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Hocine Aït Ahmed :« Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent. « »

Extraits du message adressé par Mr Hocine Aït Ahmed au Conseil National du FFS. 06 mars 2010

Chers camarades,

Nous faisons face à un pouvoir qui empêche toujours le peuple algérien de s’exprimer librement ; à un pouvoir déterminé à briser toute opposition et tout opposant ; un pouvoir qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression ou de disparaître politiquement.

En dépit de toutes les crises qui se succèdent, se chevauchent et secouent le pouvoir, l’opposition peine à reprendre l’initiative politique.

Autour de nous, les Algériennes et les Algériens vivent dans la précarité morale et sociale. Même les espérances qu’ils avaient placées dans la conscience internationale, comme remparts et garanties de la liberté et de la démocratie sont en train de s’effondrer.

La gestion de hasard menée pendant des décennies a fini par installer la violence au cœur des institutions et des rapports sociaux. Elle bloque toute évolution et toute réforme. Elle nous maintient dans l’archaïsme et compromet sérieusement l’avenir du pays. Seuls ont droit de cité les rapports de force nue.

Aujourd’hui, l’expérimentation sociale, la gestion pacifique de conflits, les médiations sociales et politiques sont quasiment impossibles. (…..)

(….) Dans le contexte actuel de crise mondiale durable et de redéfinition des relations internationales, les initiatives d’appui aux transitions démocratiques restent timorées et ne constituent plus une priorité. Le plus souvent, elles se cantonnent dans des discours et des professions de foi.

La violence et la menace constante du recours à la force réapparaissent comme les composantes fondamentales du nouveau système pan-étatique des relations internationales.

Les puissances en mesure d’influer où d’influencer les régimes autoritaires, observent une attitude floue et donnent une impression de valse hésitation.

Au mépris des idéaux et des valeurs qu’elles proclament, au mépris des valeurs qui fondent la communauté des nations, elles préfèrent délibérément continuer de soutenir et de protéger ces régimes.

Les efforts méritoires des organisations non gouvernementales ne sont pas en mesure de renverser cette tendance lourde, en l’absence d’une véritable Société Civile Internationale.

Notre pays est emblématique de cette attitude troublante pour ne pas dire équivoque. Victime d’enjeux et d’équilibres géopolitiques régionaux voire mondiaux, il devient la profondeur stratégique des uns et le point d’appui des autres.

Comment expliquer autrement le silence, la bienveillance voire la complaisance envers un régime qui ne peut pas moderniser, stabiliser et encore moins démocratiser le pays ; un régime qui a une responsabilité écrasante dans les désastres que nous avons vécus et qui, circonstance aggravante, constitue, par ses options, un facteur potentiel de déstabilisation régionale.

Rien de ce qui se passe dans l’un des pays du Maghreb n’est sans conséquence sur les autres. La contagion est la règle. Le passé proche et lointain en témoigne, la communauté de destin qui lie nos pays n’est pas une simple vue de l’esprit.

Chers amis,

La situation actuelle de notre pays est la résultante de la conjonction de la situation internationale et de la crise interne qui perdure.

La vie publique est en voie d’extinction ; les espaces publics se rétrécissent en peau de chagrin ; aucune place n’est laissée à une expression libre de la société, encore moins à son organisation. Il n’y a pas d’élections libres, il y a crise de légitimité et de représentation politique et sociale. Ne demeure plus qu’une gangue institutionnelle. La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat.

Les institutions, la sphère médiatique et l’essentiel des organisations politiques, associatives et syndicales sont dévoyées de leurs missions et responsabilités, réduites à n’être qu’un outil de contrôle et de corruption politique et sociale.

Chers compatriotes,

Sommes-nous des alarmistes ? Sommes-nous des alarmés ?

Sommes-nous des semeurs d’angoisse ou faisons-nous preuve de lucidité à un moment critique de notre histoire ?

Quel avenir pour notre pays ?

Pouvons-nous espérer un avenir d’équité, de justice, de libertés et de dignité ?

Réussirons-nous à sauver ce qui peut encore l’être ?

(….) Face à nous, un pouvoir liberticide foncièrement opposé au pluralisme et aux Droits humains, qui ne tolère de partis que soumis ou sans ancrage social véritable.

