POINT DE VUE – Véritable pouvoir et véritable changement en Algérie

Le CHANGEMENT est souhaitable, mais surtout nécessaire et inévitable pour notre pays.

Je parle là du vrai changement qui refondera sérieusement et durablement l’Etat et la Nation algérienne. Ce changement est inévitable car la situation n’est plus tenable pour le régime illégitime en place depuis 1962.

Et le changement véritable viendra du peuple et de la base populaire qui devra tôt ou tard se prendre en charge et prendre son destin en main. Et à mon humble avis c’est vers cette base qu’il faut donc aller et c’est à elle qu’il faut s’adresser, pour garantir le pas vers une nouvelle Algérie libérée définitivement du joug de la dictature.

Il ne faut pas aller chercher le CHANGEMENT, celui du véritable intérêt du peuple et du pays , du coté du régime oubien de ses entrailles politiques. Sinon il y’a risque sérieux d’être observé de loin par le peuple qui ne se reconnait pas dans le régime quel qu’il soit. Le petit peuple connait la dictature dans ses moindres soubresauts.

Ceci n’étant qu’un simple point de vue personnel, je précise que je vois personnellement d’un très bon oeil le fait que des acteurs de la société civile s’organisent et discutent ainsi. Ce genre d’initiatives sont à multiplier et à faire descendre vers la base je pense. Le changement politique se fera incha allah strictement de manière pacifique et le règlement de la crise sera strictement politique. Les algériens en sont capables.

Et ce ne sont pas les manoeuvres du « véritable pouvoir » qui y changeront quelque chose.

Samir 11 05 2014

Ligues, Syndicats Autonomes Et Associations Un Rendez-Vous Pour Le «Changement» À Oran

C’est le 10 mai que se réuniront, à Oran, les organisations syndicales autonomes, associations et autres forces vives de la société civile qui s’activent à se regrouper dans l’«Espace de la société civile pour le changement», après l’élection présidentielle du 17 avril.

Après une première réunion à Alger, le 26 avril, cette «alliance» de plusieurs syndicats – le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), le Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (ESS) et autres organisations dont la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ) et la Coordination nationale de la défense des chômeurs (CNDDC) – rencontrera à Oran d’autres personnalités et organisations qui ont rallié cet espace.
«Nous sommes une quinzaine d’organisations et de personnalités à avoir exprimé la volonté de rallier cet espace avec comme principal objectif de fédérer tous les mouvements qui ont fait des actions pour le mouvement associatif», explique M. Debbouz de la LADDH, qui précise que la composante de cet espace ne sera connue qu’à la réunion du 10 mai.

La rencontre vise à poursuivre le débat autour de cette initiative pour un changement démocratique auquel la société civile doit participer et dans lequel son avis doit peser. M. Debbouz, qui révèle «des contacts avec la Coordination pour les libertés et le changement démocratique», souligne : «Notre ambition est de parvenir, avec ces forces qui refusent le statu quo, à constituer un rapport de forces avec un certain degré de maturité politique pour peser dans le débat qui déterminera le devenir de notre pays.» L’appel a été lancé à toutes les forces actives de la société civile. La rencontre d’Oran permettra, selon les signataires de l’appel, d’ouvrir le débat sur des points principaux, considérés comme le «cheval de bataille» de cette alliance.

Le Snapap considère, pour sa part, que ce n’est que dans un Etat de droit que seront possibles les luttes pour l’amélioration des autres droits sociaux. «La lutte pour la consécration des libertés et des droits humains est un travail à long terme. Les syndicats ne doivent pas perdre de vue que c’est une fois leurs droits politiques arrachés et garantis qu’ils pourront attendre l’amélioration dans différents secteurs. Il faut dépasser le cadre corporatiste de la contestation», a déclaré Rachid Malaoui, président du Snapap, lors du lancement de cette initiative. Et d’ajouter : «La prochaine rencontre revêt donc une importance particulière.

Cette rencontre-débat sera la deuxième étape de notre mouvement à travers lequel on essayera de voir quel changement il faut apporter afin de parvenir d’abord à une véritable séparation des pouvoirs.» Les forces revendicatrices de changement aspirent aussi à aboutir à la mise en place d’une instance indépendante pour l’organisation des élections, gage de transparence et pour garantir les libertés individuelles et le respect des droits de l’homme. «Cet espace vise à sensibiliser aux véritables enjeux qui entourent la confection de la prochaine Constitution qui doit expliciter des mécanismes qui garantissent la séparation des pouvoirs, le respect des libertés individuelles et des droits de l’homme», expliquent les signataires de l’appel, qui soulignent que la Constitution actuelle a été réduite à des slogans dont l’application n’a pas toujours suivi.

Fatima Arab
El Watant 11 05 2014

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Rédaction Écrit par :

3 commentaires

  1. Amoqrane
    5 juin 2014
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    Le véritable pouvoir : c’est la Police politique.
    Le véritable changement ; commence par la suppression de la Police politique…..

  2. Amoqrane
    6 juin 2014
    Répondre

    Révision de la constitution, consensus…ce que pense Madjid Benchikh (ENTRETIEN). Libre Algérie, 03/06/2014

    Entretien réalisé par Menouar El Habib

    Dans un entretien à Libre- Algérie, Madjid Benchikh, professeur émérite de l’Université de Cergy-Pontoise, ancien Doyen de la Faculté de droit d’Alger, ancien président d’Amnesty international en Algérie, donne son avis et analyse des questions d’actualités politiques.

    Libre Algérie : Que pensez-vous du projet de révision constitutionnelle ?

    Madjid Benchikh : L’analyse d’une constitution ou d’un projet de révision n’a de sens qu’en liaison avec le système politique dans lequel la constitution fonctionne.

    Or en Algérie le système politique mis en œuvre est très différent du système politique défini par la constitution. Lorsqu’on parle de la constitution on ne parle donc pas du système politique réel. Ceci signifie qu’on parle dans le vide.

    Il n’est pas difficile de montrer que les constitutions algériennes depuis 1989 reconnaissent les droits de l’Homme, organisent la séparation des pouvoirs exécutif et législatif ainsi que l’indépendance de la justice. Rien de cela n’existe en réalité. Les gouvernants sont les premiers grands responsables de la violation continue de la constitution. Comment peut-on expliquer sérieusement que l’on va améliorer l’exercice des droits des citoyens en amendant la constitution quand chacun voit que les dispositions qui existent n’ont jamais été respectées. Cela n’est ni sérieux ni crédible. Plus, cela discrédite ceux qui se prêtent à ce type d’exercice.

    Tant que le système politique est ce qu’il est, la constitution et les institutions politiques qu’elle définit ne peuvent être qu’une façade. C’est pourquoi je définis le système politique algérien comme une démocratie de façade dans mon livre intitulé ‘’Algérie : un système politique militarisé publié à l’Harmattan en 2003.

    Mais le système politique actuel est tellement bloqué qu’il ne peut proposer lui-même qu’un projet squelettique, inconsistant.

    Libre Algérie : En quoi consiste ce blocage ?

    Madjid Benchikh : Le système politique algérien a connu, depuis l’indépendance, de nombreux blocages. Le système lui-même a une tare originelle puisqu’il est le résultat d’un coup de force organisé contre le GPRA en 1962. Il y a ensuite le coup d’Etat de juin 1965 avec la destitution de BE Bella puis celui de 1992 avec la démission forcée de Chadli. Il y a des tentatives de coup d’Etat par exemple celle du colonel Zbiri. Il y a la crise qui a abouti aux manipulations d’octobre 1988. Il y a une autre forme de coup de force en 2008 avec la suppression de la règle des deux mandats. On peut donc multiplier les exemples…

    Le blocage actuel est le signe d’une évolution du système politique algérien. Jusques là le système était nettement dominé par le commandement militaire. Jamais aucun chef d’Etat n’a été ‘’élu’’ avant d’avoir été choisi par le Commandement militaire. Il en est toujours ainsi mais le Commandement militaire exerce son emprise dans des conditions différentes. Le consensus en son sein se forme difficilement pour différentes raisons, notamment pour choisir le Chef de l’Etat. Le sens de l’Etat et de l’intérêt général n’est pas toujours à l’ordre du jour. Mais au-delà des divisions recherchées et cultivées notamment par le chef de l’Etat comme un instrument de survie, il y a la pénétration de l’affairisme et de l’argent au cœur du pouvoir. On ne peut pas parler de la corruption comme s’il s’agit d’affaires isolées ou ponctuelles. L’affairisme est devenu une dimension centrale dans l’exercice du pouvoir. Il faut désormais protéger les situations acquises, en recherchant un personnel politiques capable de protéger les intérêts des personnes et des groupes. On sait bien que dans les systèmes autoritaires, les affaires ne prospèrent rapidement et durablement qu’à l’ombre du système.

