MACRON WILL ROCK YOU !

MACRON WILL ROCK YOU ! Ou la fuite en avant d’un système politique français illégitime.

En France, les électeurs sont en train de montrer leur total rejet du système en place, en s’abstenant massivement à l’élection législative en cours (nous sommes le 18/06/2017 jour du second tour de cette élection).

Une abstention qui laisse les mains très libres à un Macron et à son parti politique LREM, « bébé né avec des moustaches », pour appliquer ses politiques antisociales et ultra libérales, présentées par la totalité des médias lourds comme du « renouveau » et même comme une « révolution » ! (propagandes et manœuvres qui auront néanmoins convaincu environ un quart des électeurs mobilisés durant les présidentielles. C’est dire les pouvoirs que détiennent les oligarques dans ce pays qu’est la France).

En fait, il s’agit d’une continuation et d’une aggravation des politiques déjà très méchantes appliquées par le parti socialiste depuis cinq ans déjà. Cinq années qui faisaient déjà suite à d’autres années ultra libérales et guerrières de la classe politique dominante en France. Ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient, ils étaient tellement irresponsables qu’ils auraient même vu monter leur elektroroller unu à des vitesses rapides.

Nous avons vu ces dernières semaines comment le Système se mobilise, mobilise ses médias et ses élites pour garder au pouvoir, leurs politiques de destructions sociale et économique. Nous avons aussi eu le loisir de voir comment toutes les élites de gauche comme de droite, peuvent-elles se mobiliser pour ne pas remettre en cause le système dominant en place. Très rares les élites qui se rangent du côté du peuple d’en-bas, du peuple qui subit de plein fouet les atrocités imposées par les tenants des pouvoirs politique et économique. Par principe, ces élites ont eu peur du changement qui remettra en cause un système qui les arrange finalement.

C’est ainsi qu’une guerre , parfois sans aucune éthique démocratique, a été menée contre les programmes qui pouvaient retourner la situation et tenter de freiner un peu la folie furieuse de ceux qui tiennent le pays et le monde sous leurs bottes de maîtres incontestés de la place.

Malgré toutes les propagandes, et toutes les mobilisations des élites pour contrer un éventuel changement, le mouvement de la « France Insoumise » qui a représenté le changement par la gauche (en opposition au changement par la xénophobie et le fascisme du Front National et de l’extrême droite ), est arrivée au premier tour de la présidentielle à mobiliser presque 20% de l’électorat, ce qui a bien sûr faillit l’envoyer au second tour de la présidentielle. Mais c’est sans compter sur les ressources « diaboliques » du système, qui a redoublé de propagande et de diabolisation de la FI la veille de l’élection, et c’est aussi sans compter sur deux actes dits terroristes spectaculaires (qui ne pouvaient pas mieux tomber) qui ont eu lieu à deux jours du vote et qui auront vraisemblablement permis de propulser au second tour le FN, en lieu et place de la France Insoumise.

Nous savons tous que c’est plus facile pour le système de se maintenir en organisant un second tour qui oppose Marine Lepen contre Macron. Le citoyen aura alors le choix entre le fascisme et le « beau poulain » du système. Le tour était bien joué avouons le. Macron est ainsi largement élu face à une Lepen diabolisée à nouveau, après avoir été largement « humanisée » par les mêmes médias que détiennent quelques oligarques maîtres de la place de Paris.

Une fois fait ce constat, on peut aisément comprendre pourquoi la majorité de la population a finalement déserté les urnes après ce grand carnaval qui les aura vu obligés de voter pour un candidat honnis et représentant la machine qui leur a déjà fait tant mal jusqu’ici.

Les gens ne veulent plus « se faire tordre le bras » et finissent par ne plus croire à ce système qui n’a de démocratique que les apparences. Le changement ce n’est pas pour demain la veille, a conclu à juste titre, une majorité de citoyens français. Ils n’iront pas voter pour les élections suivantes, ça ne sert à rien puisque le changement est impossible par ce mécanisme perverti des élections contrôlées par les mêmes maîtres de la place.

La France se retrouve donc ainsi avec un système politique très boiteux, de moins en moins représentatif, et des gouvernements totalement illégitimes. Il faudra notamment remarquer que la nouvelle assemblée nationale va gouverner avec une petite minorité qui ne représente pas grand chose dans la société. Cela donne bien sûr une idée sur les grandes difficultés qui risquent de se produire pour l’application des lois votées par cette assemblées dominée par les partisans du système qui ne sont pas grand chose dans la société du point de vu de la représentation démocratique.

Emmanuel Macron, et le système qu’il représente aura à gérer un pays qui n’aura pas voté pour lui. Cela ne fait-il pas penser à certains pays sous développés où les régimes en place ne sont là que grâce à la fraude électorale et parfois grâce à la violence des armes ?

