Islamisme dites-vous ?!

Petite anecdote 🙂

Vous savez tous qu’en France, le mot « islamiste » est fortement diabolisé. Un peu comme partout dans le monde d’ailleurs, à commencer par les pays de notre région. (pour diverses raisons qui restent à détailler et à débattre bien sûr)

Une fois, j’ai essayé de rappeler à des gens (bien) que malgré tout ce qu’on peut penser de l’islamisme, on ne peut fermer les yeux sur le fait que dans certains pays il y’a une répression parfois extrêmement violente contre des islamistes, notamment contre des islamistes que les dictatures locales ne contrôlent pas. Car faut-il le rappeler que l’islamisme est tout à fait le bienvenu s’il est sous total contrôle du big brother local.

Bref, j’ai rappelé pour m’expliquer ce qui se passe en ce moment même en Egypte, exécutions d’islamistes, sans parler des atteintes diverses aux droits humains, tels que tortures ou emprisonnements arbitraires. Des choses horribles et inacceptables quoi !

Alors :), on essaye gentiment de me rappeler à l’ordre en me signifiant que ce que je dis m’assimile à leurs yeux et oreilles aux islamistes. Bien sûr que les gens ne disent pas clairement qu’ils soutiennent ces pratiques que j’essayais de dénoncer, mais que j’agaçais au plus haut point mon auditoire. l’échange finit même par virer à la sommation à me taire… 🙂

J’avais par la suite remarqué un changement de comportement vis à vis de ma petite personne. Disons qu’on m’aime moins depuis que j’ai osé rappeler ce que j’ai rappelé la fois d’avant. 🙂

Et pourtant je le referai à chaque fois que ça sera nécessaire 😉
Bref, je ne raconte pas ça pour allumer une sorte de haine, que je dénonce sincèrement. J’en connais qui en profitent pour dire des bêtises inverses, et ce n’est pas beau ni le but du post. Mais je continue à être quasiment déboussolé par l’être humain capable du pire, et parfois capable de s’indigner selon plusieurs vitesses ou normes. Certains ne s’en rendent même pas compte d’ailleurs.
De quoi désespérer de l’humain parfois.

Samir 12 05 2017

Quelques précisions à propos de "Hchicha talba m3icha fi karama" :)

> Je l’avoue que je n’étais pas très sérieux quand j’avais commencé à faire des vidéos sur youtube. Je n’ai jamais manqué de respect à personne, mais il est vrai que j’étais plutôt dans la logique du simple défoulement.
Très vite j’ai évolué vers un univers plus sérieux, comprenant que nos problèmes étaient bien plus sérieux que les simples défoulements de jeunes qui en voulaient au monde entier autour d’eux. Mon évolution m’avait bien sûr valu quelques critiques par certains amis qui ne voulaient que déconner, et surtout pas être sérieux.
On m’a aussi dit que j’avais changé ! En réalité j’avais commencé très tôt à situer les véritables problèmes, et à partir de là j’avais essayé du mieux que je pouvais d’assumer mes humbles responsabilités face aux miens et face à la situation politique grave dans laquelle se trouvait et se trouve toujours notre cher pays.
> Par ailleurs, j’en profite aussi pour préciser ceci. J’ai toujours été de gauche et je continue à croire que notre monde et notre pays ont besoin d’égalité et d’équité dans le partage des richesses et de l’effort travail pour produire cette richesse. Je crois à la justice sociale, et que les grands patrons ne donneront jamais leurs droits aux travailleurs, sauf à leur arracher cela selon un rapport de force à mettre en place en faveur des plus fragiles et des plus démunis.
> J’ai aussi compris depuis bien longtemps que notre pays a besoin d’un compromis politique entre toutes les tendances idéologiques, sans exclusion ni exclusive, pour espérer construire une alternative à la dictature qui ronge le pays.
Pour sauver ce qu’il y’a à sauver encore, nous sommes dans une phase qui nous oblige (si nous sommes un minimum sérieux avec le problème posé) de dépasser nos différences et de travailler dur pour ce compromis et pour la construction de cette alternative salutaire pour un pays en voie de disparition.
Pendant cette phase de construction, il ne doit plus y avoir de clashs entre idéologies, mais plutôt une démarche rigoureuse qui vise à proposer aux algériens les outils et les moyens de sortir du trou dans lequel les ont plongés les dirigeants illégitimes et incompétents qui tiennent l’Algérie d’une main de fer.
Je n’ai donc aucun soucis avec les autres algériens quels que soient leurs bords idéologiques ou tendances politiques. A condition qu’ils soient véritablement autonomes du régime mafieux en place. Car il n’y aura pas changement si les gangs au pouvoir ont la main sur cette démarche. Le véritable changement s’imposera à eux ou ne sera pas.
Merci de m’avoir lu et désolé pour ces précisions qui ne relèvent que de ma petite et humble personne.
Samir Belateche 26 12 2016

