Tunisie – Médias lourds en délire total (?)

J’ai trouvé « hallucinants » les médias lourds tunisiens, les télévisions notamment (mais pas que les télés), ces derniers jours.

On assiste, à mon sens, à des dérapages graves de la télé sans que cela ne choque plus personne.

Sinon, comment laisser faire tous ces tribunaux mis en place …. sur des plateaux de télévisions?

Comment laisser faire par exemple, un journaliste qui divulgue des informations graves concernant l’assassinat odieux de l’opposant Chokri Belaid, sur un plateau de télévision (!!). C’est devant le juge ou un procureur que devrait se faire ce type de déclarations, non ?

J’ai aussi vu hier soir, une avocate donner tous les détails du rapport faisant suite à cet assassinat, rapport juridique et d’autopsie ….. sur un plateau de télévision (??!!)

Comment peut-on laisser faire cela alors que l’enquête est en cours ? Comment laisser faire des tribunaux sur des plateaux de télés ? Tout cela ne contribue t-il pas à envenimer la situation sans pour autant informer les téléspectateurs ? Tout cela ne peut-il pas déboucher sur des jugements hâtifs, et injustes car se déroulant de manière irrégulière et sans le respect du minimum requis par une justice équitable et réellement indépendante de toutes les pressions, y compris des pressions populaire et médiatique ?

Oubien c’est juste moi qui ne comprend rien à ce genre de situations ?

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4 commentaires

  1. 12 février 2013
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    Il n’y a pas lieu de s’offusquer de la mobilisation contre la violence politique. Il est tout à l’honneur des mass médias Tunisiens de permettre la dénonciation de la fascisation rampante de l’Etat Tunisien.

    Ennahda, le passager de la vingt cinquième heure du soulèvement Tunisien, déploie une stratégie de noyautage de l’Etat (Ministère de l’intérieur et justice, pour museler la société en appuis sur les milices, et ministère des affaires étrangères pour masquer les accointances inavouables), et ses acolytes du CPR d’abord et de Ettakatol ensuite, ne se préoccupent que de leurs strapontins. Comment dans ces conditions croire en la séreinité de la justice et des appareils judiciaires? Oui, il faut alerter l’opinion et maintenir sa mobilisation.

    L’objectif des patriotes tunisiens, UGTT, Patronat, gauche radicale, intellectuels,… est de mettre hors la loi la violence et le crime politique. Ils réclament la dissolution des dites « Ligue des comités de défense de la révolution »; et exige la neutralité dans la gestion des ministères de souveraineté. Ils alertent sur le danger du développement des prêches Djihadistes, et la prolifération des appels au djihad meurtrier

    Heureusement que Nessma est là ! Et chapeau bas pour tous ces braves qui de leurs voix tentent de défaire les projets sanglants d’Ennahda…

  2. Rédaction
    12 février 2013
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    Il y’a bien sûr là gros dérapages déontologiques et surtout de gros problèmes d’honnêteté intellectuelles. Je ne connais pas, pour ma part, de raisons suffisantes pour les accepter, ces dérapages.

    Samir

  3. 19 février 2013
    Répondre

    Les forces du mal de l’ancien régime qui sont tapies dans l’ombre sont toujours opérationnelles !

    Mais heureusement que les tunisiens commencent à se désendoctiner de l’idéologie laico-fascistes des régimes sanguinaires de Ben Ali et Bourguiba le larbin des franc-maçons !

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