Rédaction

Silence, on tue des islamistes !!

Je connais quelqu’un avec qui j’ai souvent milité pour les droits des travailleurs et dans certains cas, il y’a de cela quelques années, pour les droits des sans papiers ici en France.

c’est quelqu’un d’extrême gauche, un bord avec qui je flirte car je suis un peu comme ça moi aussi. Je crois sincèrement qu’il faut se battre pour les droits des plus pauvres, des plus fragiles et pour une répartition équitable des richesses.

Ces derniers temps cette personne ne peut plus entendre parler de moi, depuis que j’ai osé dire que dans le cas égyptien et ailleurs dans notre région, il faut se battre et dénoncer les exécutions, les tortures et autres atteintes aux droits de l’homme, Y COMPRIS CONCERNANT LES ISLAMISTES (Frères musulmans en l’occurrence car c’était cela le sujet du débat).

Que n’ai je pas dit ?! La personne essaye alors de me rappeler à l’ordre avec des arguments totalement inacceptables quels qu’ils soient d’ailleurs. On n’argumente pas face à des être humains qui sont torturés ou exécutés physiquement. On dénonce cela, point barre. Le fait de ne pas être de ce bord politique ne change rien à cette posture fondamentale, disais-je pour m’expliquer.

J’ai quand même essayé de dire cela, en vain. Depuis la personne m’évite et je crois qu’elle a déjà commencé à dire du mal de moi dans mon entourage, pour cause d’islamisme … rouh nta w fhem 🙂 L’autre jour j’ai aussi été incendié quand j’ai glissé dans la discussion cette phrase  » dieu seul sait que … ». Elle me fait alors la leçon sur dieu et sur les croyances.

En réalité c’est moi qui suis très déçu et aussi rattrapé par la triste réalité que vivent les pays dits démocratiques. Il y’a une haine viscérale (ignorance, peur …etc) de l’islam et donc des musulmans qui ne cachent pas leur foie ou leurs convictions. Ce que l’on attend d’un musulman, c’est qu’il ne soit plus musulman, pour reprendre la fameuse expression de François Burgat à ce propos.

Que des gens d’extrême gauche aient ce comportement me déçoit beaucoup. Mais je ne suis pas dupe bien sûr sur le fond problématique que cela révèle. (cf notamment toutes les explications développées par nos camarades du PIR à ce propos).

Ceci dit, évitez moi s’il vous plait des commentaires racistes ou haineux envers les français. J’en connais qui sont de vrais anges et de vrais humains qui sont très largement au dessus de toute cette haine débilisante et qui nous exclus de fait de la classe des citoyens conscients, et responsables.

Samir 29/01/2016

1989 – 1992: Une transition gérée par le pouvoir illégitime ! (point de vue)

J’ai revu hier la vidéo de l’émission datant de 1991, animée par Mourad Chebine et faisant débattre Abassi Madani du FIS et Abdelhamid Mehri du FLN allah yarahmou.

Bien sûr qu’il faut commencer par se remettre dans le contexte pour comprendre un peu les enjeux, les tenants et les aboutissants d’un tel débat. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’énorme gâchis qu’était finalement, cette période « électorale » de 1991/92. Un gros gâchis qui aura par la suite donné lieu à l’une des plus grandes horreurs vécues par le peuple algérien depuis l’indépendance.

Pourquoi gâchis ? et bien parce qu’on peut très clairement voir le piège dans lequel la classe politique d’alors a été mise. Un piège mortel qui n’a pas tardé à donner ses « fruits rouges sang ». Cette période qui était supposée être celle de la transition vers la démocratie et la nouvelle république issue de la constitution de 1989, cette période a été gérée par le régime en place et notamment par le pouvoir occulte qui tenait déjà le pays d’une main de fer depuis 1962.

Et bien ce pouvoir qui ne voulait bien sûr pas lâcher, a tellement bien géré la « phase de transition » qu’il a mené tout le monde vers le mur , et à une vitesse appréciable. Une vitesse qui ne pouvait donner que la catastrophe que l’on a connu durant les années 90s. En effet, comment voulez-vous qu’un pouvoir mafieux et illégitime organise lui-même sa sortie de la scène politique et sa fin ? Comment a t-on pu lui faire confiance sans voir venir le piège ?

Une véritable transition doit obligatoirement échapper au contrôle de l’ancien régime; sinon le prix à payer sera très très cher. Et je passe sur les délires totalement inadéquats des uns et des autres, et qui donnaient l’occasion au pouvoir de l’ombre de mener tout ce beau monde vers le chaos et de mener tout le pays vers l’abime.

 25 ans plus tard, nous espérons sincèrement que les gens ont tiré les leçons de cette expérience, et qu’à l’avenir de telles erreurs et ce manque de vision ne se reproduiront plus …. Nous n’en sommes pas sûrs malheureusement, que la maturité sera au rendez-vous.

Samir Belateche

mehri-madani

La révolution trahie

L’indépendance algérienne a été confisquée par des putschistes qui ont renversé les institutions légitimes de la révolution dès 1962 par la force, la mort et le coup d’état militaire.

La noble révolution algérienne a été celle de tout un peuple contre une machine coloniale des plus violentes. La révolution algérienne est un exemple de lutte pour la dignité et la liberté.

Je serai toujours étonné par celles et ceux d’entre nous qui, 50 ans plus tard, peuvent encore poignarder cette révolution, lui dénier la légitimité de ses institutions et celle des différentes phases qui ont vu notre peuple combattre pour son indépendance. A mes yeux, cracher sur les acquis de cette révolution, sur les Hommes qui ont donné leurs vies pour l’indépendance est une insulte à notre Histoire et une insulte pour la jeunesse d’aujourd’hui à qui ont ne raconte que des conneries à n’en plus finir à propos de la révolution algérienne.

La dictature illégitime qui a pris place dès 1962 a tout cassé et nous connaissons aussi sa triste histoire, elle tente même de casser les principes les plus fondamentaux qui ont fondé notre pays. C’est cette dictature là qu’il faut dénoncer et non pas la révolution qui a coûté tellement cher au peuple algérien.

Ne nous laissons pas faire à cause de notre ignorance ou arrogance à vouloir tout nier, y compris nier cette grande et noble révolution.

Samir Belateche
le 1er novembre 2015

« Al Kaskita wal Cijar » j’ai lu le livre de Ghani Mahdi

Par Samir Belatèche

J’ai aimé lire le livre de Ghani Mahdi car je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier au personnage du roman. Un jeune algérien parti sous la contrainte à l’étranger avec l’espoir de revenir bien sur mais aussi avec cet attachement sans pareil à la terre natale et aux racines. Le jeune est aussi parti avec l’espoir de s’en sortir, de survivre à un moment ou la mort avait frappé des algériens par milliers. C’était les années 90 en Algérie, années sombres que beaucoup d’entre nous connaissent.

A Paris il rencontre l’amour. Un amour « qui l’explose »  comme le dit le personnage lui même. Mais cet amour n’a pas duré dans le temps. il finit même par le rater complètement. Je vous laisse le soin de lire le roman pour connaitre le pourquoi de ce ratage. Et en parallèle de cette histoire, le livre nous raconte aussi l’histoire d’un autre ratage, celui de la construction de l’État et de la nation algérienne, décrit ainsi dans les différentes étapes politiques vécues par l’Algérie. Le jeu des chaises musicales entre l’armée (et l’armée lol ) et les civiles qui ont tenu le pays d’une main de fer depuis 1962 date de l’indépendance nationale. La casquette et le cigare, et les chapitres se succèdent pour revenir sur les coups d’état, les assassinats, les privations de liberté et même de joie de vivre.

11114747_1620735464879888_4985404977797846099_oLes mots pour dire l’essentiel

Le livre est aussi biographique me semble t-il, et Ghani nous gratifie de plusieurs poèmes qui ont accompagné l’histoire de ce jeune algérien, parce qu’au fond,  il n’y a pas mieux que la poésie, je pense, pour dire ce qu’il y’ a de plus intime en nous, de plus profond aussi d’ailleurs. J’ai aimé lire ce livre enfin, car comme tout ce que fait Ghani, ses émissions à la télévision comme pour ses écrits,  il dégage de la vie et de la très jolie poésie en plus de la prise de position citoyenne (ou politique si l’on veut) qui ne peut laisser indifférent. Que l’on partage ou pas d’ailleurs ses positions.