Samir Belateche 18 juin 2017

[VIDÉO] Mélenchon will Rock you :) (Mon point de vue)

> Le système veut bien sauver les apparences, mais pas trop non-plus ! 🙂

Je ne vais pas revenir ici encore une fois sur mes réserves à propos de ce candidat, j’en ai déjà largement parlé ici même (Syrie et histoire coloniale, principalement)

Ceci dit, admirez ce qu’il signale dans la vidéo ci-dessous à propos des médias mainstream. « Ces gens ne sont pas là pour vous informer, mais ils sont là pour orienter comment et ce que vous devez penser ».

Il a raison sur ce point aussi.

Les soldats de l’ordre établi ont peur de voir cette « mini révolution » politique se produire en France. Ca fera tache d’huile à coups sûr ! Et c’est cela qu’il s’agit de combattre, et tous les coups sont permis.

Rappelons juste que Mélenchon n’est en réalité en France que le symptome d’une certaine conscience citoyenne qui n’arrête pas de se manifester dans plusieurs pays européens depuis quelques années. Des citoyens qui ne se font plus enfumer par les médias à propos du véritable maître de la place, de la gangrène que représente le système capitaliste et financier. Des citoyens conscients des injustices insupportables imposées (naturellement) à la société par une oligarchie ultra minoritaire, cette même oligarchie qui sème la misère, la pauvreté et la guerre partout dans le monde.

Les peuples d’en bas ne sont pas hors jeux, et c’est cela qui fait peur aux faux démocrates qui tiennent le monde d’une main de fer.

PS: Si Mélenchon est élu, est-ce la fin des injustices ? Bien sûr que non, car la démocratie et les acquis sociaux et démocratiques doivent constamment être défendus et la révolution c’est tous les jours qu’il faut la mener. Mais son élection est déjà un pas vers la bonne direction, à mon avis. Le plus beau sera alors devant nous.

Samir 16 avril 2017

Le docteur Fekhar doit-il mourir ?

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire »

Le militant de Ghardaïa, Dr Fekhar est en grève de la faim depuis presque 3 mois consécutifs. Pour rappel, il a été arrêté suite aux tragiques événements qui se sont déroulés dans cette ville il y’a de cela quelques années. Son état de santé est très grave selon les avocats qui ont pu lui rendre visite et il risque de très gros soucis si cela continue ainsi. Il risque la mort certaine, sans parler des séquelles que laisseront ces mois de grève de la faim.

Les autorités en place sont responsables de la situation, car il s’agit bel et bien d’un cas de déni de justice, n’ayant pas été présenté au juge depuis tout ce temps passé en prison. Etre jugé dans la transparence et de manière équitable est un droit fondamental que le régime algérien piétine sans vergogne.

Nous sommes bel et bien face à une dictature violente et illégale, qui n’hésite pas à tuer ou à laisser mourir les citoyens algériens.

Il faut aussi croire que le régime veut instrumentaliser cette situation pour continuer à mettre le feu à une région du pays, une stratégie du chaos et de l’instabilité qui lui permet de justifier sa main mise autoritaire sur le pays.

Il faut au passage faire remarquer que le cas du Dr Fekhar n’est pas unique, et les prisons algériennes croulent sous le poids des détentions arbitraires, injustes et parfois totalement illégales. Des avocats des droits de l’homme ont souvent signalé des atteintes diverses et parfois graves aux procédures et aux lois en vigueur. « La justice a quitté les tribunaux algériens depuis belle lurette » affirmait récemment un de ces avocats.

Voilà, il faut absolument mettre les autorités algériennes face à leurs responsabilités. Elles sont tenues d’apaiser les esprits et de rendre justice de manière équitable pour tous les détenus, assurer le respect des droits fondamentaux des citoyens et rendre des comptes pour le moindre dépassement de ces règles.

Quant aux militants qui font du 2 poids et 2 mesures fonction du bord idéologique de la victime de la dictature, il faut reconnaître que cela montre à quel point les « élites » sont HS Hors Service, incapables d’assumer leur rôle d’élite consciente des véritables enjeux quand elles ne sont tout simplement pas de simples clientèles d’une dictature qui pue à des kilomètres.

Samir Belateche 03 / 04 /2017

PS: Je ne suis pas du même bord politique que le Dr fekhar notamment depuis qu’il fréquente les indépendantistes, mais cela ne change ABSOLUMENT rien à ma position face à la possibilité de le voir mourir dans les geôles de la dictature. « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire »

Bouteflika est mort ? Vive Bouteflika !

Des rumeurs persistantes annoncent ces jours-ci la mort du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il faut avouer que le président a déjà montré des signes de maladie grave depuis bientôt  4 ou 5 ans puisque c’est bien pour cette même raison de maladie qu’il n’a plus fait une seule  allocution publique depuis 2012. Faut-Il peut être aussi rappeler qu’il a déjà fait un AVC et des interventions chirurgicales lourdes suite à un cancer, situations officiellement reconnues et assumées depuis déjà plusieurs années. Il a d’ailleurs plusieurs fois été annoncé comme mort par le passé récent,car en réalité Abdelaziz Bouteflika ne pourra pas dans tous les cas défier très longtemps les lois de la nature.

Si les rumeurs actuelles sont confirmées, le président serait donc déjà mort et nous ne pouvons bien sûr dans ce cas là , que nous incliner devant sa mémoire et prier le bon dieu de lui pardonner et de l’accueillir dans son vaste paradis. A dieu nous appartenons et à lui nous retournerons. Nous devons effectivement rester sereins et pleurer sa mort comme nous pleurons la mort de chacun d’entre nous.

Ceci dit, il nous faudra quand même rappeler que la période Bouteflika a été très particulière pour notre pays. Ceci dans le sens où il est resté au poste de président pendant plus de 18 longues années, et il aura laissé derrière lui un pays à bout de souffle sur le plan politique et au bord de la ruine économique et sociale.

Pourtant à son arrivée en 1999, le récit des officiels qui l’avaient alors parachuté au poste de président se voulait rassurant et plein de promesses. Bouteflika s’est vu assigner comme rôle celui du nouveau président qui allait aider l’Algérie à sortir et à dépasser les terribles années 1990s, disaient-ils alors. Et plus de 17 ans plus tard et à mi chemin de la fin de son quatrième mandat présidentiel, aucun problème ni crise politique n’a  été véritablement solutionné. D’abord il y’a le problème fondamental de la légitimité du pouvoir qu’il a lui-même spolié puisque il a systématiquement été « élu » selon la stricte volonté des véritables décideurs et grâce à la fraude habituelle que connaissent les élections dans notre pays, le régime s’est même permis de retoucher la constitution du pays pour faire durer le statut quo et permettre au président la possibilité de faire plusieurs mandats contrairement à l’esprit même de la constitution du pays qui limitait le nombre de mandats à deux.

Ensuite il n’a par ailleurs jamais trouvé les voies et moyens de solder véritablement l’énorme crise humanitaire et politique engendrée par la guerre civile des année 90 et par le coup d’État très sanglant perpétré par les militaires à l’occasion des élections de 1991/92. La fameuse et fumeuse « concorde civile » n’a fait qu’institutionnaliser l’impunité et le non droit là où il fallait rendre justice et dire la vérité pour que le peuple algérien martyrisé dans sa majorité puisse enfin tourner la page et faire la paix et la véritable réconciliation.

On ne peut en effet affirmer que tous ces problèmes fondamentaux ont été solutionnés quand on sait l’état de déliquescence avancéé dans lequel se trouve la scène politique algérienne ainsi que celui dans lequel se trouvent les institutions officielles du pays qui ont fini par disparaître totalement du paysage au profit de pouvoirs occultes qui se sont accaparés les véritables centres de décisions à l’ombre des armes et des blindés d’abord et sous les coups de boutoir de la mafia militaire et financière par la suite.

Au jour d’Aujourd’hui, Et contrairement donc aux promesses de ceux qui ont intronisé Bouteflika comme président de la République algérienne, le pays a continué sa fuite en avant, aggravant ainsi  la problématique de l’illégitimité du pouvoir et celle de son irresponsabilité face aux défis qui sont ceux de toute une nation qui a besoin d’aller de l’avant pour aborder son avenir de manière sereine et apaisée.

Au final durant la période de règne de Bouteille nous avons eu droit à la clochardisation de la vie institutionnelle dans notre pays, sans parler de la corruption des hautes sphères du régime, érigée en système de gouvernance. Comment expliquer sinon, le gâchis qui a concerné les ressources énergétiques du pays qui ont été très importantes pendant la période où les Bouteflika ont occupé la fonction présidentielle ?

Le régime algérien a fonctionné selon la règle de la force et de la fraude électorale depuis l’indépendance du pays en 1962, et la période Bouteflika n’a été que la continuité de ce qui a été fait jusqu’ici. Et avec la disparition de ce dernier, le régime se retrouve encore une fois face à la situation, où il s’agit de trouver l’habituel consensus entre les différentes factions qui le composent pour remplacer l’occupant du siège de président au Palais Al Mouradia et ainsi continuer la fuite en avant consistant à laisser sur le côté de la route le peuple algérien, pourtant seule source de légitimité, sans laquelle aucune solution politique viable pour le pays n’est envisageable.