    Libre Algérie : Alors que faire et quelles mesures faut-il envisager pour avancer vers un système démocratique ?

    Madjid Benchikh : La première exigence, incontournable, est la dissolution de la police politique parce que c’est une loi universelle qu’il n’y a pas de progrès vers la démocratie avec la présence d’une police politique qui contrôle et oriente la vie et les d écisions politiques. Je suis surpris qu’aucun parti, aucun des acteurs actuels ne réclament clairement et sans détour la dissolution claire et inconditionnelle de la police politique. Il ne s’agit évidemment pas de mettre la police politique au service de telle ou telle force ; il s’agit de la dissoudre et de prévoir des mécanismes qui empêchent son fonctionnement occulte.

    La deuxième exigence est de libéraliser immédiatement, dans la pratique, la vie politique, associative et syndicale. Il faut laisser les associations les syndicats et les partis se créer et agir. Il faut laisser les citoyens manifester pacifiquement. Il faut que les m édias de l’Etat soient animés par des comit és indépendants formés de gens comp étents pour que puissent être organisés des débats politiques, économiques et sociaux libres et pacifiques.

    SI ces deux types de mesures sont prises et effectivement mises en œuvre, alors on peut parler de l’existence d’une volonté d’aller vers une transformation du système et vers une transition démocratique. Alors on peut négocier avec le pouvoir. Rien n’indique que le pouvoir en est là. De nombreux acteurs de la vie politique, économique et social soit ne sont pas représentatifs, soit sont réprimés depuis longtemps, soit ont un fil à la patte. La police politique a depuis longtemps fait un immense travail de division, de parcellisation du tissu social. Il faut ajouter à cela les effets de la guerre civile, l’emprise d’un islamisme superficiel et conformiste, les méfaits de la rente pétrolière… toutes choses qui confortent les pratiques anti-démocratiques des gouvernants et du système actuel…

    Libre Algérie : On parle beaucoup de consensus. Que faut-il en penser ?

    Madjid Benchikh : L’état des lieux que je viens de décrire et la nature du système politique que je viens d’expliquer montre combien il n’est pas sérieux d’envisager un consensus. Personne d’ailleurs ne donne un contenu claire au consensus et ne précise les différents acteurs entre les quels il doit intervenir. C’est un flou qui se dit strat égique pour mieux cacher la vacuité ou les faiblesses du projet. On ne peut pas aller très loin avec de telles ‘’stratégies’’ surtout face à des d étenteurs du pouvoir qui gouvernent depuis plus de 50 ans et disposent des moyens de la rente.

    L’idée d’un consensus surfe, de manière malhonnête, sur les notions de paix sociale et de rassemblement nationale. C’est le souhait de chacun. Mais il revient aux acteurs politiques d’en créer les conditions pour réaliser ces objectifs par consensus. Si non le consensus est une manière de soumettre l’opprimé aux lois dites consensuelles dictées par le détenteur du pouvoir. Je note que le consensus dans le contexte algérien est avancé pour éviter de faire appel aux mobilisations des populations notamment dans les lieux de travail et dans la rue. Le consensus cherche donc, dans l’opacité la plus totale, à s’en remettre à des partis souvent non représentatifs et créés sous le règne de la police politique, pour obtenir la transition démocratique… Quelle misère !

