Rédaction

Changement de système, ou changement DANS le système ?

Je ne vois pas pourquoi ni comment suivre une classe politique qui tourne dans le giron du système en place, et qui pour « s’opposer » et/ou se démarquer de l’autre versant de cette classe politique directement et officiellement affiliée au régime, demande purement et simplement à organiser des élections libres et contrôlée par une instance qui ne relève pas du ministère de l’intérieur.
Cette démarche est-elle suffisante pour prétendre « changer le régime » en place ?

Il me semble que non bien évidemment. Des élections même contrôlées par une instance indépendante (il faudra voir qui composera cette instance, sa réelle volonté, ses réelles capacités …etc), ne suffiront pas à changer véritablement de système de pouvoir politique en Algérie, car les conditions pour se faire sont très loin d’être assurées. Qu’en est-il de la scène politique qui reste verrouillée sans aucune fausse note. Qu’en est-il de la scène médiatique tout aussi contrôlée ?

Changer radicalement la donne, pour aller vers un véritable Etat de droit et l’installation d’un système politique viable et réellement démocratique nécessite une démarche qui, à mon avis, reste loin de la démarche proposée actuellement par toute la classe politique algérienne officielle et officieuse.
Pour eux, il ne s’agit pas de faire un changement véritable, mais un changement DANS le système lui-même, ce qui revient à dire comme nous le disons depuis bien longtemps: faire un changement pour que rien ne change.

Exception faite bien sûr d’une partie de l’opposition qui active et s’exprime en dehors des canaux contrôlés par le régime en place et par l’oligarchie qui tient l’Algérie d’une main de fer. A part ça, point d’offre politique de véritable changement dans notre pays pour le moment.

Ceci n’est bien sûr pas bon signe sachant les difficultés extrêmes dans lesquelles s’enfonce notre cher pays, de jour en jour et toujours plus vite à mesure que le temps passe.

Samir 03 01 2015

Il n'y a pas encore de web citoyen en Algérie (commentaire)

Juste une petite réflexion à propos du sujet abordé dans cette émission (voir vidéo). En commençant bien sûr par dire bravo à Abdou pour ce qu’il fait. Le sujet mérite d’être abordé et largement défendu, cela est mon humble conviction à ce propos depuis bien longtemps.

Je pense que malheureusement il n’y a pas encore de web citoyen chez nous. Je pense néanmoins que par ailleurs les autorités algériennes ont depuis depuis un petit moment déjà pris en compte (dans leur communication) « l’opinion publique algérienne » exprimée sur internet. Ils s’adressent même désormais de manière ciblée à cette sphère de l’internet, que les dirigeants ne connaissent pas, redoutent et appréhendent même à mon avis. Parfois on a l’impression que beaucoup de décideurs découvrent eux-mêmes les algériens au travers de facebook, par les photos venant de partout et de l’intérieur du pays en particulier, par le discours dans les vidéos filmées via des smartphones… etc

De là à penser que le citoyen algérien peut « soudaincoup » peser plus sur les décisions des décideurs algériens, je pense qu’il ne faut pas rêver non plus 🙂 Les dirigeants algériens ne prennent pas leurs ordres auprès des algériens, cela nous le savions déjà depuis longtemps 🙂

Il n’y a pas de web citoyen algérien car beaucoup d’indicateurs disent que la majorité des gens cherchent plutôt à beuzzer, au détriment donc de la qualité de l’information et du contenu des messages.

Ceci s’explique, je pense, largement par l’engouement des algériens pour les réseaux sociaux, facebook en particulier (réseau tourné vers l’image) au détriment des blogs et autres plateformes d’informations tournées vers le contenu, l’organisation, la collaboration, la réflexion et le débat.

Je relève ici la remarque de l’autre invité de l’émission Frédéric Bardeau qui rappelle que pour être citoyen à part entière sur internet il faut aussi des communautés de « codeurs » indépendants et citoyens. Décider de prendre la main sur l’internet et apprivoiser son usage, en dehors du bon vouloir des autorités en place, nécessite une conscience qui dépasse la simple course au beuzz, n’est ce pas. Cela suppose une réflexion collaborative et indépendante qu’on a rarement vu sur l’internet algérien, selon mon humble expérience. Créer de la plus-value et du contenu n’est pas notre fort, entre algériens malheureusement et la fracture classique évoquée par l’invité, entre ingénieurs et codeurs d’un coté et des larges couches d’internautes de l’autre, existe bel et bien et mériterait effectivement d’être réduite.

Nous avons ainsi rarement vu des blogs collaboratifs, les blogs algériens se comptant sur le bout des doigts, idem pour les communautés open source par exemple, rares et isolées, la jeunesse la plus dynamique ne voulant se lancer que dans le commercial, et le business.

Prendre le train de l’internet à compter de l’arrivée des réseaux sociaux et négliger tout le reste représente un handicap certain, et clairement remarqué à propos de l’internet algérien, à mon avis.

Je précise néanmoins à toute fin utile, que malgré ce que je relève là à propos de notre internet, il existe quand même des exceptions, trop rares pour ne pas le mentionner. A préciser aussi comme rappelé par Abdou sur ce plateau à juste titre que dans le cas algérien il y’a la contrainte , la peur de la répression et que plusieurs internautes ont déjà fait les frais de la répression lourde des autorités algériennes. Le principe étant la fermeture de toute possibilité de liberté de parole, d’organisation et de débats aux algériens (sauf sous le contrôle habituel du système en place).

Samir 03 01 2015

Le compromis, le vrai changement … ou le CHAOS !

Très clairement ce qui a sauvé la Tunisie post-Ben Ali, c’est le fait que la classe dirigeante arrivée après la chute brutale de la dictature; avait compris l’importance du « compromis politique » pour pouvoir aller de l’avant.

Ce qui par ailleurs a coûté très cher aux égyptiens et aux libyens par le fait d’avoir totalement négligé l’importance de ce type de démarches.

Pour notre pays l’Algérie, il en est de même; cCe qui nous sauvera c’est le compromis politique que doivent trouver entre eux les vrais opposants, toutes tendances idéologiques confondues. (je ne parle pas de la classe politique mise en orbite par les « services », pour rester sérieux sur le sujet)

Serons-nous à la hauteur des enjeux comme l’ont été nos voisins et amis tunisiens ?

Samir 03 09 2014

"Qu'ont ils fait de la jeunesse de ce pays ?"

Il se leve donc tôt le matin à l’heure prévue, juste avant que le réveil ne sonne. Sa maman était déjà debout depuis longtemps occupée à préparer le petit déjeuner pour son fils qui part aujourd’hui loin dans un pays étranger , un pays qu’elle ne connait pas mais qu’elle imagine dur et difficile à vivre.

Elle aurait tant souhaité garder son fils à proximité, mais le destin a fait autrement les choses.

Lui aussi est très triste de partir, son instinct ne lui annonce rien de bon, et il croit que c’est la derniere fois qu’il verra sa maman et son père qui cache difficilement sa peine lui aussi.

Ce père qui a sacrifié sa vie pour que ses enfants soient instruits et bien éduqués, lui qui a passé sa vie à travailler pour faire évoluer son pays à peine sorti des geôles du colonialisme barbare.

Ce père qui ne comprend pas comment le pays a sombré ainsi dans la violence totale, la guerre et la misere.

Ce pays qui a fait de ses enfants des exilés et des mendiants auprès de ceux là meme qui ont fait souffrir des generations entières d’indigenes comme ils les appellaient.

Le coeur en larmes et le ventre serré, il prit son copieux petit déjeuné préparé avec tendresse par la maman, tenta de sourir et de dire quelques mots rassurants pour les deux parents, pour aller d’un pas sur et decidé vers la porte de sortie et rejoindre le vehicule de l’ami qui l’attend dehors pour l’accompagner à l’aéroport.

Il ne sait pourquii mais le papa ne resista pas et se decida lui aussi de l’accompagner jusque devant le vehicule.

Le pere tres affecté par la situation, osa juste cettz petite phrase qui resteront à jamais gravées dans la memoire du jeune hommes…

« Qu’ont ils fait de la jeunesse de ce pays ? »

Il rentre dans la voiture, fait un grand sourir au papa ainsi effondré après l’avoir longuement serré dans ses bras… et dit à son ami, vas y car je sens que je vais pleurer bientot.

C’etait la derniere fois qu’il voit son pere decedé quelques mois apres cette separation.

Samir 05 09 2014

"Je reviens du bled et …. aie aie aie, la-bas nous sommes envahis de noirs"

Hier dans une discussion à trois, un Mr d’une grande gentillesse et culture, noir d’origine, moi et un compatriote, ingénieur informatique et salafi ideologiquement visiblement.

Al akh m’a franchement gêné dois je l’avouer.

Il disait :

– Je reviens du bled et …. aie aie aie, la-bas nous sommes envahis de ….. noirs.

– Heu … mais toi aussi tu es noir , lui dit notre interlocuteur pour rigoler et pour faire passer la gene que vient de créer notre ami.

– je ne suis pas noir répond il content d’insister.

– hahaha … si si tu es noir comme moi lui dit l’autre.

– Non je ne suis pas noir comme toi, tu t’es regardé dans le miroir ? Insiste t-il.

– j’essaye à ce moment là de préciser à toute fin utile qu’effectivement l’Algérie étant un pays africain, une grande partie de nos concitoyens sont noirs. Et que cela ne pose en réalité aucun probleme.j’ai aussi essayé d’expliquer un peu le phenomene des refugiers en Algerie, ces africains qui fuient des zones de guerre comme au Mali pour sauver leurs enfants …. etc

– Notre ami insiste quand meme pour dire que ces gens ne sont pas des refugiers puisque en Algerie il n’y a pas de loi cadrant les refugiés (!) Et que ces gens africains qu’il a vu sont là juste car il y’a de l’argent à prendre dans notre pays …(!)

…… etc etc

Franchement cette discussion à 2 dinars m’a réellement génee … surtout vis à vis du Mr en face qui a passé son temps à essayer d’avaler des conneries sans queue ni tete du compatriote fier d’insister sur son ignorance d’un sujet pourtant important.

Il faut dire que précédement, ce compatriote avait aussi insisté lors d’une discussion pour fustiger le concept de democratie, que « nous rejetons en tant que musulmans » insistait-il là aussi.

Allah yahdina w yahdi ma khlaq.

Samir 02/09/2014

دور الجيش في الانتقال الديمقراطي السلمي – مقران ايت العربى

Mon humble avis est qu’il est temps d’arrêter d’en appeler à l’armée comme étant LA solution à la crise politique algérienne. Ceux qui ont fait la crise ne peuvent être LA solution … yal khawa

LA solution est dans les mains du peuple …. qui se décidera où pas d’aller changer tout ça. plus personne ne croit en ce peuple, pourtant nul autre chemin que celui là pour changer les choses. Le peuple aussi ne croit pas en ses « élites », et on peut aisément le comprendre à mon avis.

Quant à changer les choses, en passant par les décideurs militaires qui iraient convaincre le président de négocier avec une opposition, elle même fragile et ne représentant quasiment personne d’entre les algériens …. permettez-moi d’en douter … Maitre

Samir 01 09 2014

ورد في مقالات صحفية أن التنسيقية الوطنية للحريات والانتقال الديمقراطي CLTD لم تدرج في الأرضية المنبثقة عن ندوة زرالدة اقتراحات مولود حمروش ومقران آيت العربي المتعلقة بتدخل الجيش.

وقد توحي هذه العبارة، وخاصة إذا أوّلت بسوء نية، أننا طالبنا الجيش بأن يتدخل لتغيير النظام بالوسائل العسكرية. وحتى تبقى الاقتراحات واضحة عند الجميع دون حاجة لأي تأويل أو شرح مغرض، أسجل التوضيحات التالية:

لم أسمع مولود حمروش يطالب بتدخل الجيش عسكريا. وله أن يشرح موقفه بالوسيلة التي يراها مناسبة.

وفيما يخصني، فإنني لم أطالب إطلاقا بتدخل الجيش لتغيير النظام بالوسائل التقليدية المعروفة بالانقلابات العسكرية مهما كانت الطريقة، لكون هذه العملية لا تتم إلا بالعنف. بينما مطالبي المتكررة والمستمرة تتمثل في التغيير السلمي عن طريق اتفاق المعارضة والسلطة والمجتمع المدني والشخصيات الفاعلة والكفاءات في كل المجالات حول برنامج انتقالي. وينبغي أن يسمح هذا البرنامج بالانتقال من نظام التعسف إلى دولة القانون، ومن التسلط إلى احترام الحريات العامة وحقوق الإنسان والمواطن، ومن خدمة جماعات المصالح إلى الاعتناء بالطبقات الأكثر حرمانا لضمان العدالة الاجتماعية.