Mohia ipi sitout :)

Mohia ipi sitout 🙂
 
J’aime beaucoup écouter Mohia dire sa poésie et quand c’est possible retrouver des bribes de ses pièces théâtrales ou de ses textes.
 
Il symbolise pour moi toutes mes « pérégrinations intellectuelles » de mes 20 ans … (c’est peut-être le recul de l’age qui me fait dire ça). Ses cassettes audio se distribuaient en cachette du temps du parti unique dans notre pays.
 
A mon sens, Mohia sait à merveille mettre en scène des situations banales et simples de notre vie pour en tirer de très belles poésies, des réflexions profondes et même une sorte de rebellion contre l’injustice, contre l’oppression politique et contre l’aliénation que tout cela génère. On peut aussi dire qu’il a été un véritable témoin de son temps, une bibliothèque de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres.
 
Il était même incontrôlable par ceux qui avaient simplement instrumentalisé , déjà alors, la revendication identitaire. Il les a dénoncé et ils lui ont bien rendu d’ailleurs. Mohia était honnis par la dictature mais aussi par une partie de « l’élite » (li brobro) qui l’ignoraient et n’aiment pas ce poète rebelle total qu’il a été jusqu’à sa mort trop précoce à 54 ans.
 
Je le réécoute régulièrement, souvent quand quand dans ma tête tout se passe en kabyle dans ce monde loin de Leflaye 🙂 Mohia est devenu ma boussole kabyle en quelque sorte.
 
… ya hasra ghaf zikenni … a-khali Moh 🙂
Samir 16/1/2016 

A cut sirk agui – le retour (février 2016)

Salam alikom Azul

C’est la nouvelle édition de votre journal Acut D sirk agui qui commence, et c’est un retour qui s’annonce très « vu iqaqahen » 🙂

– D’abord annoncer cette condamnation qui vient de tomber. Le militant du collectif des chomeurs algériens Belkacem KHENCHA vient de prendre une condamnation ferme à payer une amande de 100 000 dinars algériens (10 millions), pour soit disant outrage à corps constitué. En réalité il s’agit là d’une enième intimidation car le jeune militant est autonome et ne relève d’aucune officine du régime en place. Khencha est un militant réellement libre et impossible à corrompre. Et c’est justement ce genre de militants qui fait peur au régime en place.

Avis donc aux militants autonomes, et solidarité indefectible avec Belkacem Khencha. A noter que son avocat Maître Ahmine a d’ors et déjà annoncé que ce jugement fera l’objet d’un appel.

– Pollution alarmante à El Oued. Je vous invite à voir ces quelques images extraites du film de Yann Arthus Bertrand, l’Algérie vue du ciel. Cela parle de la ville de El Oued dans le Sud Est algérien. La pollution des nappes fréatiques, vitales pour la population, pour la faune et pour la flaure est très imprtante. regardez ça.

– « Le général Benhadid est un héros » a déclaré un « opposant » algérien aujourd’hui sur les ondes d’une télévision. Pour rappel le Général Benhadid a été incarcéré suite à des déclarations incendiaires contre Bouteflika Said, le président junior traité de fou par le général à la retraite, dans un entretien accordé à une webradio algérienne. Il avait aussi lancé une véritable bombe à propos de l’implication des « services » dans les actions terroristes attribuées généralement aux groupes dits terroristes.

Ainsi donc, on ne rigole pas avec le frère du président et avec l’oligarchie et les gangs qui l’entourent. La guerre pour le pouvoir et pour rente qui l’accompagnent fait en ce moment rage là-haut sur les hauteurs d’Alger.

Mais une question se pose …. Ces coups de force, coups sous la ceinture et autres actions d’enfumages médiatiques, finiront-ils par faire exploser le régime de l’intérieur? La question reste posée.

