A propos de la cavale de Hichem Aboud vers la Tunisie

L’affaire Hichem Aboud.

Dans cet article du journal Ennahar online, il est dit que la justice a arrêté des gens à Tebessa pour cause de leur participation dans la « fuite » de Hichem Aboud vers la Tunisie.

Pour rappel Hichem Aboud est un ancien haut gradé des services algériens (DRS) et il est aussi journaliste et patron de deux journaux algériens.

Il a été récemment mis en examen et interdit de quitter le territoire national suite à ses articles à propos de la maladie du président Bouteflika. Ce qui est en soit une situation « bizarre » car ceci montre comment est traité le sujet de la liberté de la presse en Algérie. Certains sujets relèvant effectivement des vrais décideurs, et sont donc la ligne rouge que tous les journalistes ne doivent pas toucher. Bizarre pour « le pays qui la presse la plus indépendante du monde arabe », n’est ce pas ?!

Je ne défend bien sûr pas la personne de Hichem Aboud qui connait très bien ce milieu, qui connait les méthodes de son ancien employeur le DRS, et comme rapporté par certaines sources , qu’il est en train de payer sa relation avec l’ancien responsable de la presse au sein des services. Responsable qui vient d’être limogé et remplacé par sa hiérarchie sur ce poste hautement sensible.

Par ailleurs, dans l’article ci-dessus cité, il est question des détails de la fuite de Hichem Aboud vers la Tunisie voisine et ensuite vers l’Europe, notamment grâce à la complicité présumée d’un journaliste d’une radio locale dans l’Est algérien et d’un « gros bonnet » du trafic transfrontalier (je cite l’article).

Nous sommes en droit de nous demander, me semble t-il, à quoi riment ces pratiques de la « justice algérienne » qui poursuit ainsi un journaliste pour cause de simples articles d’information considéré comme dangereux pour la sureté de l’État ?! , et sur ces détails concernant la fuite vers la Tunisie, via un réseau de trafiquants qui visiblement sont largement connus par la police.

La justice comme simple instrument aux mains des vrais décideurs et des plus forts du moments, et une dictature qui n’a aucun soucis à pratiquer la répression de journalistes à chaque fois qu’ils le jugent nécessaire.

C’est aussi cela la « Démocratie militaire » algérienne.

Samir 27/08/2013

Nouveautés

Discussions

Twitter

Rédaction Écrit par :

Un commentaire

  1. BOUCHOUKH ABDELWAHEB
    27 août 2013
    Répondre

    Ne soyez pas naifs à ce point,M.HICHAM ABOUD est toujours un officiers du DRS et il a même été promu après son retour en Algérie.Aprèsdes vacances bien mérités,le revoilà de retour en Europe pour une autre mission bien précise :surveiller l’opposition algérienne à l’étranger,d’ailleurs,il l’a toujours fait sous couvert du journalisme.
    En ce qui concerne cette histoire qui n’a ni tête ,ni queue de ses deuxjournauxpour soit disant avoir dévulguer que le président Bouteflika est malade et il est retourné en Algérie.Nous savons trés bienque M.HICHAM ABOUD n’a exécuté que les instructions du colonel FAOUZI pour manipuler le peuple algérien afin de cacher la seule vérité qui existe c’est que le président ABDELAZIZ BOUTEFLIKA est bien décédé depuis le mois d’avril 2013.
    Si M.HICHAM ABOUD a dévulgué cette vérité,je serais tout a fait d’accord que ces poursuites contre cet officier journaliste???!!!étaient bien fondés vu que le régime en place en Algérie voulait caché ce décès du président de la république jusqu’aux élections présidentielles en 2014 mais malheureusement,les poursuites judiciaires contre M.ABOUD sont inutiles puisqu’il n’a pas parlé dans son article de la mort du Président BOUTEFLIKA mais au contraire par son article mensonger il n’a fait qu’exécuter les instructions du DRS pour cacher la vérité afin de tromper le peuple algérien et l’opinion nationale et internationale.
    Aussi,je demande à tous les opposants algériens à l’étranger de se méfier de cet agent très spécial et le dénoncer ou que vous soyez et de se méfier de lui.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *