Élection en Algérie – Said Bouteflika élu nouveau Président !

Alger: 18/04/2019. 22:00 par Samir El ManQar

Ce jour du 18 avril 2019, est ainsi un grand jour pour les algériens qui viennent d’élire leur nouveau président pour une durée de 5 années. Le ministère algérien de l’intérieur vient d’annoncer la victoire écrasante de Said Bouteflika devançant largement ses adversaires lors de l’élection présidentielle qui vient de se dérouler en Algérie.

Said Bouteflika est donc le successeur officiel de son frère Abdelaziz, le président récemment décédé après une longue maladie qui l’aura empêché de finir son mandat de quelques mois à peine.

Le frère Said Bouteflika a été élu aujourd’hui avec une large majorité (65% des voix) après avoir été longtemps le bras droit de son frère président, et déjà présenté comme le président officieux mais effectif depuis plusieurs années déjà, à cause de la maladie de son frère aîné. Il aura ainsi dirigé le pays depuis bien avant l’élection d’aujourd’hui qui l’aura enfin vu élu officiellement à la tête du pays. C’est justement cet argument qui a été largement diffusé pendant la campagne électorale qui vient ainsi de prendre fin. « Said Bouteflika est dans tous les cas le dirigeant effectif du pays depuis plusieurs années déjà » ont clamé ses soutiens pour défendre son élection à la place de son frère défunt.

Cette élection aura bien sûr été l’occasion de plusieurs rebondissement dignes des films hindous comme tout le monde le sait. En effet la machine politique algérienne avait pris une nouvelle tournure le jour de l’annonce de la mort du président AbdelAziz Bouteflika, il y’a de cela quelques mois. Le régime a semblé alors sur le point de vaciller car ce jour là encore aucun nom de candidat valable n’a été donné. Les algériens ont été laissés sans nouvelles du président malade et potentiellement candidat à sa propre succession et les spécialistes ont été laissés faire leurs plus fantasmagoriques scénarios à propos de la succession à la tête de la présidence en Algérie.

Seul le challenger à Bouteflika était alors déjà connu en la personne de Ali Benflis avec son parti nouvellement autorisé, qui a fini par prendre le chemin de la course à la présidentielle, soutenu qu’il était par plusieurs partis politiques. Ali Benflis avait le soutien de la « dawla al 3amiqa » l’état profond disaient les spécialistes de la scène politique algérienne. Même la presse internationale et française en particulier n’ont pas hésité à intervenir à plusieurs reprises à propos de l’élection préidentielle qui vient de prendre fin. La presse parisienne avait ainsi titré tout récemment, pendant la campagne électorale même, « Un Bouteflika peut en cacher un autre » commentant ainsi la surprenante candidature du frère Bouteflika.

« Un Bouteflika peut en cacher un autre »

Said Bouteflika a effectivement « surpris » tout le monde le jour même de l’enterrement de son frère Abdelaziz le 11 janvier 2019 passé. Il avait tenu a dire l’oraison funèbre de son frère et lors de la très somptueuse cérémonie, dans une mise en scène qui semblait avoir été très rigoureusement préparée, il avait annoncé officiellement sa candidature pour la succession de son frère « Abdelaziz qui a servi son pays depuis son jeune age et depuis son engagement dans les rangs de l’armée de libération nationale contre le colonialisme ». Son frère président durant 4 mandats , 20 années qui vont marquer l’Algérie à jamais » avait-il déclaré.

« Je tiens aussi aujourd’hui a dire à mon frère aîné que je suis disposé à continuer son oeuvre au service du pays et du peuple algérien. C’est depuis l’arrivée de Bouteflika comme président que l’Algérie est devenue stable et je me porte candidat officiellement à continuer l’oeuvre de mon frère pour le bien des algériens et celui de l’Algérie ». Said Bouteflika avait fait un discours très claire appelant les soutiens traditionnels de son frère à le soutenir dans cette démarche très « spécifique » qui s’annonçait.

Said Bouteflika, vient ainsi de réaliser l’inattendu, en se faisant élire président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. L’oeuvre des Bouteflika peut donc continuer … (à suivre)

SAMIR · SAMEDI 24 OCTOBRE 2015

MACRON WILL ROCK YOU !

MACRON WILL ROCK YOU ! Ou la fuite en avant d’un système politique français illégitime.