Autour de nous, la société se déstructure et se disloque de jour en jour. Les femmes et les hommes de ce pays ne savent plus, peut-être ne veulent plus et en tous cas ne peuvent plus, faire de la politique.

(….) Au-delà des utopies mobilisatrices et de la radicalité de nos positions, avons-nous réussi à faire barrage à la restauration de la dictature ?

Nos appels aux dialogues, nos mises en garde, nos initiatives, nos contrats et nos campagnes politiques ont-ils eu les résultats escomptés?

Nous avons des ambitions pour le pays et voulons un changement radical et pacifique. Nous ne pouvons nous suffire de déconstruire le discours du régime, dévoiler ses manipulations, ses complots et ses mystifications. (….)

Hocine AIT AHMED

12 Responses to “Hocine Aït Ahmed :« Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent. « »”

  1. boualem dit :

    Azul fellah a da lhocine

  2. boualem dit :

    karim TABOU n’est pas a la hauteur de gérer le FFS. il a vidé le parti de ses militants. faite le remplacer avant qu’il ne soit trop tard.

  3. karim dit :

    quitte le pouvoir monsieur TABOU.

  4. Terrible dit :

    Le pb ce n’est pas Karim TABOU mais c’est Tewfik et le navelle mafia économique.

  5. lyazid dit :

    tabou est en train de detruire le ffs il veut liquider le partie avant la mort d’ ait ahmed et ce pour plusieur raison car une fois ait ahmed decidé ca va etre la ruine au partie .ou il est financé par la drs comme son ami said saadi

  6. AKAVACHE ALI dit :

    Oui il est possible de sauver le pays de la catastrophe.Mais le prix à payer doit être connu d’avance. Ce n’est pas TABOU qui gène en quoi que ce soit le FFS, mais c’est surtout le désir de ses militants de faire un grand parti avant la disparition de Hocine AIT AHMED qui s’émousse au fil du temps.
    La formation de dauphins au sein de partis politiques est ce qui manque crucialement chez nous, y compris dans les grands partis.
    Les partis se cachent derrière l’état d’urgence pour justifier leurs carences en matière de proposition, de manifestation, de formation .
    Le RCD se contente du web, le FFS, tant bien que mal organise des conférences où n’assistent que ses militants, ses sympathisants et les chargés de mission du pouvoir pour le chahut.
    Pendant ce temps le pouvoir continue sa politique de sourd muet et le peuple reste dans l’expectative en attente d’un messie.
    UNE ANECDOTE: un lecteur demande à un buraliste s’il a reçu les journaux.
    Le buraliste lui répond:
    - ya khô! la République est par terre, le Peuple suspendu, et El Moudjahid est épuisé!
    PS: Cela se passe du temps, vous le devinez, où n’existait que ces trois titres.

  7. Amawajou dit :

    Azul.
    Boutflika président de l’etat algerien à vie, dirige le peuple algerien en direct.
    Ait Ahmed président du FFS à vie dirige ses militants par fax.
    Said Saadi président du RCD à vie.
    Il n’y a pas d’alternance même dans les partis d’opposition.
    Nous sommes des tiers mondistes . that’s it.

  8. amghar azzamni dit :

    Incroyable!Toujours des réfractaires à toutes les tentatives de recouvrement des libertés démocratiques dans notre pays.Des personnages qui nagent en eau troubles sont toujours disposés à casser au lieu de construire.Le président du FFS,le Dr Hocine Ait Ahmed, est un visionnaire de la politique et connait parfaitement les intentions du pouvoir qui siége en Algérie.Il a décidé de reconduire le jeune Karim TABBOU;il a jugé inopportun le moment d’apporter un changement à sa direction nationale;il l’a fait en connaissances de causes et celles du terrain de combat.Il a estimé que Karim TABBOU est pour l’instant le seul homme à pouvoir damer le pion au régime en vertu de toutes ses qualités.
    Oui, Karim est une panthére qui n’a peur de rien et agit intelligemment face aux personnels du régime despotique qui gére les affaires publiques du pays dans la stricte obscurité.En tout cas, nous encourageons Karim TABBOU,à continuer de narguer le régime et le pousser dans ses derniers retranchements par des actions pacifiques et mobilisatrices n’en déplaise à tous ses détracteurs payés par des forces occultes,rabbaterurs du sérail d’une ploutocratie qui ne dit pas son nom!Ils ont l’argent,les moyens de soudyer et de faire taire les renégats de la démocratie.Mais il n’arriveront jamais à faire taire les combattants de la démocratie tel que ce jeune Karim TABBOU.

