Rédaction

Pause – Jedba :) + Souvenir

PAUSE 🙂

Chez nous comme par ailleurs dans le monde, la danse peut etre un moyen d’expression fort. El djedba c’est encore plus que ça … n’est ce pas.

Je me rappelle de l’histoire d’un ami de fac à Alger qui m’a raconté qu’un jour son grand père, arrivant tôt le matin dans ses champs d’oliviers, il trouva alors des agents de la mairie en train de faire des tracés et des mesures prises sur documents en plein milieu de son champs personnel.

Il demande alors ce qui se passe et les agents de lui expliquer que très bientot il y’aura une route communale qui va passer par là. Et que désormais tous ces champs là et terrains allaient être découpés en morceaux par cette nouvelle route décidée par les autorités.

Le grand père, ne pouvant alors contenir sa colère et son rejet de ce plan, se mit à danser au milieu du champs et devant les yeux des agents étonnés (et un peu amusés) par la réaction du propriétaire du terrain. Le vieux kabyle pris alors sa canne , se met à tourner, à frapper des pieds sur le sol et à chanter …. que si cela se produit ainsi …. ça sera pour lui …. LA FIN DU MONDE. 🙂

Voilà pour le souvenir et pour introduire la chanson GNAOUA ci-après ….

Samir 09 11 2013

Il ne reste plus que ça 🙂 … el jedba … pour évacuer les mauvais esprits (les anti fakakirs) 🙂

Je ne comprend pas trop ceux qui opposent le 1er novembre 1954 et le congrès de la Soummam de 1956

Je ne comprend pas trop ceux qui opposent le 1er novembre 1954 et le congrès de la Soummam de 1956. Une aberration à mon humble avis.

Je ne comprend surtout pas ceux qui font de cette opposition un fond de commerce partisan ou idéologique. Il est normal à mon sens que ce débat existe, mais de là à en faire une FRACTURE !…. Je trouve que dire cela, c’est ne rien comprendre à ceux qui ont pris les armes et pour la majorité qui sont morts au champs d’honneur (??!!)

Ce qui fonde la révolution algérienne c’est bien indiscutablement la déclaration du 1er novembre, complétée par la suite par d’autres étapes qu’on devrait d’ailleurs remettre chacune dans son contexte, dont le congrès de la soummam , mais des étapes qui n’ont JAMAIS visé à remettre en cause cet ordre là des choses (le 1er novembre fonde toute la démarche pour l »indépendance du joug colonial). Ceci étant vrai je pense, malgré les ratés de la révolution (que l’on connait tous), mais des ratés qui n’ont pourtant jamais fait détourner la révolution de son objectif … n’est ce pas.

Je pense que pendant la révolution la majorité écrasante des algériens étaient mobilisée pour la révolution. Tout le monde a été touché et écrasé par la machine militaire coloniale. Les algériens étaient restés unis malgré tout, malgré toutes sortes de différences, de difficultés et de souffrances. Cette union , devrait etre encore d’actualité aujourd’hui, je pense.

Cette union là est une ligne rouge à mon avis. Nos différences ne doivent jamais être un enjeux majeur … ni une fracture fatale. Pour l’intérêt supérieur du pays, les enjeux idéologiques ou partisans doivent reprendre leur juste place, à mon avis.

Samir 07 11 2013

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Le Carnaval fi dechret el houkame – en mode: ALORS ON DANSE !

Le Carnaval fi dechret el houkame – en mode: ALORS ON DANSE !

– Le DRS (police politique et services secrets), sont entrés dans la case opposition au président Boutef III et à son frère le Parrain Dda Said

– Le FLN par la voix du parachuté Amar Saidani , rentre en opposition au « système », et va en « guerre médiatique » contre l’armée qui intervient dans le champs politique. « Que fait l’armée dans les APC » … comme il a dit lui

– Des candidats mine wazn el aranib « lièvres » commencent à se lancer dans la course, tout en sachant que cette élection comme toutes les autres est biaisée et sous contrôle. Mais qu’importe, al mouhim al moucharaka …

– La presse est, comme d’habitude, mise à contribution pour que personne ne comprenne « fiha trène » rien à la situation.

– La classe politique est HS, pour ne pas dire tétanisée , et ceci depuis bien longtemps.