ولكن السلطة تتمسك بموقفها المتمثل في أن الجزائر بخير وعافية ولا حاجة لأي تغيير نظرا لوجود مؤسسات منتخبة. بينما يرى أنصار التغيير السلمي أن الجزائر تعيش أزمات متعددة وخطيرة، وأن الخروج منها يستدعي تغيير النظام بالوسائل السلمية، حتى لا يحدث عندنا ما حدث عند غيرنا، وخاصة أنه بإمكان الشارع أن يتحرك في أي وقت. ومن جهتهم، فإن بعض أنصار التغيير يتمسكون بضرورة المرحلة الانتقالية ولو بدون موافقة السلطة. وأمام حوار الصم لا بد من حل. والحل بيد الجيش.

إن الجيش الجزائري ليس من تركات العهد العثماني ولا من مخلفات الاستعمار الفرنسي (بغضّ النظر عن بعض الضباط الفارين من الجيش الفرنسي) بل هو رغم بعض التحفظات امتداد لجيش التحرير الوطني الذي تكوّن من فلاحين وعمال وطلبة ونساء بغرض تحرير الجزائر وليس من أجل ممارسة السلطة بطريقة مباشرة أو غير مباشرة.

وأمام هشاشة الطبقة السياسية بعد الاستقلال، كان للجيش دور سياسي جعله يؤثر في الأحداث والتحولات الكبرى من انتخاب المجلس الوطني التأسيسي إلى العهدة الرابعة. فقيادة الجيش (وبغضّ النظر عن فضل هؤلاء) هي التي صنعت الرؤساء من أحمد بن بلله إلى عبد العزيز بوتفليقة. وهي التي حددت الخطوط العريضة لبناء الدولة. وهي التي أثرت في الأحداث الكبرى سلبا أو إيجابا. وهي التي تملك الوسائل المادية والبشرية والكفاءات التي يمكنها أن تساهم مساهمة فعالة في التحول الديمقراطي السلمي، وإعادة الكلمة للشعب. ويتلخص ذلك في أن الجيش في خدمة الدولة والشعب والأمة، وليس في خدمة السلطة أو مجموعة أو نظام. ولا يمكن للجيش، في رأيي، أن يعود إلى الثكنات بالبساطة التي يتصورها البعض والجزائر في أزمة متعددة الأبعاد. فدوره في الظروف الراهنة يتمثل في إقناع رئيس الجمهورية بضرورة التوصّل إلى اتفاق عاجل بين السلطة والمعارضة، حول أرضية مشتركة يتبناها الجميع، بهدف التغيير السلمي، لتفادي مأساة جديدة. وبعد التوصّل إلى دستور توافقي فعلا يشارك في إعداده الجميع وليس عن طريق استضافة أشخاص وأحزاب في قصر الرئاسة. ومعظم هؤلاء الأشخاص لا وزن ولا تأثير لهم في المجتمع. وباستثناء بعضها، فالأحزاب التي تم استقبالها برئاسة الجمهورية « للتشاور » لا تملك في الحقيقة إلا ورقة الاعتماد لمثل هذا الغرض.

فبعد التوصل إلى إجراء انتخابات حقيقية بعيدة عن التزوير والمال الفاسد، وبعد وضع أسس نظام جديد منبثق من الإرادة الشعبية، مبني على مؤسسات ديمقراطية وليس على الأشخاص والجماعات ، وبعد وضع أسس دولة القانون، يمكن للجيش أن ينصرف إلى مهامه الدائمة ككل جيوش الدول الديمقراطية. وقبل ذلك، فللجيش مسؤولية تاريخية أمام الشعب والأمة في التغيير الديمقراطي السلمي، وذلك بتدخله بعقله وعبقريته وكفاءاته وانضباطه، وليس بالدبابات كما فهم البعض. فالمرجعية السياسية هي
بيان نوفمبر 1954 وقرارات مؤتمر الصومام. فكما نجح جيش التحرير الوطني في تحقيق الاستقلال، يمكن للجيش الوطني الشعبي أن يساهم في تحقيق دولة القانون. ولماذا لا نفتح نقاشا واسعا وهادئا حول هذا الموضوع ونحن على أبواب الاحتفال بالذكرى الستين لاندلاع إحدى أكبر ثورات القرن العشرين؟ فلنكن في مستوى تضحيات شعبنا عبر ألفي سنة

http://dzactiviste.info/

POINT DE VUE – Véritable pouvoir et véritable changement en Algérie

Le CHANGEMENT est souhaitable, mais surtout nécessaire et inévitable pour notre pays.

Je parle là du vrai changement qui refondera sérieusement et durablement l’Etat et la Nation algérienne. Ce changement est inévitable car la situation n’est plus tenable pour le régime illégitime en place depuis 1962.