En France, les électeurs sont en train de montrer leur total rejet du système en place, en s’abstenant massivement à l’élection législative en cours (nous sommes le 18/06/2017 jour du second tour de cette élection).

Une abstention qui laisse les mains très libres à un Macron et à son parti politique LREM, « bébé né avec des moustaches », pour appliquer ses politiques antisociales et ultra libérales, présentées par la totalité des médias lourds comme du « renouveau » et même comme une « révolution » ! (propagandes et manœuvres qui auront néanmoins convaincu environ un quart des électeurs mobilisés durant les présidentielles. C’est dire les pouvoirs que détiennent les oligarques dans ce pays qu’est la France).

En fait, il s’agit d’une continuation et d’une aggravation des politiques déjà très méchantes appliquées par le parti socialiste depuis cinq ans déjà. Cinq années qui faisaient déjà suite à d’autres années ultra libérales et guerrières de la classe politique dominante en France. Ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient, ils étaient tellement irresponsables qu’ils auraient même vu monter leur elektroroller unu à des vitesses rapides.

Nous avons vu ces dernières semaines comment le Système se mobilise, mobilise ses médias et ses élites pour garder au pouvoir, leurs politiques de destructions sociale et économique. Nous avons aussi eu le loisir de voir comment toutes les élites de gauche comme de droite, peuvent-elles se mobiliser pour ne pas remettre en cause le système dominant en place. Très rares les élites qui se rangent du côté du peuple d’en-bas, du peuple qui subit de plein fouet les atrocités imposées par les tenants des pouvoirs politique et économique. Par principe, ces élites ont eu peur du changement qui remettra en cause un système qui les arrange finalement.

C’est ainsi qu’une guerre , parfois sans aucune éthique démocratique, a été menée contre les programmes qui pouvaient retourner la situation et tenter de freiner un peu la folie furieuse de ceux qui tiennent le pays et le monde sous leurs bottes de maîtres incontestés de la place.

Malgré toutes les propagandes, et toutes les mobilisations des élites pour contrer un éventuel changement, le mouvement de la « France Insoumise » qui a représenté le changement par la gauche (en opposition au changement par la xénophobie et le fascisme du Front National et de l’extrême droite ), est arrivée au premier tour de la présidentielle à mobiliser presque 20% de l’électorat, ce qui a bien sûr faillit l’envoyer au second tour de la présidentielle. Mais c’est sans compter sur les ressources « diaboliques » du système, qui a redoublé de propagande et de diabolisation de la FI la veille de l’élection, et c’est aussi sans compter sur deux actes dits terroristes spectaculaires (qui ne pouvaient pas mieux tomber) qui ont eu lieu à deux jours du vote et qui auront vraisemblablement permis de propulser au second tour le FN, en lieu et place de la France Insoumise.

Nous savons tous que c’est plus facile pour le système de se maintenir en organisant un second tour qui oppose Marine Lepen contre Macron. Le citoyen aura alors le choix entre le fascisme et le « beau poulain » du système. Le tour était bien joué avouons le. Macron est ainsi largement élu face à une Lepen diabolisée à nouveau, après avoir été largement « humanisée » par les mêmes médias que détiennent quelques oligarques maîtres de la place de Paris.

Une fois fait ce constat, on peut aisément comprendre pourquoi la majorité de la population a finalement déserté les urnes après ce grand carnaval qui les aura vu obligés de voter pour un candidat honnis et représentant la machine qui leur a déjà fait tant mal jusqu’ici.

Les gens ne veulent plus « se faire tordre le bras » et finissent par ne plus croire à ce système qui n’a de démocratique que les apparences. Le changement ce n’est pas pour demain la veille, a conclu à juste titre, une majorité de citoyens français. Ils n’iront pas voter pour les élections suivantes, ça ne sert à rien puisque le changement est impossible par ce mécanisme perverti des élections contrôlées par les mêmes maîtres de la place.

La France se retrouve donc ainsi avec un système politique très boiteux, de moins en moins représentatif, et des gouvernements totalement illégitimes. Il faudra notamment remarquer que la nouvelle assemblée nationale va gouverner avec une petite minorité qui ne représente pas grand chose dans la société. Cela donne bien sûr une idée sur les grandes difficultés qui risquent de se produire pour l’application des lois votées par cette assemblées dominée par les partisans du système qui ne sont pas grand chose dans la société du point de vu de la représentation démocratique.

