Notre problème n'est pas ethnique … ya chabab !

Dans les pays arabes où le chaos et la mort ont pris la place de la révolution citoyenne du début, dans ces pays là, il y’a eu partout les mêmes mécanisme qui ont très vite conduit au chaos. Un chaos qui a bien sûr été largement alimenté et entretenu par les régimes en place aidés pour cela par leurs alliés (directs et/ou objectifs que sont les puissances mondiales et les « élites » internes).

Il s’agit du problème dit ethnique ou religieux, utilisé à outrance par la Contre-Révolution. Certaines élites déboussolées et immatures politiquement déversent la haine, la division et la guerre et servent ainsi la contre-révolution, embusquée dès les premiers signes de l’écroulement de la dictature. Rajouter à cela bien sûr l’intervention des polices politiques qui ont conduit tout ce beau monde vers un oued de sang et d’horreurs. Les « élites » en faillite et utilisées donnent ainsi le cadre dans lequel vont s’engouffrer les régimes violents, les aventuriers et autres mercenaires de la guerre. Cela donne le résultat qu’on voit actuellement en cours en Syrie ou en Egypte par exemple, et déjà vu dans notre pays, de triste mémoire durant les années 90.

Je raconte cela pour nos amis qui spéculent en ce moment sur l’origine ethnique du malheur algérien. Probablement provoqués par les manoeuvres en cours au sein du régime, la transition clanique à la présidence s’approchant inexorablement, et avec des perspectives économiques très difficiles pour les dirigeants. Ces « élites » considèrent déjà que le problème est ethnique et religieux, et donc nécessite une solution de type « ethnique ». Il faut éradiquer l’ethnie qui est la cause de tout ce malheur…. disent ces « élites ». Ce n’est pas compliqué , je pense, de constater le délire très annonciateur d’autres délires, de cette classe de diplômés prêts à aller vers la guerre civile pour en découdre avec cette « ethnie » qui s’est accaparée les richesses du pays, analysent-ils. Avouons que la police politique n’a pas trop d’efforts à faire dans ce sujet. Nos « élites » sont mures pour le chaos et la manipulation diabolique

Faut-il rappeler que la crise algérienne, est éminemment politique et liée à l’illégitimité du régime en place depuis 1962. Un régime qui n’a pas d’ethnie ni de langue, et encore moins de religion. Un régime pervers qui manoeuvre et une mafia qui tient tout le pays d’une main de fer. Un régime qui a des méthodes politiques qu’il nous faudra démonter et combattre. Et non pas alimenter et se soumettre à la logique de la mafia, croyant ainsi la combattre (immaturité politique oblige). Le fonctionnement de la mafia est à dénoncer et démonter. Il ne s’agit pas de le reproduire … surtout pas justement, si l’on veut faire avancer notre pays.

Et je ne parle même pas de ceux qui sont tout simplement de simples soldats, à leur tour, dans le cadre de la guerre des clans et des gangs au pouvoir. Ce sujet ayant pourtant été largement débattu durant deux décennies et clos depuis bien longtemps. Ce ne sont pas les gangs au pouvoir qui régleront nos problèmes, mais une démarche populaire guidée par une élite LUCIDE et surtout pas folle et déboussolée, qui mènera notre pays vers des cieux plus claires, et un avenir plus serein.

En attendant, personnellement, je désespère au vu des signaux que donne la situation, dans tous ses aspects.

NB: Je ne personnalise pas mon sujet. Que ceux qui veulent juste polémiquer , et négliger au passage le fonds du sujet, me pardonnent. Mon but n’est pas la polémique mais de revenir sur le rôle que doit jouer l’élite, toute l’élite dans cette phase qui est la notre.

Samir 15/08/2015

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