Et le changement véritable viendra du peuple et de la base populaire qui devra tôt ou tard se prendre en charge et prendre son destin en main. Et à mon humble avis c’est vers cette base qu’il faut donc aller et c’est à elle qu’il faut s’adresser, pour garantir le pas vers une nouvelle Algérie libérée définitivement du joug de la dictature.

Il ne faut pas aller chercher le CHANGEMENT, celui du véritable intérêt du peuple et du pays , du coté du régime oubien de ses entrailles politiques. Sinon il y’a risque sérieux d’être observé de loin par le peuple qui ne se reconnait pas dans le régime quel qu’il soit. Le petit peuple connait la dictature dans ses moindres soubresauts.

Ceci n’étant qu’un simple point de vue personnel, je précise que je vois personnellement d’un très bon oeil le fait que des acteurs de la société civile s’organisent et discutent ainsi. Ce genre d’initiatives sont à multiplier et à faire descendre vers la base je pense. Le changement politique se fera incha allah strictement de manière pacifique et le règlement de la crise sera strictement politique. Les algériens en sont capables.

Et ce ne sont pas les manoeuvres du « véritable pouvoir » qui y changeront quelque chose.

Samir 11 05 2014

Ligues, Syndicats Autonomes Et Associations Un Rendez-Vous Pour Le «Changement» À Oran

C’est le 10 mai que se réuniront, à Oran, les organisations syndicales autonomes, associations et autres forces vives de la société civile qui s’activent à se regrouper dans l’«Espace de la société civile pour le changement», après l’élection présidentielle du 17 avril.

Après une première réunion à Alger, le 26 avril, cette «alliance» de plusieurs syndicats – le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), le Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (ESS) et autres organisations dont la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) et la Coordination nationale de la défense des chômeurs (CNDDC) – rencontrera à Oran d’autres personnalités et organisations qui ont rallié cet espace.
«Nous sommes une quinzaine d’organisations et de personnalités à avoir exprimé la volonté de rallier cet espace avec comme principal objectif de fédérer tous les mouvements qui ont fait des actions pour le mouvement associatif», explique M. Debbouz de la LADDH, qui précise que la composante de cet espace ne sera connue qu’à la réunion du 10 mai.

La rencontre vise à poursuivre le débat autour de cette initiative pour un changement démocratique auquel la société civile doit participer et dans lequel son avis doit peser. M. Debbouz, qui révèle «des contacts avec la Coordination pour les libertés et le changement démocratique», souligne : «Notre ambition est de parvenir, avec ces forces qui refusent le statu quo, à constituer un rapport de forces avec un certain degré de maturité politique pour peser dans le débat qui déterminera le devenir de notre pays.» L’appel a été lancé à toutes les forces actives de la société civile. La rencontre d’Oran permettra, selon les signataires de l’appel, d’ouvrir le débat sur des points principaux, considérés comme le «cheval de bataille» de cette alliance.

Le Snapap considère, pour sa part, que ce n’est que dans un Etat de droit que seront possibles les luttes pour l’amélioration des autres droits sociaux. «La lutte pour la consécration des libertés et des droits humains est un travail à long terme. Les syndicats ne doivent pas perdre de vue que c’est une fois leurs droits politiques arrachés et garantis qu’ils pourront attendre l’amélioration dans différents secteurs. Il faut dépasser le cadre corporatiste de la contestation», a déclaré Rachid Malaoui, président du Snapap, lors du lancement de cette initiative. Et d’ajouter : «La prochaine rencontre revêt donc une importance particulière.

Cette rencontre-débat sera la deuxième étape de notre mouvement à travers lequel on essayera de voir quel changement il faut apporter afin de parvenir d’abord à une véritable séparation des pouvoirs.» Les forces revendicatrices de changement aspirent aussi à aboutir à la mise en place d’une instance indépendante pour l’organisation des élections, gage de transparence et pour garantir les libertés individuelles et le respect des droits de l’homme. «Cet espace vise à sensibiliser aux véritables enjeux qui entourent la confection de la prochaine Constitution qui doit expliciter des mécanismes qui garantissent la séparation des pouvoirs, le respect des libertés individuelles et des droits de l’homme», expliquent les signataires de l’appel, qui soulignent que la Constitution actuelle a été réduite à des slogans dont l’application n’a pas toujours suivi.

Fatima Arab
El Watant 11 05 2014