérés comme le «cheval de bataille» de cette alliance.

Le Snapap considère, pour sa part, que ce n’est que dans un Etat de droit que seront possibles les luttes pour l’amélioration des autres droits sociaux. «La lutte pour la consécration des libertés et des droits humains est un travail à long terme. Les syndicats ne doivent pas perdre de vue que c’est une fois leurs droits politiques arrachés et garantis qu’ils pourront attendre l’amélioration dans différents secteurs. Il faut dépasser le cadre corporatiste de la contestation», a déclaré Rachid Malaoui, président du Snapap, lors du lancement de cette initiative. Et d’ajouter : «La prochaine rencontre revêt donc une importance particulière.

Cette rencontre-débat sera la deuxième étape de notre mouvement à travers lequel on essayera de voir quel changement il faut apporter afin de parvenir d’abord à une véritable séparation des pouvoirs.» Les forces revendicatrices de changement aspirent aussi à aboutir à la mise en place d’une instance indépendante pour l’organisation des élections, gage de transparence et pour garantir les libertés individuelles et le respect des droits de l’homme. «Cet espace vise à sensibiliser aux véritables enjeux qui entourent la confection de la prochaine Constitution qui doit expliciter des mécanismes qui garantissent la séparation des pouvoirs, le respect des libertés individuelles et des droits de l’homme», expliquent les signataires de l’appel, qui soulignent que la Constitution actuelle a été réduite à des slogans dont l’application n’a pas toujours suivi.

Fatima Arab
El Watant 11 05 2014

Algérie. Les conditions du "vrai changement" politique.

La « scène politique » algérienne est en cours de remodelage suite à la récente « élection présidentielle » du 17 avril 2014, qui a vu le régime en place se renouveler sans aucune légitimité encore une fois.

Depuis quelques semaines ou quelques mois, quasiment tout le monde parle de la fameuse période de transition et de la nécessité de faire un changement politique en Algérie.

Je pense que l’on ne peut qu’être satisfait de cette avancée sur la problématique du changement dans notre cher pays. Cette problématique était totalement taboue il y’a à peine quelques mois !!

Mais notons aussi que même le régime en place annonce à tout va qu’il va faire le changement tant souhaité, et il prétend même que ce 4ème mandat de Bouteflika servira à organiser cette transition.

On ne peut bien sûr que douter de la bonne volonté du régime en place de faire un quelconque changement, au vu de toute sa démarche qui démontre pour qui veut bien le voir, qu’il n’y aura absolument rien de changé dans le système politique qui dirige notre pays. En effet, il n’y a qu’ à constater la fraude massive pendant la récente élection pour s’en convaincre. Sans même aller plus loin, on devine que l’intention du régime est de perdurer et de continuer à tenir le pouvoir d’une main de fer et de manière totalement illégitime. Au mieux il organisera un « changement dans la continuité » que les algériens connaissent par coeur.

En parallèle, et parce que le régime et le vrai pouvoir ne laissent rien au hasard  , c’est toute la classe politique « officielle » qui est mise à contribution pour s’accaparer la problématique du changement, et ne surtout pas laisser les « acteurs politiques autonomes » , construire cette alternative au système en place,pourtant nécessaire et urgente.

A mon avis, le vrai changement se fera en dehors du contrôle du régime et de ses officines, …. ou ne se fera pas.

Car le changement souhaité et revendiqué par les algériens vise à changer radicalement le système politique qui dirige notre pays. Aussi ce changement doit obligatoirement se faire pacifiquement et de manière à assurer à notre pays une transition réelle et intelligente pour aller vers un vrai Etat de droit et une légitimité du pouvoir enfin retrouvée.

Ceci dit, il ne s’agit bien sûr pas d’exclure qui que se soit qui souhaite le vrai changement, mais il est aussi fondamental de ne pas négliger les réalités du vrai pouvoir algérien qui contrôle la scène politique officielle depuis plusieurs décennies.

Un changement qui ne prend pas en compte ces réalités n’aura aucun effet réel sur la situation. Et le peuple dans sa grande majorité ne suivra aucune démarche cadrée et contrôlée par le vrai pouvoir, que tout le monde connait désormais dans les moindres détails.

Notre pays a besoin de sortir de la crise par la grande porte et de manière sincère et sérieuse. Cette sortie de crise est possible et les alternative politiques existent bel et bien, il suffit de ne pas tenter de tromper le peuple encore une autre fois.

Sans cela, la descente aux enfers ne fera que s’accentuer et les dommages seront encore plus graves pour notre peuple et pour notre cher pays.

Qu’en pensez-vous ?

Samir 02 05 2014