– Passons maintenant à l’affaire Djezzy. Une affaire qui met au grand jour les relations malsaines déjà existantes entre le régime algérien, ses décideurs réels et les investisseurs sionistes de la place financière internationale. Pour rappel, le scandale se produit quand deux journalistes algériens se sont permis de faire un scandale et de rappeler devant les caméras et à l’occasion d’une conférence de presse de l’opérateur Djezzy, les positions ultra sionistes du propriétaire ( en partie ) de la société Djezzy. Tout dans cette affaire fait penser à un autre reglement de comptes au sein des gangs qui détiennent l’Algérie par la force et le trafic. Même la cause palestinienne n’échappe pas à cette triste réalité.

La vidéo des deux journalistes dégagés manu militari de la salle de conférence, a fait le buzz sur l’internet algérien. Le scandal est ainsi instrumentalisé pour déstabiliser l’opérateur et les jeunes algériens découvrent les accointances très serrées entre les décideurs algériens et l’entité sioniste. Oumazal, ceci n’est que la partie visible de l’iceberg ya chabab.

– Il faut savoir entrer dans le moule ya akhi 🙂

Ainsi tu seras plébiscité, recherché et mis à la Une. Les inconditionnels des moules vont t’adorer, te trouver délicieux, beau, intelligent et surtout pertinent. Tu seras consommé par toutes et tous … et tu feras probablement beaucoup de tunes 🙂
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C’est ce qu »on appelle l’Effet Moules Frittes 🙂

– Et pour finir notre épisode d’aujourd’hui. Je vous propose de voir ou de revoir ces images insoutenables qui nous viennent de la Palestine meurtrie par le colonialisme israélien. La jeune fille Yasmine Mohamed vient d’être abatue par des militaires israéliens et regardez la violence de l’intervention contre une population civile et désarmée. Ainsi donc va le quotidien des palestiniens depuis 1948. Humiliés, colonisés et assassinés devant les caméras du monde entier. Et personne à ce jour n’a rien fait pour arrêter ce massacre.

Allah yahdina w yahdi ma khlaq.

L’émission d’aujourd’hui est terminée.

Rendez vous la semaine prochaine Incha Allah.

Samir

Personne n'est illégal

Il a réussi avec ces deux compagnons à descendre du bateau, à s’accrocher aux câbles et à se glisser jusque sur le quai.

Et surprise, des policiers ont surgit de nulle part pour les cueillir à leur descente. Les trois « clandestins » se sachant pris au piège et comprenant que leur périple difficile, fatiguant et dangereux pouvait prendre fin là , eux qui croyaient que la traversée était une réussite.

N’ayant plus le choix, ils se séparent en partant chacun dans sa direction dans une course folle pour échapper aux policiers décidés à ne pas laisser fuir les trois « indésirables ».

Deux d’entre eux ont très vite fini dans le filet qui leur a été tendu. Le troisième à été plus inspiré en fonçant droit dans les policiers et en se dirigeant vers la seule sortie possible, l’unique portail du port … Il ne sait pas comment il a fait, mais il a réussi à les dépasser et à se retrouver dans la rue longeant les murs du port et là il a encore couru comme un fou pour se faufiler dans la foule des passants qui vaquaient à leur occupation.

Miracle, al hamdou Lillah … Je suis sauvé, je suis ENFIN en Espagne.

Délires sur ma page facebook :)

Je vous l’avoue que je n’ai pas l’intention de plaire à tout le monde. Même si mon objectif n’est pas aussi de « provoquer » les gens sur ma page. Je ne fais qu’exprimer mes points de vue et partager mes arguments de manière publique et donc soumise à contradiction et débats.

Dans la majorité des cas, tout se passe « bien » les gens étant assez lucides pour prendre les choses comme il se doit. Mais je constate aussi que parfois je dois me taper des conneries insupportables sur ma propre page. Certains (très rares heureusement) développent un rapport avec ma page qui relève selon moi du psychologue. Une histoire d’ego à gérer alors que j’ai horreur de ça. Chacun sa psychologie, et celle des autres n’est pas mon problème. J’ai d’autres chats à fouetter que de gérer les égos de gens bizarres sur internet.