Samir Belateche
13 Mars 2017

Bouteflika et la planète Algérie ? Commentaire

Après 17 ans de règne et de promesses non tenues, il parle encore d’un beau projet politique et économique à même de rendre les algériens et leurs partenaires heureux. ?? !!

Le régime en place dont Bouteflika n’est que la façade met en danger le pays et son peuple, et cela est un constat unanime à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. L’Algérie reste la vache à lait de certains grands groupes mondiaux et de certains puissants Etats grâce à la complicité du régime en place qui ne tire d’ailleurs sa légitimité que de cette vassalisation totale au profit de l’étranger prédateur.

A cause de la faillite de ce régime, il n’y a plus lieu aussi de parler de l’Algérie comme puissance pesant sur la scène internationale. Nous n’avons plus aucun poids, sauf peut-être celui de la superficie géographique qui fait que notre pays est le plus grand pays d’Afrique.

Les chiffres avancés sont difficilement vérifiables par ailleurs, et l’état de l’économie dominée par l’informel se nourrissant de la grande corruption qui touche les plus hautes sphères du régime en dit long sur cette « réussite » ainsi décrite par quelqu’un qui a l’air de vivre sur une autre planète que la planète #Algérie.

La société gronde pour de multiples raisons, et le régime semble ne rien prendre en compte pour changer son mode de gestion. En a t-il les moyens de ce changement d’ailleurs ? Nous le savons tous que c’est déjà trop tard n’est ce pas, car le régime est déjà un cadavre sans vie ni conscience, et c’est à l’élite de ce pays de bouger désormais en dehors de ce cadavre qui ne sert plus que les charognards, bouger pour changer véritablement la situation et redonner aux algériens de nouveaux espoirs … sinon la suite sera très difficile je pense.

Samir 19/01/2017

Interview: President Abdelaziz Bouteflika

In recent years, what has been the government’s philosophy regarding economic development?

p5-000ABDELAZIZ BOUTEFLIKA: Building an emerging market economy is a key policy area that I have pushed for and that Algerians have supported. In the early 2000s Algeria focused on developmental delays caused by a decade of terrorism. This challenge was met with great success, and my country has made significant progress on all indicators of human development, as well as upgrades to its basic infrastructure.

International agencies have also confirmed the progress made in areas such as education and vocational training, life expectancy, health coverage, access to water and energy, housing and telecommunications. Furthermore, the country now has a competitive, nascent industrial base and can rely on energy independence, a young and highly skilled workforce, and new public facilities. The synergies that exist between these qualities should allow for the positive transformation of the national economy.

Our strategy has been simple: we have strived to ensure economic growth, and it remains our conviction that nurturing the business community is the best way of doing so. As such, everything is being done to encourage investment and business development, and to improve the business environment. To accomplish this, we made efforts to achieve a very broad consensus around our goal of economic transformation. This involved the government, trade unions and business forums entering into a national economic and social pact for growth that places the Algerian company at the heart of the recovery process and provides all the necessary conditions for success and development.

However, these goals require actions, and we are striving to make decisions that will serve as catalysts for economic growth. For instance, legislation related to investment and the purchase of land has been simplified, and economic and trade procedures have been relaxed. Public procurement and project financing are now the object of transparent rules for both public and private companies.

The measures that we have taken in recent years have put us in a secure position, and despite the low oil price environment that has persisted since mid-2014, Algeria is among the few hydrocarbons producers that continue to see job creation and economic growth, which reached 3.9% in 2015. Furthermore, the number of investments recorded in the last three years represents 70% of total investments since 2002; some 24,386 projects were launched between 2013 and 2016. Meanwhile, lending to the economy increased by 10% in 2015 and unemployment had fallen to 9.9% as of June 2016, down from 11% in 2015.

How is economic diversification being pursued over the short and medium term?

BOUTEFLIKA: Today there is a clear awareness that commodities can no longer be the base of our socio-economic development. Even if oil prices rise in the future, they will not cover all our economic needs, so it is important to react and employ the necessary strategies to ensure a brighter future.

A new economic growth model has been created with budgetary strategies for the short and medium term. It includes a budget framework for the 2016-19 period, which takes the current economic environment into account but continues to offer social support for the disadvantaged and has the development of an emerging market economy as a central aim. The objective of these measures is to achieve sustainable deficit and external debt levels.

Actions will be taken to further socio-economic development, accelerate the diversification of our economy and strengthen social programmes without additional economic costs. Tax and budgetary reforms will also further growth and promote sustainable human development. Areas that can be future drivers of growth include industry, agriculture, energy and petrochemicals, tourism and the knowledge economy. Partnerships and investment in these areas will be encouraged and supported through a variety of financial and tax incentives.