  9. khelifa mustapha dit :

    khelifa mustapha
    Junior Member

    Date d’inscription: décembre 2008
    Messages: 4 rechercher des temoignages sur notre mere

    ——————————————————————————–

    bonjour ,par ce present,nous lancons un appel a tous les feddayins qui sont vivants,qui ont exerrce et combattu dans la casbah durant la guerre de liberayion nationale et qui ont cotoye notre mere prenommee atika.cette dernier de par sa connaissance ainsi que de sa penetrationdans toutes les ruelles de cette citadelle,qui lui permettait de circuler librement et d echapper aux barrages des militaires,lui ont valu le surnom de ((atika la taupe..touba..de la casbah)).nous savons pertinement d avance que se sont de minimes indices tres vagues,mais nous savons aussi incontestablement d avance que les vrais combattants de la casbah sauront la reconnaitre.elle qui des son jeune age par son esprit revolution,aire elle a epouse la cause nationale.impregnee pardes idees nationalistes,elle a mis sa vie en danger ainsi que celle de son foyer .elle residait dans les annees 1945 au 07 ruebarberousse dit((katarougi))puis en 1953 au 14 rue barberousse a la casbah a alger.c est dans cette maison((douyra))composee de deux niveaux,qui a ete le theatre et le refuge des feddayins,de cachette d armes ou de tracts et de ravitaillement pour les necessiteux durant la greve des huit jours.a l epoque,nous etions tres jeunes mais notre memoire reste toujours vivace pour nous rappeler de certains evenements.dans notre chambre d enfants,ou etait accroche en permanence l embleme national,il avaitdes matelas en crin ou etaient caches des armes et engins tels que grenades,pistolets,reveils,cordon.en possession d une (fausse)carte medicalede malade mentale,elle assurait,avec ses jeunes enfants,la liaison de courrier,de cotisation et d armes au profit de ces chefs hierarchique et ce malgre le couvre au feu qui etait impose.pour denoncitions,notre demeure a fait l objet de plusieurs perquisitios de la partdes de la dst et des parachutistes.notre mobilier a ete a maintes reprises saccagees et des bijoux ont ete voles par des zouaves.son fils aine abdelkrim,dit krim,assurait a aide de sa voiture une dauphine,le transfert d arme d alger sur hammam el meloane.ce dernier a ete arrete,emprisonne et torture a la caserne d orleans(actuellement ali khodja).il garde actuellement sur tout son corps les sequelles des electrodes par la gegene.en outre,elle a ete l instigatrice,du slogan ((sabaa snin barakat)),lorsque notre pays qui a acquis de haute lutte son independance allait sombrer dans la guerre civile.on ne connaissait des militants qui on ete heberges chez nous que leurs sobriquets.mais ces moudjahiddines saurout certainement se reconnaitre.apres l independance elle parlait souvent a ses petit enfants de ses quelque compagnons d arme,des heros de la casbah ainsi que de yacef saadi.elle fut une militante silencieuse.elle a accompli son devoir loin des feux de la rampe.mais maintenant qu elle est decedee suite aux sequelles qu elle a endurees durant toute sa vie,ses enfant veulent recolter des temoignager pour se souvenir et sauvegardes sa memoire.ses fils khelifa abdelkrim,merzak,mustapha,demandent a tous ceux qui connu leur mere de les contacter au 04 rue messaoud khiat a el-biar alger .ex rue du grand puit….et merci

  10. ABDELHAK dit :

    JAI de lespoir qun jour proche le peuple algerien prendra exemple sur le peuple tunisien

  11. L dit :

    bonjour notre familles meme notre chat et du FFS et nous Restrons fideles jusqu a ce que la democratie et la legitimite politique, la justice serra instaure dans notre nation

    ihawachen

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