Emmanuel Macron, et le système qu’il représente aura à gérer un pays qui n’aura pas voté pour lui. Cela ne fait-il pas penser à certains pays sous développés où les régimes en place ne sont là que grâce à la fraude électorale et parfois grâce à la violence des armes ?

Samir Belateche 18 juin 2017

Islamisme dites-vous ?!

Petite anecdote 🙂

Vous savez tous qu’en France, le mot « islamiste » est fortement diabolisé. Un peu comme partout dans le monde d’ailleurs, à commencer par les pays de notre région. (pour diverses raisons qui restent à détailler et à débattre bien sûr)

Une fois, j’ai essayé de rappeler à des gens (bien) que malgré tout ce qu’on peut penser de l’islamisme, on ne peut fermer les yeux sur le fait que dans certains pays il y’a une répression parfois extrêmement violente contre des islamistes, notamment contre des islamistes que les dictatures locales ne contrôlent pas. Car faut-il le rappeler que l’islamisme est tout à fait le bienvenu s’il est sous total contrôle du big brother local.

Bref, j’ai rappelé pour m’expliquer ce qui se passe en ce moment même en Egypte, exécutions d’islamistes, sans parler des atteintes diverses aux droits humains, tels que tortures ou emprisonnements arbitraires. Des choses horribles et inacceptables quoi !

Alors :), on essaye gentiment de me rappeler à l’ordre en me signifiant que ce que je dis m’assimile à leurs yeux et oreilles aux islamistes. Bien sûr que les gens ne disent pas clairement qu’ils soutiennent ces pratiques que j’essayais de dénoncer, mais que j’agaçais au plus haut point mon auditoire. l’échange finit même par virer à la sommation à me taire… 🙂

J’avais par la suite remarqué un changement de comportement vis à vis de ma petite personne. Disons qu’on m’aime moins depuis que j’ai osé rappeler ce que j’ai rappelé la fois d’avant. 🙂

Et pourtant je le referai à chaque fois que ça sera nécessaire 😉
Bref, je ne raconte pas ça pour allumer une sorte de haine, que je dénonce sincèrement. J’en connais qui en profitent pour dire des bêtises inverses, et ce n’est pas beau ni le but du post. Mais je continue à être quasiment déboussolé par l’être humain capable du pire, et parfois capable de s’indigner selon plusieurs vitesses ou normes. Certains ne s’en rendent même pas compte d’ailleurs.
De quoi désespérer de l’humain parfois.

Samir 12 05 2017

algerie guerre civile

#Algérie. Problème taa alternative politique. Rak fahem ?!

Nous le savons tous que la problématique se résout dans la mobilisation et l’organisation pour sauver le pays et pour défendre donc ses propres intérêts et ceux du peuple dans sa majorité. Rien ne sera possible sans créer le rapport de force à même d’imposer pacifiquement et politiquement le changement tant espéré et tellement nécessaire. La dictature est folle et impossible à réformer. Cela ne sera possible que si le rapport de force le lui impose.

En dehors de ce type de démarche, laisser vide le terrain de la mobilisation et de l’organisation, c’est laisser le régime en place continuer sa fuite suicidaire vers l’inconnu, et ceci dans des conditions qui présagent déjà des pires scénarios. Notre cher pays ne vit pas sur une autre planète et la réalité de la dégénérescence du régime militairo-financier en place ne peut que rattraper tout le monde, et probablement beaucoup plus vite qu’on ne le croit.

Laisser vide la case de l’alternative politique sérieuse à la dictature c’est laisser les aventuriers et leurs commanditaires aller vers les issues violentes et chaotiques, le moment venu.

Remarquons que dans les pays voisins, c’est exactement en ces termes que se sont posées les problématiques du véritable changement politique, et nous connaissons tous les scénarios qui se sont déroulés sous nos yeux concernant la Libye, l’Égypte, le Yémen ou la Syrie. Le cas tunisien aussi est un scénario à observer de près pour en tirer les bonnes leçons à propos de cette sortie de la dictature, ses mécanismes, ses conditions et ses éventuelles difficultés.

Faute d’alternative politique, les issues militaires s’imposent d’elles-mêmes. A méditer par chacun d’entre nous, algériens et algériennes jaloux du devenir de notre pays.

Samir 09/05/2017

[VIDÉO] Mélenchon will Rock you :) (Mon point de vue)

> Le système veut bien sauver les apparences, mais pas trop non-plus ! 🙂

Je ne vais pas revenir ici encore une fois sur mes réserves à propos de ce candidat, j’en ai déjà largement parlé ici même (Syrie et histoire coloniale, principalement)

Ceci dit, admirez ce qu’il signale dans la vidéo ci-dessous à propos des médias mainstream. « Ces gens ne sont pas là pour vous informer, mais ils sont là pour orienter comment et ce que vous devez penser ».

Il a raison sur ce point aussi.

Les soldats de l’ordre établi ont peur de voir cette « mini révolution » politique se produire en France. Ca fera tache d’huile à coups sûr ! Et c’est cela qu’il s’agit de combattre, et tous les coups sont permis.

Rappelons juste que Mélenchon n’est en réalité en France que le symptome d’une certaine conscience citoyenne qui n’arrête pas de se manifester dans plusieurs pays européens depuis quelques années. Des citoyens qui ne se font plus enfumer par les médias à propos du véritable maître de la place, de la gangrène que représente le système capitaliste et financier. Des citoyens conscients des injustices insupportables imposées (naturellement) à la société par une oligarchie ultra minoritaire, cette même oligarchie qui sème la misère, la pauvreté et la guerre partout dans le monde.

Les peuples d’en bas ne sont pas hors jeux, et c’est cela qui fait peur aux faux démocrates qui tiennent le monde d’une main de fer.

PS: Si Mélenchon est élu, est-ce la fin des injustices ? Bien sûr que non, car la démocratie et les acquis sociaux et démocratiques doivent constamment être défendus et la révolution c’est tous les jours qu’il faut la mener. Mais son élection est déjà un pas vers la bonne direction, à mon avis. Le plus beau sera alors devant nous.

Samir 16 avril 2017

Le docteur Fekhar doit-il mourir ?

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire »

Le militant de Ghardaïa, Dr Fekhar est en grève de la faim depuis presque 3 mois consécutifs. Pour rappel, il a été arrêté suite aux tragiques événements qui se sont déroulés dans cette ville il y’a de cela quelques années. Son état de santé est très grave selon les avocats qui ont pu lui rendre visite et il risque de très gros soucis si cela continue ainsi. Il risque la mort certaine, sans parler des séquelles que laisseront ces mois de grève de la faim.

Les autorités en place sont responsables de la situation, car il s’agit bel et bien d’un cas de déni de justice, n’ayant pas été présenté au juge depuis tout ce temps passé en prison. Etre jugé dans la transparence et de manière équitable est un droit fondamental que le régime algérien piétine sans vergogne.

Nous sommes bel et bien face à une dictature violente et illégale, qui n’hésite pas à tuer ou à laisser mourir les citoyens algériens.

Il faut aussi croire que le régime veut instrumentaliser cette situation pour continuer à mettre le feu à une région du pays, une stratégie du chaos et de l’instabilité qui lui permet de justifier sa main mise autoritaire sur le pays.

Il faut au passage faire remarquer que le cas du Dr Fekhar n’est pas unique, et les prisons algériennes croulent sous le poids des détentions arbitraires, injustes et parfois totalement illégales. Des avocats des droits de l’homme ont souvent signalé des atteintes diverses et parfois graves aux procédures et aux lois en vigueur. « La justice a quitté les tribunaux algériens depuis belle lurette » affirmait récemment un de ces avocats.

Voilà, il faut absolument mettre les autorités algériennes face à leurs responsabilités. Elles sont tenues d’apaiser les esprits et de rendre justice de manière équitable pour tous les détenus, assurer le respect des droits fondamentaux des citoyens et rendre des comptes pour le moindre dépassement de ces règles.

Quant aux militants qui font du 2 poids et 2 mesures fonction du bord idéologique de la victime de la dictature, il faut reconnaître que cela montre à quel point les « élites » sont HS Hors Service, incapables d’assumer leur rôle d’élite consciente des véritables enjeux quand elles ne sont tout simplement pas de simples clientèles d’une dictature qui pue à des kilomètres.