Our industrial achievements be illustrated by the fact that national demand for cement has been satisfied domestically in 2016, with the export of surplus production to begin in 2017. In addition, the ramping up of steel production and locally produced pharmaceuticals will ensure greater coverage of national demand over the next two years. In agriculture, the growth rate reached 7% in 2015, and there was also an increase in exports, which reached a value of $800m. Regarding the housing sector, 2.8m units were completed between 1999 and 2015, and 2016 will see the completion of 350,000 units, with more than 1.2m new homes currently under construction. Many efforts are still needed to achieve our goals, but we are firmly on track and confident that we can count on our most important asset: the trust and support of our fellow citizens, who are aware of the current challenges and are supportive of a united approach to responsible spending. This unity supports the sustainability of our social model and will ensure economic success.

What is Algeria’s approach to international economic cooperation and the promotion of trade?

BOUTEFLIKA: If the last two decades of the 20th century saw the collapse of the theory that socialism is the only route to human happiness, the 2000s laid bare the contradictions of capitalism and the dangers of leaving deregulated financial markets unchecked.

In Algeria we have no dogma regarding economic models. We believe in the virtues of pragmatism and good sense, and can affirm that our economy and laws guarantee the conditions for a win-win business climate. We have no reservations with respect to seeking expertise in order to achieve our development goals. We hope to learn through our partnerships and use them to develop national productivity and to boost our managerial capacities.

It is also important to correct Algeria’s image globally, particularly in relation to the way that the country is viewed in the eyes of the international business and investment community. It is our responsibility to be aware of the strengths and potential of our nation, and to share and promote the many successful partnerships that have been formed between operators of different nationalities and Algerian companies in several key sectors, such as energy, industry and health, among others. Demonstrating past successes is the best way of underlining our potential.

If we aim to diversify our economy, it is logical to also broaden our range of partners. Algeria is a country that is open to everyone, and we are counting on the business sense of economic entrepreneurs around the world to seize the many opportunities we offer. To this end, we are working with the US, the UK, China and Russia, as well as political and economic unions such as the EU, to strengthen economic cooperation and to launch partnerships in a variety of fields.

Having strengthened its political and institutional systems, Algeria is now pushing for the modernisation and diversification of its economy. We are confident that Algeria represents a nation of stability and security, and one that can act as a suitable trade hub in the Mediterranean, Africa and the Middle East. To that end, the comparative advantages that Algeria possesses – the vitality of its economy, its young population, its stability and credibility as a trading partner – mean that we can be a major player in Africa, the Middle East, the Mediterranean and the world.

This is particularly true when considering the upcoming construction and launch of our deepwater mega-port at Cherchell, which will have 23 docks capable of processing 6.5m twenty-foot equivalent units per year. The port will also link to the Trans-Sahara Highway, which will connect Algiers to Lagos.

Internet et liberté d'expression en Algérie. Entretien avec Samir Hchicha

Merci à Louise Dayot, étudiante qui m’a posé ces questions dans le cadre de son travail d’étudiante sur le sujet de la liberté d’expression en Algérie.

– Quel est votre rôle au sein du site web dont vous faites parti ? 

Bonjour, je m’appelle Samir Belatèche, connu sur internet sous le pseudonyme de « hchicha ». Je suis blogueur depuis 2001/2002. Je n’ai plus cessé depuis, et j’ai toujours fait mienne la fameuse phrase «  »Don’t hate the media, become the media« . Faire un média sur internet aussi petit soit-il a toujours été mon petit challenge. 🙂

Je suis aussi depuis 2008, webmaster du site www.LeQuotidienAlgerie.org , un journal en ligne dédié aux sujets politiques et sociaux liés à mon pays l’Algérie. C’est un journal indépendant, sans publicité, et animé par des militants des droits de l’homme algériens. C’est aussi une tribune pour le mouvement politique auquel nous appartenons, le CCD Congrès du Changement Démocratique. Nous militons pour la démocratie en Algérie. Le site diffuse des articles de fonds à propos de l’Algérie, et fait une revue de presse régulière, nationale et internationale.

Mon rôle sur ce site consiste à maintenir le fonctionnement technique du site, en plus de ma participation ponctuelle en soutien à la rédaction chargée de la gestion éditoriale du site.

Je fais aussi Community Manager sur la page Facebook, et pendant un moment animateur sur la web radio du mouvement.

  • – Depuis combien de temps militez vous sur internet ?

Je suis blogueur depuis 2001. J’avais alors crée mon premier site personnel dédié aux événements du « printemps noir de kabylie » qui ont débuté en avril 2001. C’est dans ma région d’origine que àa s’est passé (moi je suis établi à Paris depuis 1998), la Kabylie est une région qui avait alors subi les foudres de la gendarmerie algérienne qui a réprimé dans le sang des révoltes de la jeunesse contre la dictature en place.