– La « société civile » est aussi HS quand il ne s’agit pas de la mobiliser de force comme simple relais d’une propagande, que le peuple ne peut plus supporter.

– … etc etc

ALORS … ON DANSE !?

Affaire du blogueur Algérien Abdelghani. Le juge confirme son refus de libération provisoire.

Affaire du blogueur Abdelghani Aloui. Incarcéré à la prison médiévale de Sarkaji.

Le juge vient de refuser la liberté provisoire en attendant le procès. Et jusqu’à preuve du contraire, il lui est reproché d’avoir posté des photos montages sur facebook et d’avoir chez lui , une écharpe avec les mots « la illah illa Allah ».

Pour rappel, ce jeune n’est pas le seul à avoir été poursuivi et incarcéré pour cause de ses opinions et de sa liberté d’expression sur internet. Avant lui, il y’en a eu plusieurs dans ce cas là, en plus de tous les autres activistes algériens intimidés, menacés et arbitrairement traînés dans les commissariats et les tribunaux de l'(in)justice algérienne.

Pour rappel aussi, le jeune blogueur , comme pour les cas précédents est totalement abandonné par la « société civile » algérienne, y compris par les associations qui prétendent militer pour les droits de l’hommes en Algérie.

Et enfin, notons l’acharnement que certains « militants » ont fait contre ce jeune homme, notamment en essayant de l’isoler et de le montrer comme un vrai terroriste dangereux, avec lequel il ne faut surtout pas se solidariser.

Ainsi fonctionne la scène politique algérienne. Une aberration unique en son genre.

Le jeune blogueur croupit donc en prison pour des raisons fallacieuses, et ceci représente une enième atteinte aux droits fondamentaux des citoyens algériens. Une autre atteinte aux libertés qui n’intéresse quasiment personne en Algérie, sauf peut être quelques personnes et quelques militants autonomes, et qui ont essayé dès le début de défendre ce blogueur devant les tribunaux algériens, et en alertant aussi l’opinion nationale et internationale à propos de son cas.

J’espère que justice sera rendue très bientot pour ce jeune opprimé.

Samir 04/11/2013

Qu'est ce que je n'aime pas ces opportunistes du showbiz médiatique.

Tant que c’est sincère et courageux, j’ai clairement supporté ce gars. C’était du temps de youtube et de la chute de Moubarek.

Par la suite il s’en est pris aux islamistes qui venaient de prendre le pouvoir de manière légitime et démocratique. Là aussi j’avais trouvé ça drole, car il était dans son droit en démocratie de faire ça. Remarquons que les islamistes vivaient mal la chose, mais cet humoriste n’avait jamais eu de réels problèmes avec les nouvelles autorités.

Depuis le coup d’etat militaire, je ne peux meme plus voir ce connard qui a soutenu le putsch. Il a depuis continué à vomir contre les victimes du putsch avec une hypocrisie qui donne la nausée.

Maintenant qu’on sait que ce gars n’apporte en réalité rien aux débats ni à la reflexion, les journalistes peuvent continuer à nous le présenter comme une star qui vient amuser et éduquer une « populace » qui ne sait rien, surtout pas voter pour les bonnes personnes.

Pour moi, ce Bassem est juste un gars du showbiz, très malhonnête intellectuellement et n’est là que pour vendre un produit … et qui me donne juste la nausée pour tout avouer.

Samir 28 10 2013

Ceci est un commentaire sur cela http://orientxxi.info/magazine/portrait-de-l-egypte-en-midinette,0406

Bouteflika sera le candidat du FLN , c'est la nouveauté du jour … selon Saadani.

boutef-maladeEn réalité, nous savons tous que l’enjeu n’est pas la personne du président, ni le nombre de mandats qu’il fait, même assis sur une chaise roulante, sourd et muet, ou même couché 6 pieds sous terre.

L’enjeu est ailleurs, car le « système » est face à une grave crise en tous genres et à tous les niveaux. Il risque de s’effondrer, d’entrer en guerre, d’imploser ou d’exploser, d’emporter tout sur son chemin. Ce n’est qu’une question de temps … et « le temps c’est de l’argent » … pour cette oligarchie et ces irresponsables aux commandes de notre cher pays.