A mon sens Ghani Mehdi est un journaliste mais aussi un artiste de talent, et un humain très sensible. Il réussit à intéresser beaucoup de jeunes à la politique et même à la lecture, ce qui n’est pas rien je pense. Son émission à la télévision est suivie par de nombreux jeunes algériens qui raffolent de l’humour et de l’ironie avec lesquels sont abordés les sujets.

Ghani Mahdi d-amdan comme dirait un ami .. un être humain comme nous,  aimons le comme il nous aime …. ya djedkom !!  N’hésitez pas à lire le roman « La Casquette et le Cigare« , et n’hésitez surtout pas à débattre les sujets proposés.

Tout ceci n’est bien sûr qu’un point de vue personnel. Vous pouvez acheter le livre sur internet , disponible

là http://www.ebay.co.uk/itm/171918313880?ssPageName=STRK%3AMESELX%3AIT&_trksid=p3984.m1558.l2649
et là http://www.amazon.fr/s/ref=dp_byline_sr_book_1?ie=UTF8&text=GHANI+MAHDI&search-alias=books-fr&field-author=GHANI+MAHDI

L’unique page de Ghani Mahdi sur facebook est là (toutes les autres ne sont pas de lui, vérification faite auprès de l’auteur) https://www.facebook.com/GhaniMahdi

NB: Les amis de Londres peuvent acheter le livre à l’occasion de la vente dédicace ce 19 septembre 2015 comme indiqué sur l’image jointe (cliquer pour l’agrandir).

Ci-dessous un petit entretien vidéo que m’a accordé Ghani lors de son passage à Paris.

Samir Belatèche

 

Syrie. Cachez moi ces victimes que je ne saurai voir

Le cadavre d’un enfant a été filmé sur une plage, après le naufrage du canoé qui tentait de les emmener sur une terre sure.
Une traversée de clandestins qui fini mal donc, comme pour des milliers (peut être de centaines de milliers) de « gueux » et de misérables qui essayent de fuir la guerre et la misère dans leurs pays d’origine.

La photo ayant été diffusée par les grandes télévisions, cela donne une mobilisation au moins symbolique à propos des enfants réfugiés morts en grand nombre aux portes de l’Europe.

Voilà comment se mobilisent les chivilisés et leurs faux clones du Sud. Quand la télévision leur dit un truc, ils exécutent sans réfléchir (croyant avoir réfléchi par eux mêmes bien sûr).

Par ailleurs, et à l’occasion de cet énième drame, nous voyons aussi la mobilisation des défenseurs acharnés du dictateur Bachar Al Assad et de tous les autres dictateurs sanguinaires du coin, essayant de diaboliser et de salir les gens qui sont offusqués par cette triste photo. 

Ces gens n’ont rien à foutre des enfants qui meurent, des bombardements de civiles et des destructions que vivent les syriens. Tout ce qui compte c’est la survie de la dictature ainsi que leur guerre idéologique à 2 dinars , quel que soit le prix payé par les populations civiles.

Ces gens sortent des bois, et ne s’indignent que contre la diffusion de la photo. La mort de l’enfant étant, selon ces gens, normale et dans l’ordre des choses. Vous avez voulu vous en prendre au « chef suprême »? vous allez subir ce que vous allez subir » crient-ils à tue tête.

Et je ne parle même pas de ceux qui sautent sur l’occasion pour faire du buzz … Moi ça me donne la nausée ce monde de fous, d’irresponsables, de cyniques et de rkhas.

Samir

Personne n'est illégal

Il a réussi avec ces deux compagnons à descendre du bateau, à s’accrocher aux câbles et à se glisser jusque sur le quai.