J’ai crée un site perso dans cette foulée, et qui s’est ensuite transformé en blog et en vidéo blog pour aborder ce sujet que je considérais très mal traité par les médias traditionnels. Avec le temps, j’ai aussi consacré mon blog à d’autres sujets hors politique. Notamment à la musique qui est aussi un sujet qui m’intéresse (voir www.radiohchicha.com). Mon blog est devenu généraliste avec un accent sur la situation politique en Algérie.

Par la suite, vers 2008 j’avais rejoins les compatriotes du site LeQuotidienAlgérie.org, en tant que webmaster et compagnon de lutte pour la démocratie en Algérie. Cela dure jusqu’à aujourd’hui.

– Quels sont les buts poursuivis par votre site ?

Au départ il s’agissait pour moi de bloguer, de partager mes points de vue et de débattre avec mes concitoyens sur mon blog. Les véritables débats ayant toujours été bannis des médias traditionnels algériens, selon moi.

Sur LeQuotidienAlgerie.org , il s’agit d’une action politique dans un cadre collectif, faire de l’information autour de notre démarche consacrée à la très alarmante situation politique et des droits de l’homme en Algérie. La presse traditionnelle et les télévisions de la place ne nous tendent pas le micro, nous avons ainsi animé sur notre propre site des émissions de webradio. J’avais animé moi-même plusieurs de ces émissions diffusées en live streaming et en podcasts par la suite sur le site.

– avez vous déjà été victime de la censure du gouvernement ? Et si oui de quelle manière ?

Depuis le lancement du site, nous avons subi à plusieurs reprises des attaques visant à le mettre hors ligne. Certaines ont effectivement eu raison du site. Ceci a nécessité plusieurs interventions techniques et plusieurs migrations des données.

Par contre il a toujours été difficile de localiser avec précision l’origine exacte des attaques. Cela pourrait être les très nombreux « sbirs informatiques » du gouvernement, comme cela pourrait être n’importe quel hacker qui se balade sur le web.  Le site fonctionne avec un système de sauvegarde qui permet de le remettre en ligne en cas de besoin.

– connaissez vous des exemples dans votre entourage qui ont été victimes de la censure du gouvernement sur internet ?

En Algérie plusieurs blogueurs ou simples usagers de l’internet croupissent en prison en ce moment même. Souvent il s’agit de représailles pour cause de photos ou de simples points de vue diffusées sur facebook. Je pense par exemple au jeune Ould Dadda de la ville de Ghardaia qui vient de finir une peine de prison ferme de 2 années pour avoir relayé sur sa page facebook une vidéo montrant ce qui semble être des policiers en tenue de CRS dévaliser une boutique en ville, pendant des émeutes qui ont ébranlé cette région . Le juge l’a condamné à 2 ans de prison, et les cas de ce même genre sont nombreux ces dernières années.

– Quel regard portez vous sur la liberté d’expression en Algérie ?

En Algérie, la liberté d’expression est très limitée à mon humble avis. Contrairement à ce qu’affirme une certaine propagande qui veut que l’Algérie est un pays relativement libre comparé à ses voisins arabes ou africains.

Cela est faux, tant que la télévision d’Etat reste cette machine à propagande au service exclusif  du clan et des hommes qui tiennent le pouvoir. Le secteur privé des médias est aussi contrôlé car il y’a main mise exclusive de certaines grandes fortunes sur tous les titres et sur toutes les télévisions dites indépendantes.

Il n’y a d’information pour les masses que dans le cadre des clans du régime. Les médias sont ainsi devenus de simples instruments de propagande aux mains des grands centres de pouvoir en Algérie. Un pouvoir militaro-financier pour rappel.

On peut aussi rappeler que le gouvernement contrôle le secteur de l’information via la distribution des publicités. Le pouvoir en place tient les médias par la distribution d’une gigantesque manne publicitaire d’état, celle des opérateurs privés n’est pas mieux d’ailleurs, puisque ces opérateurs sont tous acteurs du même régime politique illégitime et prédateur. Tout cela ne laisse aucune marge à la liberté d’expression je pense.

Nous savons aussi comment la force publique peut etre utilisée dans certains cas d’une manière très brutale pour fermer une télévision manu militari, et ceci dans le cadre du même scénario de la guerre des clans qui secoue l’intérieur du régime. Cela s’est passé il y’a de cela quelques mois à peine avec la chaine de télévision Atlas TV.

Des journalistes libres et courageux existent bel et bien je pense, même si leurs postures courageuses ne représentent pas lourd devant le stricte contrôle des clans du régime sur le secteur de l’information.

– Selon vous quelles seraient les solutions pour améliorer la liberté d’expression en Algérie ?