    Il suffit de voir le projet de révision de la constitution et les pratiques politiques et économiques des gouvernants, il suffit de voir comment on a décidé de faire élire l’actuel chef de l‘Etat malgré sa maladie en faisant à chaque fois prévaloir les intérêts des groupes sur l’intérêt national, pour voir le très faible niveau de sérieux des projets de consensus. C’est grave parce que si on cache aux populations la stratégie envisagée sous couvert de consensus poursuivi dans ces conditions, il n’y a aucune chance de porter un projet qui reflète les aspirations de liberté et de combattre pour des r éformes réellement démocratiques. On entend même dire, sans autre explication, que l’armée va garantir la transition démocratique… sur ce point aussi, quelle misère ! Tout de même si le commandement militaire, ou se qui en tient lieu, échoue à se mettre d’accord pour choisir un nouveau chef de l’Etat et à se dégager des luttes de clientèles, on ne voit comment par un coup de magie il va se mettre d’accord pour quelque chose de plus important et de plus difficile. Il y a des raisons à cet état du système de gouvernance que les hommes politiques doivent analyser avant de parler de consensus. Pourquoi dans ces conditions, s’autorise-t-on à parler du rôle du même commandement militaire en faveur de la démocratie. Sur la base de quoi des partis ou des ‘’personnalités politiques’’ peuvent-ils dire que le commandement militaire peut prendre les bonnes décisions pour garantir un processus démocratiques. Avant d’en arriver à l’idée de consensus il faut d’abord mettre au clair ce que l’on veut soi-même, agir sur le terrain, mobiliser les forces qui veulent le changement, encourager toutes les associations qui permettent de peser demain dans le combat pour les droits individuels et collectifs des citoyens. C’est dans ces luttes que se dégageront les projets et les acteurs pour mener une transition démocratique.

    Libre Algérie

    • Amoqrane
      7 juillet 2014
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      La police politique officialisée

      Libre Algérie, Dimanche 06 juillet 2014 à 02:56 dans: Analyses.

      Par Mokhtar BELARBI

      « Alors, confier la mission de lutte contre la subversion à ce service d’investigation judiciaire du DRS n’est-il pas une manière de codifier l’infiltration, la surveillance de la société civile ainsi qu’une méthode de doter la police politique d’un cadre juridique légal ? »

      Un décret présidentiel portant création d’un service d’investigation judiciaire de la direction de la sécurité intérieure du département de renseignement et de la sécurité (DRS), a été rendu public le 12 juin dernier. Parmi les attributions de ce service, la lutte contre la subversion. Il a été crée pour la première fois, faut-t-il le rappeler, en 2008 avant d’être dissous à la fin 2013 sur fond de polémique à propos des enquêtes sur la corruption menées par ce service contre des hommes proches du chef de l’Etat.

      Bien que l’officier en charge de ce nouveau département de police judiciaire du DRS soit sous le contrôle du procureur général, il n’y a pas de garanties suffisantes pour contrôler l’action des agents qui opèrent sous l’égide de ce nouveau service. À ce titre, aucune définition n’a été donnée au concept de subversion. Ce dernier est tellement vague qu’il laisse la porte ouverte à toutes les interprétations, allant de la rébellion armée en incluant toute action de masse ou de contestation contre le système politique en place. L’acception universelle du concept lui-même est souvent rattachée aux mouvements de protestations s’opposant à un régime politique au pouvoir.

      Cependant, le plus inquiétant dans ce nouveau texte, c’est qu’il vient renforcer un dispositif juridique mis en place depuis la levée de l’état d’urgence en 2011. En effet, le décret présidentiel n°11-03 du 23 février 2011 modifiant et complétant la loi n° 91-23 du 6 décembre 1991 relative à la participation de l’Armée Nationale Populaire à des missions de sauvegarde de l’ordre public hors les situations d’exception, est venu uniquement pour ajouter la lutte anti-terroriste et la subversion au prérogatives de l’ANP dans les périodes cité dans ce décret. Alors, confié la mission de lutte contre la subversion à ce service d’investigation judiciaire du DRS n’est-il pas une manière de codifier l’infiltration, la surveillance de la société civile ainsi qu’une méthode de doter la police politique d’un cadre juridique légal ?

      Pendant que la classe politique algérienne réclame plus d’ouverture du système politique, le chef de l’Etat crée ainsi un service légal de police politique pour réprimer la société civile et la mettre sous haute surveillance. L’expérience des soulèvements dans les pays du Machrek et du Maghreb, nous a enseigné que les régimes autoritaires ont réprimé violemment les mouvements de contestation sous prétexte qu’il s’agit d’actes subversifs. Si la situation demeure ainsi sans que le pouvoir renonce à ses réflexes autoritaires en mettant en place des mécanismes d’embrigadement de la société, l’avenir d’un consensus national souhaité par de large pans de la société, sera compromis.

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