Et surprise, des policiers ont surgit de nulle part pour les cueillir à leur descente. Les trois « clandestins » se sachant pris au piège et comprenant que leur périple difficile, fatiguant et dangereux pouvait prendre fin là , eux qui croyaient que la traversée était une réussite.

N’ayant plus le choix, ils se séparent en partant chacun dans sa direction dans une course folle pour échapper aux policiers décidés à ne pas laisser fuir les trois « indésirables ».

Deux d’entre eux ont très vite fini dans le filet qui leur a été tendu. Le troisième à été plus inspiré en fonçant droit dans les policiers et en se dirigeant vers la seule sortie possible, l’unique portail du port … Il ne sait pas comment il a fait, mais il a réussi à les dépasser et à se retrouver dans la rue longeant les murs du port et là il a encore couru comme un fou pour se faufiler dans la foule des passants qui vaquaient à leur occupation.

Miracle, al hamdou Lillah … Je suis sauvé, je suis ENFIN en Espagne.

Notre problème n'est pas ethnique … ya chabab !

Dans les pays arabes où le chaos et la mort ont pris la place de la révolution citoyenne du début, dans ces pays là, il y’a eu partout les mêmes mécanisme qui ont très vite conduit au chaos. Un chaos qui a bien sûr été largement alimenté et entretenu par les régimes en place aidés pour cela par leurs alliés (directs et/ou objectifs que sont les puissances mondiales et les « élites » internes).

Il s’agit du problème dit ethnique ou religieux, utilisé à outrance par la Contre-Révolution. Certaines élites déboussolées et immatures politiquement déversent la haine, la division et la guerre et servent ainsi la contre-révolution, embusquée dès les premiers signes de l’écroulement de la dictature. Rajouter à cela bien sûr l’intervention des polices politiques qui ont conduit tout ce beau monde vers un oued de sang et d’horreurs. Les « élites » en faillite et utilisées donnent ainsi le cadre dans lequel vont s’engouffrer les régimes violents, les aventuriers et autres mercenaires de la guerre. Cela donne le résultat qu’on voit actuellement en cours en Syrie ou en Egypte par exemple, et déjà vu dans notre pays, de triste mémoire durant les années 90.

Je raconte cela pour nos amis qui spéculent en ce moment sur l’origine ethnique du malheur algérien. Probablement provoqués par les manoeuvres en cours au sein du régime, la transition clanique à la présidence s’approchant inexorablement, et avec des perspectives économiques très difficiles pour les dirigeants. Ces « élites » considèrent déjà que le problème est ethnique et religieux, et donc nécessite une solution de type « ethnique ». Il faut éradiquer l’ethnie qui est la cause de tout ce malheur…. disent ces « élites ». Ce n’est pas compliqué , je pense, de constater le délire très annonciateur d’autres délires, de cette classe de diplômés prêts à aller vers la guerre civile pour en découdre avec cette « ethnie » qui s’est accaparée les richesses du pays, analysent-ils. Avouons que la police politique n’a pas trop d’efforts à faire dans ce sujet. Nos « élites » sont mures pour le chaos et la manipulation diabolique

Faut-il rappeler que la crise algérienne, est éminemment politique et liée à l’illégitimité du régime en place depuis 1962. Un régime qui n’a pas d’ethnie ni de langue, et encore moins de religion. Un régime pervers qui manoeuvre et une mafia qui tient tout le pays d’une main de fer. Un régime qui a des méthodes politiques qu’il nous faudra démonter et combattre. Et non pas alimenter et se soumettre à la logique de la mafia, croyant ainsi la combattre (immaturité politique oblige). Le fonctionnement de la mafia est à dénoncer et démonter. Il ne s’agit pas de le reproduire … surtout pas justement, si l’on veut faire avancer notre pays.

Et je ne parle même pas de ceux qui sont tout simplement de simples soldats, à leur tour, dans le cadre de la guerre des clans et des gangs au pouvoir. Ce sujet ayant pourtant été largement débattu durant deux décennies et clos depuis bien longtemps. Ce ne sont pas les gangs au pouvoir qui régleront nos problèmes, mais une démarche populaire guidée par une élite LUCIDE et surtout pas folle et déboussolée, qui mènera notre pays vers des cieux plus claires, et un avenir plus serein.