Pour améliorer les choses, je pense qu’il faut qu’il y’ait un véritable changement politique, qui vise à aller vers un Etat de droit en Algérie. Ce n’est pas encore la démocratie en Algérie, et sans cela il n’y aura pas de liberté d’expression ni d’amélioration du niveau de vie des algériens, sur tout le reste des secteurs de la vie.

A mon avis, la liberté d’expression peut être garantie dans le cadre d’une véritable démocratie qui donnera tout son sens à l’action citoyenne pour garantir des droits fondamentaux. Il n’y a pas de liberté d’expression si la justice est par exemple instrumentalisée par le pouvoir en place, comme c’est le cas actuellement.

– Pensez vous que la force internet , les activistes du net , internautes et blogueurs algériens constituent une force suffisante pour faire bouger les choses ?

A mon sens, non. car en Algérie l’accès à l’internet dans de bonnes conditions est très limité à ce jour. Malgré les récentes améliorations dans ce domaine, l’Algérie est classé parmi les derniers pays de la classe en la matière.

Ceci dit, je pense que malgré cela, nous pouvons aisément constater que le pouvoir en place a depuis longtemps crains internet et les réseaux sociaux. Le dernier bastion de la liberté à mon avis. Les événements dans la région arabe dits ‘révolutions arabes » ont aussi très tôt alerté le régime en place quant à l’importance de ce nouveau mode de communication de masse. Il est désormais courant de voir se régler les comptes entre clans via facebook et via internet. Certains site d’information sont ainsi chargés de créer « le buzz » autour de la communication des différents centre du pouvoir algérien.

Le régime a parait-il aussi installé plusieurs centres de contrôle et de surveillance de l’internet et des internautes algériens. La police et les services de renseignement se partagent cette tache de surveillance et de harcellement de certains citoyens militants. C’est ainsi par exemple que de simples facebookers se sont fait embarquer pour cause de leurs publications sur internet, de simples opinions politiques par exemple sur facebook. Rajouter à cela la stricte centralisation étatique sur les FAI fournisseurs d’accès à internet, je pense que l’on peut aisément affirmer que les marges de liberté sont très réduites.

La propagande officielle est aussi très largement relayée sur les reseaux sociaux algériens je pense. Des pages très importantes en nombre de « fans » diffusent à longueur de journées les visions autoritaires du pouvoir en place.  Les blogueurs résistants et les militants qui agissent dans cette sphère représentent de ce point de vue un espoir effectivement.

Pour finir je dirais que la contre information existe bel et bien sur l’internet algérien, ceci malgré l’énorme propagande officielle imposée à tout le monde. Internet permet le débat et l’échange de l’information. Il permet de relier les nombreuses bonnes volontées qui existent mais qui sont dispersées pour le moment. Internet apporte cette plus-value partout dans le monde des citoyens militants, et je pense qu’il en est malgré tout, de même pour l’Algérie.

Ils disent ce qu'ils n'ont jamais fait.

Après une dizaine d’années d’observation intense (et sincère) de la scène politique algérienne, j’ai fini par comprendre que ce qui compte ce ne sont pas les déclarations des uns ou des autres. Ce qui compte c’est la réalité des actes et ceci étalé sur une longue période.

Observe les CV et les véritables parcours des gens et tu comprendras tout aux personnages qui ont détruit le politique dans notre pays. Et je ne parle même pas ici, des voyous du régime en place, je parle des autres.

Ensuite, tout est question de sincérité et d’honnêteté intellectuelle quant à ce qu’on fait de ces observations.
J’espère que c’est claire 🙂

Samir 24 03 2016

Aujourd'hui 19 mars 1962 – 19 mars 2016

Le 19 mars 1962 …. c’est le jour du cessez le feu qui a marqué la fin de plus de 7 années et demi de guerre atroce qui a mis fin à 132 ans de colonisation injuste et criminelle.

L’indépendance ainsi chèrement payée a ensuite été détournée par des putschistes et d’autres criminels ont pris la place de ceux d’avant. Les coups d’état et les violences sur la société se sont alors succédés sans interruption à ce jour pour faire de notre pays une dictature violente et injuste depuis le jour de l’indépendance en 1962.

En 2016, on constate clairement que la révolution du peuple algérien subit encore des attaques de partout. Des « nostalgériques » d’abord , qui hier, lui ont fait la guerre pour maintenir intacte l’ordre colonial, continuent encore à ne pas accepter la fin du colonialisme de papa. Elle subit aussi malheureusement les assauts de certains « tawaana », des nôtres qui n’ont jamais accepté que le peuple algérien retrouve enfin sa dignité et le droit effectif de prendre en main son propre destin. Une dictature forte est une dictature qui réussi à brouiller l’Histoire du peuple.