Alors, que le FLN présente son candidat ou pas, que le RND ou les autres s’agitent sur la « scène politique », … le temps file vite et notre sort est quasiment déjà connu , me semble t-il.

« L’essentiel c’est d’y aller tous ensemble », n’est pas ?… comme dirait un grand philosophe de chez nous dont j’oublie le nom 🙂

Samir 27 octobre 2013

Algérie , décennie noir et rouge, propagande et propagandistes

A mon avis et de l’avis aussi de beaucoup d’observateurs lucides et sages, il n’y a pas d’autres solutions que de passer par une justice indépendante et des commissions indépendantes pour établir la vérité sur ce qui s’est passé et concernant chaque assassinat, massacre ou autres destructions et violences pendant les tristes années 90 en Algérie.

Jusqu’à maintenant et au jour d’aujourd’hui, une seule partie concernée par ces tristes événements refuse catégoriquement toute enquête et toute vérité à ce propos. C’est le régime en place qui bloque toute recherche de vérité, aidé par une très lourde propagande véhiculée par les médias d’ici et de la-bas ainsi que par une petite caste de civiles et de politiques en charge de matraquer cette propagande.

Ceux qui demandent la vérité sont diabolisés et accusés de terrorisme et cela fait au moins 15 ans que cela dure ainsi.

On peut le lire encore de nos jours dans tous les médias et sur les réseaux sociaux aussi on peut remarquer ceux qui véhiculent cette propagande et cette violence envers celles et ceux qui demandent vérité et justice.

Voilà, les choses sont claires j’espère pour vous chers amis et chers contacts facebookiens.

Cela me permet ainsi de préciser ce genre de choses à toute fin utile (j’ai vu que certains continuent à reproduire cette propagande sur ma propre page; et d’autres n’hésitent pas à m’insulter et à me menacer sur la base de cette même vieille propagande sortie des laboratoire du régime qui refuse la justice et la vérité).

Voilà tout, et bonne journée à toutes et tous.

Samir 22/10/2013

Médias sociaux et NTIC … koul a3amad … 3amad :)

Ci-dessous un lien à propos des médias sociaux (en France, dans ce cas).

Et quand j’ai l’occasion de suivre quelques évolutions dans ce domaine ailleurs que dans notre pays l’Algérie … et rapporté à l’état de notre internet, je me dis que le retard va être très difficile à rattraper.

Nos dirigeants, responsables de ce secteur important, ont tout raté (là aussi). Ils ont fait beaucoup de promesse, et engloutis beaucoup d’argent avec un résultat des plus sinistres.

Dans ce monde là de l’internet et des nouvelles technologies en général, les évolutions arrivent à une grande vitesse, et très vite les anciennes inventions, innovations, créations, trouvailles sont dépassées par de nouvelles.

Que dire alors d’un pays qui n’arrête pas de … reculer, y compris dans ce secteur qui avance à une vitesse toujours plus rapide. Le résultat pour nous est triste

– Ad yaqlaa el vavur (en kabyle dans le texte) 🙂

http://www.mediassociaux.fr/2013/09/10/community-management-livre-paul-cordina/

"Révolution", l'expérience algérienne comme "modèle" ?

imagesJ’ai écrit ce matin un long texte (point de vue) que je n’ai pas pu poster, car j’utilisais mon téléphone pour ce faire, et dans les transports. Me voilà obligé de le réécrire, de mémoire, histoire de partager avec vous cette petite réflexion:

Depuis plusieurs mois, j’ai souvent discuté avec des amis tunisiens à propos de la situation qui prévaut dans leur pays. J’ai aussi un ami avec qui j’échange quotidiennement à ce propos. C’est dire aussi que j’ai beaucoup de respect pour nos voisins tunisiens, même s’il m’arrive de ne pas partager le point de vue de mes amis.

A observer de près les événements en Tunisie donc, je me retrouve presque systématiquement replongé dans notre Algérie des années 1989, 90, 91, 92 et suivantes, que tout le monde connait me semble t-il, et dont il n’est pas la peine ici de revenir sur tous les détails de cette expérience.

En effet à suivre l’actualité de nos voisins, comme pour les algériens dans ces années là, les citoyens sont très impliqués et excités à l’idée de changer le système et d’installer un nouveau système qui les respecte enfin, et qui jette aux oubliettes de l’Histoire les années de plomb et de dictature violente et destructrice.