Samir Belateche 03 / 04 /2017

PS: Je ne suis pas du même bord politique que le Dr fekhar notamment depuis qu’il fréquente les indépendantistes, mais cela ne change ABSOLUMENT rien à ma position face à la possibilité de le voir mourir dans les geôles de la dictature. « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire »

Bouteflika est mort ? Vive Bouteflika !

Des rumeurs persistantes annoncent ces jours-ci la mort du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il faut avouer que le président a déjà montré des signes de maladie grave depuis bientôt  4 ou 5 ans puisque c’est bien pour cette même raison de maladie qu’il n’a plus fait une seule  allocution publique depuis 2012. Faut-Il peut être aussi rappeler qu’il a déjà fait un AVC et des interventions chirurgicales lourdes suite à un cancer, situations officiellement reconnues et assumées depuis déjà plusieurs années. Il a d’ailleurs plusieurs fois été annoncé comme mort par le passé récent,car en réalité Abdelaziz Bouteflika ne pourra pas dans tous les cas défier très longtemps les lois de la nature.

Si les rumeurs actuelles sont confirmées, le président serait donc déjà mort et nous ne pouvons bien sûr dans ce cas là , que nous incliner devant sa mémoire et prier le bon dieu de lui pardonner et de l’accueillir dans son vaste paradis. A dieu nous appartenons et à lui nous retournerons. Nous devons effectivement rester sereins et pleurer sa mort comme nous pleurons la mort de chacun d’entre nous.

Ceci dit, il nous faudra quand même rappeler que la période Bouteflika a été très particulière pour notre pays. Ceci dans le sens où il est resté au poste de président pendant plus de 18 longues années, et il aura laissé derrière lui un pays à bout de souffle sur le plan politique et au bord de la ruine économique et sociale.

Pourtant à son arrivée en 1999, le récit des officiels qui l’avaient alors parachuté au poste de président se voulait rassurant et plein de promesses. Bouteflika s’est vu assigner comme rôle celui du nouveau président qui allait aider l’Algérie à sortir et à dépasser les terribles années 1990s, disaient-ils alors. Et plus de 17 ans plus tard et à mi chemin de la fin de son quatrième mandat présidentiel, aucun problème ni crise politique n’a  été véritablement solutionné. D’abord il y’a le problème fondamental de la légitimité du pouvoir qu’il a lui-même spolié puisque il a systématiquement été « élu » selon la stricte volonté des véritables décideurs et grâce à la fraude habituelle que connaissent les élections dans notre pays, le régime s’est même permis de retoucher la constitution du pays pour faire durer le statut quo et permettre au président la possibilité de faire plusieurs mandats contrairement à l’esprit même de la constitution du pays qui limitait le nombre de mandats à deux.

Ensuite il n’a par ailleurs jamais trouvé les voies et moyens de solder véritablement l’énorme crise humanitaire et politique engendrée par la guerre civile des année 90 et par le coup d’État très sanglant perpétré par les militaires à l’occasion des élections de 1991/92. La fameuse et fumeuse « concorde civile » n’a fait qu’institutionnaliser l’impunité et le non droit là où il fallait rendre justice et dire la vérité pour que le peuple algérien martyrisé dans sa majorité puisse enfin tourner la page et faire la paix et la véritable réconciliation.

On ne peut en effet affirmer que tous ces problèmes fondamentaux ont été solutionnés quand on sait l’état de déliquescence avancéé dans lequel se trouve la scène politique algérienne ainsi que celui dans lequel se trouvent les institutions officielles du pays qui ont fini par disparaître totalement du paysage au profit de pouvoirs occultes qui se sont accaparés les véritables centres de décisions à l’ombre des armes et des blindés d’abord et sous les coups de boutoir de la mafia militaire et financière par la suite.

Au jour d’Aujourd’hui, Et contrairement donc aux promesses de ceux qui ont intronisé Bouteflika comme président de la République algérienne, le pays a continué sa fuite en avant, aggravant ainsi  la problématique de l’illégitimité du pouvoir et celle de son irresponsabilité face aux défis qui sont ceux de toute une nation qui a besoin d’aller de l’avant pour aborder son avenir de manière sereine et apaisée.