Défendons la mémoire de ceux qui ont souffert pour l’indépendance de notre pays, ne laissons pas les vautours de l’Histoire déformer la réalité de ce qui s’est passé.

Gloire à nos martyres
Allah yarhem Chouhada.

Samir

Journalistes ou missionnaires contre les musulmans et l'islam ?

J’ai suivi hier soir sur la troisième chaine française FR3 une émission dédiée à … je ne sais même pas comment qualifier l’idée de cette émission.

J’étais en compagnie d’amis, donc un peu distrait, mais j’ai pu néanmoins suivre avec attention certains passages de cette émission à une heure de grande écoute consacrée aux musulmans, si l’on peut dire.

J’ai été choqué par la ligne idéologique très marquée suivie par cette émission. Je n’ai pas les détails sur les gens qui ont fait cela, mais j’ai envie de dire que c’est surement de vrais « connards », excusez la violence de ce terme, mais il me semble qu’il reste encore gentil au regard de l’énorme perversion du traitement fait du sujet abordé.

L’émission est passée du sujet de la « radicalisation » des jeunes en France, la prison de Fresnes, les jeunes délinquants « trop islamisés », les témoignages des jeunes athées qui ont partagé les cellules de ces « radicalisés » et qui racontent que ce sont de vrais tueurs en puissance …etc , les imams faits maison et qui disent des preches « contrôlés » dans ces prisons … etc etc

Pour passer sans transition dans la même émission au sujet suivant, consacré cette fois-ci à la condition de la femme dans le monde arabe et musulman. On a eu droit à la lutte des féministes, aux femen tunisiennes, aux archives montrant la long cheminement de la « lutte pour la liberalisation » de la condition des femmes, en partant bien sûr de la période coloniale et ses histoires de « dévoilement » connues comme « symbole de modernité ».

Le problème fondamental disait une philosophe invitée de l’émission est … le sexe et le corps de la femme. C’est cela ZE SUJET à ne pas éviter si l’on veut changer les choses, affirmait-elle avec son air très …. philosophique à 2 dinars. L’occasion est donc mise à profit de tous les préjugés sur la société musulmane présentée comme « arriérée », misogyne, violente … et autres belles images du même genre.

A mes yeux, cette émission est une catastrophe du point de vue intellectuel. Aucune respect pour l’éthique qui consiste à eviter les propagandes trop prononcées quand on se prétend journaliste et visant à informer les gens, et non pas à les lobotomiser avec une tchektchouka sans queue ni tête, si ce n’est diffuser encore plus de désinformation à propos des musulmans, de l’islam et des questions liées à cette actualité.

Des préjugés et des amalgames ont été matraqués sans bornes aucune. Une honte journalistique qui ne choque quasiment personne. Tapez sur les musulmans et tous les coups sont permis. C’est ainsi que compte faire l’élite dominante française pour « lutter contre la radicalisation de ces monstres qui vivent parmi nous » comme ils disent.

Chez nous on dit face à ce genre de cas … Allah yahdi ma khlaq.

Samir 04 03 2016

A propos de cette déclaration du chanteur IDIR (point de vue).

#Point de vue.

IDIR dit dans cette vidéo : « Je suis algérien et j’aime ce pays ». Eh oui, il a raison à mon avis de le préciser. Tamazight n’est pas contradictoire avec l’Algérie, bien au contraire. Et ceci ne nous empêche absolument pas de rappeler cette injustice qui consiste à la nier et à l’opprimer.

Je ne veux pas de polémiques à vrai dire en postant cela. Ce sujet a été trop longtemps instrumentalisé à des fins politiques … (le régime d’un côté et certains politiciens aussi de l’autre). Idir est souvent épié et ses déclarations retournées dans tous les sens. Tout le monde tire de son côté 🙂 car beaucoup oublient peut être que ce n’est qu’un chanteur. C’est cela sa fonction, qu’il remplie trop bien d’ailleurs depuis bien longtemps à mon avis. Je connais personnellement ses chansons par coeur depuis ma tendre enfance.

J’ai suivi de près les positions de Idir le chanteur à propos de tout ça … je pense sincèrement qu’il a, à chaque fois, été mis dans des impasses, ces impasses que ne cessent de nous imposer le régime en place comme débat et comme issue, ainsi que ces impasses que nous imposent une élite dépassée par la réalité et souvent clairement déracinée. Et je pense sincèrement que ce n’est pas du tout facile d’être à sa place.

Tamazight est en réalité reconnue par toute la société algérienne comme une valeur fondamentale de notre identité. (plus personne ne peut nier cela) et il est temps de la protéger de l’instrumentalisation à tort et à travers , par les uns ou par les autres.

Faisons tous attention chers compatriotes 🙂

Samir 20 02 2016