On constatera aussi toutes les difficultés et autres défis auxquels sont confrontés les citoyens pour réussir cette première phase « post dictature ». Les mêmes problèmes apparaissent durant la phase de transition, à savoir :

– Les résistances des anciens du régime dictatorial, qui souvent ne lâchent rien de leurs anciens privilèges et pour lesquels ils sont prêts à tout pour les garder.

– L’immaturité et parfois l’irresponsabilité de certains opposants qui occupent désormais le terrain politique ainsi libéré. En effet, 50 ans de dictature et de « non politique » pratiqué par le régime ancien, peut donner ce genre d’hommes et de femmes politiques pas expérimentés, et parfois mêmes clairement aventuriers, sans capacités politiques suffisantes pour aborder cette étape cruciale.

– Le cas de certains citoyens qui sont prêts à tout pour « prendre le pouvoir » en dehors de tout mécanisme démocratique. Une tendance à l’hégémonie qui touche tous les bords politiques, comportements parfois violents qui s’expliquent, me semble t-il, par l’éducation politique que tout le monde a reçu durant les décennies de la dictature. Une pratique politique que certains rééditent systématiquement après la chute de la dictature.

Arrêt_du_processus_électoral_de_1991_en_Algérie

– Le cas de la presse et des médias complètement pervers et qui ne servent dans cette phase que comme outils de propagande, de brouillage des pistes et parfois de tribunes pour les anciens du régime qui tentent de se réinstaller et de reprendre la main sur le cours des événements. Cette presse souvent appartenant aux mêmes décideurs issus de la dictature ancienne fera toute pour implanter le décors nécessaire pour un retour en arrière.

– Le cas des grandes puissances internationales aussi qui tentent de peser de tout leur poids sur le cours des choses, et toujours dans le but de limiter au mieux le pouvoir du peuple qui vient d’être repris aux mains de la dictature. Comme pour l’Algérie, on constatera comment ces puissances prennent fait et cause pour les forces occultes qui tentent de chavirer « la révolution » et de la conduire droit … dans les bras de l’ancien régime.

Voilà, résumé quelques points de ressemblance entre l’expérience algérienne avec ce qui se déroule en ce moment même chez nos voisins. Cette comparaison ne doit bien sûr pas cacher les différences entre les deux cas, notamment celles liées aux contextes historiques dans lesquels se déroulent ces événements. En effet l’expérience algérienne a déjà plus de 20 ans d’ancienneté, ceci est très important à prendre en compte , je pense.

Espérons toute la réussite à nos voisins qui tentent de s’en sortir dans des conditions difficiles et que l’expérience algérienne serve de leçons pour éviter les erreurs et autres pièges qui ont coûté très chers aux algériens durant les années 90, expérience que tout le monde connait dans ses moindres détails.

Samir 03 / 10 / 2013

Face au régime algérien, un compromis politique pour le dépasser s'impose

1378400_517398011678047_1111602111_nFace au régime algérien, qui a mis notre pays sur le chemin du chaos et qui a déjà cassé tout ce qui peut faire encore une Algérie forte et confiante pour son avenir, je pense qu’il est de notre devoir à toutes et tous de nous mettre à assumer nos responsabilités, devant l’histoire et devant notre peuple.

Toutes celles et tous ceux qui se considèrent comme étant en dehors du giron du régime actuellement en place doivent passer à l’étape suivante de leur activité politique. Ils s’agit de commencer à travailler pour un COMPROMIS POLITIQUE qui vise à rassembler un maximum d’algériens disposés à aller au-delà du régime, de sa philosophie foireuse, et de son agenda stérile, pour installer une vraie République, un vrai État de droit et une vraie démocratie.

Le moment est venu pour discuter les termes de ce compromis, et , à mon avis, ne compteront pour sérieux que celles et ceux qui feront un pas en avant dans cette direction ainsi décrite.

C’est aussi sur ce point, que l’on peut évaluer le sérieux des gens qui se prétendent opposants et soucieux de l’avenir de notre cher pays.

Sans cette démarche, et cette posture de non assistance à (notre) pays en danger nous rend donc tous responsables individuellement et collectivement de la situation actuelle et de ses conséquences.

Samir 30 09 2013