En attendant, personnellement, je désespère au vu des signaux que donne la situation, dans tous ses aspects.

NB: Je ne personnalise pas mon sujet. Que ceux qui veulent juste polémiquer , et négliger au passage le fonds du sujet, me pardonnent. Mon but n’est pas la polémique mais de revenir sur le rôle que doit jouer l’élite, toute l’élite dans cette phase qui est la notre.

Samir 15/08/2015

Délires sur ma page facebook :)

Je vous l’avoue que je n’ai pas l’intention de plaire à tout le monde. Même si mon objectif n’est pas aussi de « provoquer » les gens sur ma page. Je ne fais qu’exprimer mes points de vue et partager mes arguments de manière publique et donc soumise à contradiction et débats.

Dans la majorité des cas, tout se passe « bien » les gens étant assez lucides pour prendre les choses comme il se doit. Mais je constate aussi que parfois je dois me taper des conneries insupportables sur ma propre page. Certains (très rares heureusement) développent un rapport avec ma page qui relève selon moi du psychologue. Une histoire d’ego à gérer alors que j’ai horreur de ça. Chacun sa psychologie, et celle des autres n’est pas mon problème. J’ai d’autres chats à fouetter que de gérer les égos de gens bizarres sur internet.

Du coup cela devient difficile par moments de garder sa sérénité face à ça. Et je ne parle même pas des gens qui sont horrifiés par mes positions, mais qui ne les débattent jamais publiquement. Ils passent leur temps à me diaboliser auprès de mon entourage avec des méthodes dignes de la prostitution dans les bas fonds pauvres de la ville.

Internet c’est bien pour un million de raisons, mais parfois c’est tout simplement le grand délire

Dis, pourquoi vous êtes ainsi des barbares ?

Ceci est une petite anecdote qui me revient 🙂

Je l’ai déjà racontée je pense, mais cette histoire me revient à chaque fois que ces histoires de barbaries nous sont ainsi imposées.

Une fois, je faisais encore mes entretiens pour trouver un premier travail à Paris, je suis passé par un bureau de directeur de grande école parisienne, que je n’oublierai pas de sitôt. C’était vers l’année 1999/2000

Après avoir réussi les tests techniques, je devais passer comme d’autres candidats un entretien oral et individuel avec le directeur et son adjoint. Ceci après une première réunion en groupe avec ce même directeur et son équipe d’admission.

Pendant la réunion en groupe, le directeur s’est montré très irrité par les noms à consonance arabe qu’il y’avait dans la liste des candidats ayant réussi les premiers tests. Il n’hésitait pas à le dire avec une arrogance très remarquable.

Seuls dans son bureau pour l’entretien individuel, il m’a harcelé avec des questions du genre, Pourquoi les arabes et les algériens en particuliers sont-ils des barbares ? Comment expliquez-vous le fait que vous aimez vous égorger les uns les autres ? … etc etc

Je l’avoue que je pouvais au départ répondre à ce type de questions très simples, mais son insistance et son arrogance ont fini par me faire sortir de mes gangs pour lui dire au final ce que je pensais de son niveau d’analyse de la situation, et de son ignorance flagrante des problèmes que vivent les peuples de la rive sud de la méditerranée.

Il en a eu pour son compte, et je ne l’ai même pas autorisé à continuer la discussion. J’ai mis moi-même fin à l’entretien.

Je me rappelle aussi de son directeur adjoint, le seul à avoir assisté à tout cela, sans qu’il ne dise un seul mot. Ce monsieur m’a rappelé plus tard pour m’informer qu’il souhaitait me recevoir pour un éventuel recrutement. Car il trouvait que les résultats de mes tests étaient bons, malgré l’incident avec son directeur pendant l’entretien, me disait-il au téléphone.

Voilà, pour ce souvenir qui remonte à la surface presque à chaque fois que ce sujet des attentats s’impose à tout le monde comme en ce moment.

Samir. Paris le 13 01 2015