Au final durant la période de règne de Bouteille nous avons eu droit à la clochardisation de la vie institutionnelle dans notre pays, sans parler de la corruption des hautes sphères du régime, érigée en système de gouvernance. Comment expliquer sinon, le gâchis qui a concerné les ressources énergétiques du pays qui ont été très importantes pendant la période où les Bouteflika ont occupé la fonction présidentielle ?

Le régime algérien a fonctionné selon la règle de la force et de la fraude électorale depuis l’indépendance du pays en 1962, et la période Bouteflika n’a été que la continuité de ce qui a été fait jusqu’ici. Et avec la disparition de ce dernier, le régime se retrouve encore une fois face à la situation, où il s’agit de trouver l’habituel consensus entre les différentes factions qui le composent pour remplacer l’occupant du siège de président au Palais Al Mouradia et ainsi continuer la fuite en avant consistant à laisser sur le côté de la route le peuple algérien, pourtant seule source de légitimité, sans laquelle aucune solution politique viable pour le pays n’est envisageable.

Samir Belateche
13 Mars 2017

Bouteflika et la planète Algérie ? Commentaire

Après 17 ans de règne et de promesses non tenues, il parle encore d’un beau projet politique et économique à même de rendre les algériens et leurs partenaires heureux. ?? !!

Le régime en place dont Bouteflika n’est que la façade met en danger le pays et son peuple, et cela est un constat unanime à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. L’Algérie reste la vache à lait de certains grands groupes mondiaux et de certains puissants Etats grâce à la complicité du régime en place qui ne tire d’ailleurs sa légitimité que de cette vassalisation totale au profit de l’étranger prédateur.

A cause de la faillite de ce régime, il n’y a plus lieu aussi de parler de l’Algérie comme puissance pesant sur la scène internationale. Nous n’avons plus aucun poids, sauf peut-être celui de la superficie géographique qui fait que notre pays est le plus grand pays d’Afrique.

Les chiffres avancés sont difficilement vérifiables par ailleurs, et l’état de l’économie dominée par l’informel se nourrissant de la grande corruption qui touche les plus hautes sphères du régime en dit long sur cette « réussite » ainsi décrite par quelqu’un qui a l’air de vivre sur une autre planète que la planète #Algérie.

La société gronde pour de multiples raisons, et le régime semble ne rien prendre en compte pour changer son mode de gestion. En a t-il les moyens de ce changement d’ailleurs ? Nous le savons tous que c’est déjà trop tard n’est ce pas, car le régime est déjà un cadavre sans vie ni conscience, et c’est à l’élite de ce pays de bouger désormais en dehors de ce cadavre qui ne sert plus que les charognards, bouger pour changer véritablement la situation et redonner aux algériens de nouveaux espoirs … sinon la suite sera très difficile je pense.

Samir 19/01/2017

Interview: President Abdelaziz Bouteflika

In recent years, what has been the government’s philosophy regarding economic development?

p5-000ABDELAZIZ BOUTEFLIKA: Building an emerging market economy is a key policy area that I have pushed for and that Algerians have supported. In the early 2000s Algeria focused on developmental delays caused by a decade of terrorism. This challenge was met with great success, and my country has made significant progress on all indicators of human development, as well as upgrades to its basic infrastructure.

International agencies have also confirmed the progress made in areas such as education and vocational training, life expectancy, health coverage, access to water and energy, housing and telecommunications. Furthermore, the country now has a competitive, nascent industrial base and can rely on energy independence, a young and highly skilled workforce, and new public facilities. The synergies that exist between these qualities should allow for the positive transformation of the national economy.

Our strategy has been simple: we have strived to ensure economic growth, and it remains our conviction that nurturing the business community is the best way of doing so. As such, everything is being done to encourage investment and business development, and to improve the business environment. To accomplish this, we made efforts to achieve a very broad consensus around our goal of economic transformation. This involved the government, trade unions and business forums entering into a national economic and social pact for growth that places the Algerian company at the heart of the recovery process and provides all the necessary conditions for success and development.

However, these goals require actions, and we are striving to make decisions that will serve as catalysts for economic growth. For instance, legislation related to investment and the purchase of land has been simplified, and economic and trade procedures have been relaxed. Public procurement and project financing are now the object of transparent rules for both public and private companies.