Du coup cela devient difficile par moments de garder sa sérénité face à ça. Et je ne parle même pas des gens qui sont horrifiés par mes positions, mais qui ne les débattent jamais publiquement. Ils passent leur temps à me diaboliser auprès de mon entourage avec des méthodes dignes de la prostitution dans les bas fonds pauvres de la ville.

Internet c’est bien pour un million de raisons, mais parfois c’est tout simplement le grand délire

Dis, pourquoi vous êtes ainsi des barbares ?

Ceci est une petite anecdote qui me revient 🙂

Je l’ai déjà racontée je pense, mais cette histoire me revient à chaque fois que ces histoires de barbaries nous sont ainsi imposées.

Une fois, je faisais encore mes entretiens pour trouver un premier travail à Paris, je suis passé par un bureau de directeur de grande école parisienne, que je n’oublierai pas de sitôt. C’était vers l’année 1999/2000

Après avoir réussi les tests techniques, je devais passer comme d’autres candidats un entretien oral et individuel avec le directeur et son adjoint. Ceci après une première réunion en groupe avec ce même directeur et son équipe d’admission.

Pendant la réunion en groupe, le directeur s’est montré très irrité par les noms à consonance arabe qu’il y’avait dans la liste des candidats ayant réussi les premiers tests. Il n’hésitait pas à le dire avec une arrogance très remarquable.

Seuls dans son bureau pour l’entretien individuel, il m’a harcelé avec des questions du genre, Pourquoi les arabes et les algériens en particuliers sont-ils des barbares ? Comment expliquez-vous le fait que vous aimez vous égorger les uns les autres ? … etc etc

Je l’avoue que je pouvais au départ répondre à ce type de questions très simples, mais son insistance et son arrogance ont fini par me faire sortir de mes gangs pour lui dire au final ce que je pensais de son niveau d’analyse de la situation, et de son ignorance flagrante des problèmes que vivent les peuples de la rive sud de la méditerranée.

Il en a eu pour son compte, et je ne l’ai même pas autorisé à continuer la discussion. J’ai mis moi-même fin à l’entretien.

Je me rappelle aussi de son directeur adjoint, le seul à avoir assisté à tout cela, sans qu’il ne dise un seul mot. Ce monsieur m’a rappelé plus tard pour m’informer qu’il souhaitait me recevoir pour un éventuel recrutement. Car il trouvait que les résultats de mes tests étaient bons, malgré l’incident avec son directeur pendant l’entretien, me disait-il au téléphone.

Voilà, pour ce souvenir qui remonte à la surface presque à chaque fois que ce sujet des attentats s’impose à tout le monde comme en ce moment.

Samir. Paris le 13 01 2015

Changement de système, ou changement DANS le système ?

Je ne vois pas pourquoi ni comment suivre une classe politique qui tourne dans le giron du système en place, et qui pour « s’opposer » et/ou se démarquer de l’autre versant de cette classe politique directement et officiellement affiliée au régime, demande purement et simplement à organiser des élections libres et contrôlée par une instance qui ne relève pas du ministère de l’intérieur.
Cette démarche est-elle suffisante pour prétendre « changer le régime » en place ?

Il me semble que non bien évidemment. Des élections même contrôlées par une instance indépendante (il faudra voir qui composera cette instance, sa réelle volonté, ses réelles capacités …etc), ne suffiront pas à changer véritablement de système de pouvoir politique en Algérie, car les conditions pour se faire sont très loin d’être assurées. Qu’en est-il de la scène politique qui reste verrouillée sans aucune fausse note. Qu’en est-il de la scène médiatique tout aussi contrôlée ?

Changer radicalement la donne, pour aller vers un véritable Etat de droit et l’installation d’un système politique viable et réellement démocratique nécessite une démarche qui, à mon avis, reste loin de la démarche proposée actuellement par toute la classe politique algérienne officielle et officieuse.
Pour eux, il ne s’agit pas de faire un changement véritable, mais un changement DANS le système lui-même, ce qui revient à dire comme nous le disons depuis bien longtemps: faire un changement pour que rien ne change.

Exception faite bien sûr d’une partie de l’opposition qui active et s’exprime en dehors des canaux contrôlés par le régime en place et par l’oligarchie qui tient l’Algérie d’une main de fer. A part ça, point d’offre politique de véritable changement dans notre pays pour le moment.

