Algérie. Les conditions du "vrai changement" politique.

La « scène politique » algérienne est en cours de remodelage suite à la récente « élection présidentielle » du 17 avril 2014, qui a vu le régime en place se renouveler sans aucune légitimité encore une fois.

Depuis quelques semaines ou quelques mois, quasiment tout le monde parle de la fameuse période de transition et de la nécessité de faire un changement politique en Algérie.

Je pense que l’on ne peut qu’être satisfait de cette avancée sur la problématique du changement dans notre cher pays. Cette problématique était totalement taboue il y’a à peine quelques mois !!

Mais notons aussi que même le régime en place annonce à tout va qu’il va faire le changement tant souhaité, et il prétend même que ce 4ème mandat de Bouteflika servira à organiser cette transition.

On ne peut bien sûr que douter de la bonne volonté du régime en place de faire un quelconque changement, au vu de toute sa démarche qui démontre pour qui veut bien le voir, qu’il n’y aura absolument rien de changé dans le système politique qui dirige notre pays. En effet, il n’y a qu’ à constater la fraude massive pendant la récente élection pour s’en convaincre. Sans même aller plus loin, on devine que l’intention du régime est de perdurer et de continuer à tenir le pouvoir d’une main de fer et de manière totalement illégitime. Au mieux il organisera un « changement dans la continuité » que les algériens connaissent par coeur.

En parallèle, et parce que le régime et le vrai pouvoir ne laissent rien au hasard  , c’est toute la classe politique « officielle » qui est mise à contribution pour s’accaparer la problématique du changement, et ne surtout pas laisser les « acteurs politiques autonomes » , construire cette alternative au système en place,pourtant nécessaire et urgente.

A mon avis, le vrai changement se fera en dehors du contrôle du régime et de ses officines, …. ou ne se fera pas.

Car le changement souhaité et revendiqué par les algériens vise à changer radicalement le système politique qui dirige notre pays. Aussi ce changement doit obligatoirement se faire pacifiquement et de manière à assurer à notre pays une transition réelle et intelligente pour aller vers un vrai Etat de droit et une légitimité du pouvoir enfin retrouvée.

Ceci dit, il ne s’agit bien sûr pas d’exclure qui que se soit qui souhaite le vrai changement, mais il est aussi fondamental de ne pas négliger les réalités du vrai pouvoir algérien qui contrôle la scène politique officielle depuis plusieurs décennies.

Un changement qui ne prend pas en compte ces réalités n’aura aucun effet réel sur la situation. Et le peuple dans sa grande majorité ne suivra aucune démarche cadrée et contrôlée par le vrai pouvoir, que tout le monde connait désormais dans les moindres détails.

Notre pays a besoin de sortir de la crise par la grande porte et de manière sincère et sérieuse. Cette sortie de crise est possible et les alternative politiques existent bel et bien, il suffit de ne pas tenter de tromper le peuple encore une autre fois.

Sans cela, la descente aux enfers ne fera que s’accentuer et les dommages seront encore plus graves pour notre peuple et pour notre cher pays.

Qu’en pensez-vous ?

Samir 02 05 2014

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Un commentaire

  1. IRATNI HAMID
    2 mai 2014
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    LE changement doit se faire en douceur,si non c’est le CHAOS.Ce Peuple a subi beaucoup d’injustices depuis l’indépendance,naturellement il est animé d’un esprit rancunier envers ses gouvernants successifs (le Système) et ces derniers de peur ne conçoivent nullement leurs passer le flambeau.C’est l’impasse?
    A mon humble avis,il faut passer par une période transitoire obligatoire,consentie entre les tenants du pouvoir et les Partis de l’opposition pour l’élaboration d’une nouvelle charte de réconciliation nationale incluant le coté politique laissé pour compte dans la précédente charte.Une crise politique ne se réglera que politiquement.
    Dans le cas ou ce pouvoir persiste dans son entêtement,il revient dès lors à l’opposition de s’organiser et s’unir pour créer un rapport de force et imposer une alternative politique.Pour la réussite de ce coups de force,il revient aux partis politiques de se retirer de toutes les structures de l’état afin de regagner la confiance du Peuple qui n’attend que des ACTES DE BRAVOURES et non des discours démagogiques.A partir de là,je pense que ce pouvoir n’aura le choix que de se soumettre à la volonté du PEUPLE.

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