The measures that we have taken in recent years have put us in a secure position, and despite the low oil price environment that has persisted since mid-2014, Algeria is among the few hydrocarbons producers that continue to see job creation and economic growth, which reached 3.9% in 2015. Furthermore, the number of investments recorded in the last three years represents 70% of total investments since 2002; some 24,386 projects were launched between 2013 and 2016. Meanwhile, lending to the economy increased by 10% in 2015 and unemployment had fallen to 9.9% as of June 2016, down from 11% in 2015.

How is economic diversification being pursued over the short and medium term?

BOUTEFLIKA: Today there is a clear awareness that commodities can no longer be the base of our socio-economic development. Even if oil prices rise in the future, they will not cover all our economic needs, so it is important to react and employ the necessary strategies to ensure a brighter future.

A new economic growth model has been created with budgetary strategies for the short and medium term. It includes a budget framework for the 2016-19 period, which takes the current economic environment into account but continues to offer social support for the disadvantaged and has the development of an emerging market economy as a central aim. The objective of these measures is to achieve sustainable deficit and external debt levels.

Actions will be taken to further socio-economic development, accelerate the diversification of our economy and strengthen social programmes without additional economic costs. Tax and budgetary reforms will also further growth and promote sustainable human development. Areas that can be future drivers of growth include industry, agriculture, energy and petrochemicals, tourism and the knowledge economy. Partnerships and investment in these areas will be encouraged and supported through a variety of financial and tax incentives.

Our industrial achievements be illustrated by the fact that national demand for cement has been satisfied domestically in 2016, with the export of surplus production to begin in 2017. In addition, the ramping up of steel production and locally produced pharmaceuticals will ensure greater coverage of national demand over the next two years. In agriculture, the growth rate reached 7% in 2015, and there was also an increase in exports, which reached a value of $800m. Regarding the housing sector, 2.8m units were completed between 1999 and 2015, and 2016 will see the completion of 350,000 units, with more than 1.2m new homes currently under construction. Many efforts are still needed to achieve our goals, but we are firmly on track and confident that we can count on our most important asset: the trust and support of our fellow citizens, who are aware of the current challenges and are supportive of a united approach to responsible spending. This unity supports the sustainability of our social model and will ensure economic success.

What is Algeria’s approach to international economic cooperation and the promotion of trade?

BOUTEFLIKA: If the last two decades of the 20th century saw the collapse of the theory that socialism is the only route to human happiness, the 2000s laid bare the contradictions of capitalism and the dangers of leaving deregulated financial markets unchecked.

In Algeria we have no dogma regarding economic models. We believe in the virtues of pragmatism and good sense, and can affirm that our economy and laws guarantee the conditions for a win-win business climate. We have no reservations with respect to seeking expertise in order to achieve our development goals. We hope to learn through our partnerships and use them to develop national productivity and to boost our managerial capacities.

It is also important to correct Algeria’s image globally, particularly in relation to the way that the country is viewed in the eyes of the international business and investment community. It is our responsibility to be aware of the strengths and potential of our nation, and to share and promote the many successful partnerships that have been formed between operators of different nationalities and Algerian companies in several key sectors, such as energy, industry and health, among others. Demonstrating past successes is the best way of underlining our potential.

If we aim to diversify our economy, it is logical to also broaden our range of partners. Algeria is a country that is open to everyone, and we are counting on the business sense of economic entrepreneurs around the world to seize the many opportunities we offer. To this end, we are working with the US, the UK, China and Russia, as well as political and economic unions such as the EU, to strengthen economic cooperation and to launch partnerships in a variety of fields.

Having strengthened its political and institutional systems, Algeria is now pushing for the modernisation and diversification of its economy. We are confident that Algeria represents a nation of stability and security, and one that can act as a suitable trade hub in the Mediterranean, Africa and the Middle East. To that end, the comparative advantages that Algeria possesses – the vitality of its economy, its young population, its stability and credibility as a trading partner – mean that we can be a major player in Africa, the Middle East, the Mediterranean and the world.

This is particularly true when considering the upcoming construction and launch of our deepwater mega-port at Cherchell, which will have 23 docks capable of processing 6.5m twenty-foot equivalent units per year. The port will also link to the Trans-Sahara Highway, which will connect Algiers to Lagos.