Ceci n’est bien sûr pas bon signe sachant les difficultés extrêmes dans lesquelles s’enfonce notre cher pays, de jour en jour et toujours plus vite à mesure que le temps passe.

Samir 03 01 2015

"Qu'ont ils fait de la jeunesse de ce pays ?"

Il se leve donc tôt le matin à l’heure prévue, juste avant que le réveil ne sonne. Sa maman était déjà debout depuis longtemps occupée à préparer le petit déjeuner pour son fils qui part aujourd’hui loin dans un pays étranger , un pays qu’elle ne connait pas mais qu’elle imagine dur et difficile à vivre.

Elle aurait tant souhaité garder son fils à proximité, mais le destin a fait autrement les choses.

Lui aussi est très triste de partir, son instinct ne lui annonce rien de bon, et il croit que c’est la derniere fois qu’il verra sa maman et son père qui cache difficilement sa peine lui aussi.

Ce père qui a sacrifié sa vie pour que ses enfants soient instruits et bien éduqués, lui qui a passé sa vie à travailler pour faire évoluer son pays à peine sorti des geôles du colonialisme barbare.

Ce père qui ne comprend pas comment le pays a sombré ainsi dans la violence totale, la guerre et la misere.

Ce pays qui a fait de ses enfants des exilés et des mendiants auprès de ceux là meme qui ont fait souffrir des generations entières d’indigenes comme ils les appellaient.

Le coeur en larmes et le ventre serré, il prit son copieux petit déjeuné préparé avec tendresse par la maman, tenta de sourir et de dire quelques mots rassurants pour les deux parents, pour aller d’un pas sur et decidé vers la porte de sortie et rejoindre le vehicule de l’ami qui l’attend dehors pour l’accompagner à l’aéroport.

Il ne sait pourquii mais le papa ne resista pas et se decida lui aussi de l’accompagner jusque devant le vehicule.

Le pere tres affecté par la situation, osa juste cettz petite phrase qui resteront à jamais gravées dans la memoire du jeune hommes…

« Qu’ont ils fait de la jeunesse de ce pays ? »

Il rentre dans la voiture, fait un grand sourir au papa ainsi effondré après l’avoir longuement serré dans ses bras… et dit à son ami, vas y car je sens que je vais pleurer bientot.

C’etait la derniere fois qu’il voit son pere decedé quelques mois apres cette separation.

Samir 05 09 2014

"Je reviens du bled et …. aie aie aie, la-bas nous sommes envahis de noirs"

Hier dans une discussion à trois, un Mr d’une grande gentillesse et culture, noir d’origine, moi et un compatriote, ingénieur informatique et salafi ideologiquement visiblement.

Al akh m’a franchement gêné dois je l’avouer.

Il disait :

– Je reviens du bled et …. aie aie aie, la-bas nous sommes envahis de ….. noirs.

– Heu … mais toi aussi tu es noir , lui dit notre interlocuteur pour rigoler et pour faire passer la gene que vient de créer notre ami.

– je ne suis pas noir répond il content d’insister.

– hahaha … si si tu es noir comme moi lui dit l’autre.

– Non je ne suis pas noir comme toi, tu t’es regardé dans le miroir ? Insiste t-il.

– j’essaye à ce moment là de préciser à toute fin utile qu’effectivement l’Algérie étant un pays africain, une grande partie de nos concitoyens sont noirs. Et que cela ne pose en réalité aucun probleme.j’ai aussi essayé d’expliquer un peu le phenomene des refugiers en Algerie, ces africains qui fuient des zones de guerre comme au Mali pour sauver leurs enfants …. etc

– Notre ami insiste quand meme pour dire que ces gens ne sont pas des refugiers puisque en Algerie il n’y a pas de loi cadrant les refugiés (!) Et que ces gens africains qu’il a vu sont là juste car il y’a de l’argent à prendre dans notre pays …(!)

…… etc etc

Franchement cette discussion à 2 dinars m’a réellement génee … surtout vis à vis du Mr en face qui a passé son temps à essayer d’avaler des conneries sans queue ni tete du compatriote fier d’insister sur son ignorance d’un sujet pourtant important.

Il faut dire que précédement, ce compatriote avait aussi insisté lors d’une discussion pour fustiger le concept de democratie, que « nous rejetons en tant que musulmans » insistait-il là aussi.

Allah yahdina w yahdi ma khlaq.

Samir 02/09/2014