Quelques précisions à propos de "Hchicha talba m3icha fi karama" :)

> Je l’avoue que je n’étais pas très sérieux quand j’avais commencé à faire des vidéos sur youtube. Je n’ai jamais manqué de respect à personne, mais il est vrai que j’étais plutôt dans la logique du simple défoulement.
Très vite j’ai évolué vers un univers plus sérieux, comprenant que nos problèmes étaient bien plus sérieux que les simples défoulements de jeunes qui en voulaient au monde entier autour d’eux. Mon évolution m’avait bien sûr valu quelques critiques par certains amis qui ne voulaient que déconner, et surtout pas être sérieux.
On m’a aussi dit que j’avais changé ! En réalité j’avais commencé très tôt à situer les véritables problèmes, et à partir de là j’avais essayé du mieux que je pouvais d’assumer mes humbles responsabilités face aux miens et face à la situation politique grave dans laquelle se trouvait et se trouve toujours notre cher pays.
> Par ailleurs, j’en profite aussi pour préciser ceci. J’ai toujours été de gauche et je continue à croire que notre monde et notre pays ont besoin d’égalité et d’équité dans le partage des richesses et de l’effort travail pour produire cette richesse. Je crois à la justice sociale, et que les grands patrons ne donneront jamais leurs droits aux travailleurs, sauf à leur arracher cela selon un rapport de force à mettre en place en faveur des plus fragiles et des plus démunis.
> J’ai aussi compris depuis bien longtemps que notre pays a besoin d’un compromis politique entre toutes les tendances idéologiques, sans exclusion ni exclusive, pour espérer construire une alternative à la dictature qui ronge le pays.
Pour sauver ce qu’il y’a à sauver encore, nous sommes dans une phase qui nous oblige (si nous sommes un minimum sérieux avec le problème posé) de dépasser nos différences et de travailler dur pour ce compromis et pour la construction de cette alternative salutaire pour un pays en voie de disparition.
Pendant cette phase de construction, il ne doit plus y avoir de clashs entre idéologies, mais plutôt une démarche rigoureuse qui vise à proposer aux algériens les outils et les moyens de sortir du trou dans lequel les ont plongés les dirigeants illégitimes et incompétents qui tiennent l’Algérie d’une main de fer.
Je n’ai donc aucun soucis avec les autres algériens quels que soient leurs bords idéologiques ou tendances politiques. A condition qu’ils soient véritablement autonomes du régime mafieux en place. Car il n’y aura pas changement si les gangs au pouvoir ont la main sur cette démarche. Le véritable changement s’imposera à eux ou ne sera pas.
Merci de m’avoir lu et désolé pour ces précisions qui ne relèvent que de ma petite et humble personne.
Samir Belateche 26 12 2016

Mohia ipi sitout :)

Mohia ipi sitout 🙂
 
J’aime beaucoup écouter Mohia dire sa poésie et quand c’est possible retrouver des bribes de ses pièces théâtrales ou de ses textes.
 
Il symbolise pour moi toutes mes « pérégrinations intellectuelles » de mes 20 ans … (c’est peut-être le recul de l’age qui me fait dire ça). Ses cassettes audio se distribuaient en cachette du temps du parti unique dans notre pays.
 
A mon sens, Mohia sait à merveille mettre en scène des situations banales et simples de notre vie pour en tirer de très belles poésies, des réflexions profondes et même une sorte de rebellion contre l’injustice, contre l’oppression politique et contre l’aliénation que tout cela génère. On peut aussi dire qu’il a été un véritable témoin de son temps, une bibliothèque de personnages tous aussi intéressants les uns que les autres.
 
Il était même incontrôlable par ceux qui avaient simplement instrumentalisé , déjà alors, la revendication identitaire. Il les a dénoncé et ils lui ont bien rendu d’ailleurs. Mohia était honnis par la dictature mais aussi par une partie de « l’élite » (li brobro) qui l’ignoraient et n’aiment pas ce poète rebelle total qu’il a été jusqu’à sa mort trop précoce à 54 ans.
 
Je le réécoute régulièrement, souvent quand quand dans ma tête tout se passe en kabyle dans ce monde loin de Leflaye 🙂 Mohia est devenu ma boussole kabyle en quelque sorte.
 
… ya hasra ghaf zikenni … a-khali Moh 🙂
Samir 16/1/2016