Ali Yahia Abdennour : Monsieur le ministre de l’Intérieur, vous dérapez !

Face à une crise sociale qui s’installe dans la durée, face à une chute réelle du pouvoir d’achat, les Algériens demandent une amélioration de leurs conditions de vie et un partage équitable des richesses du pays. Plus de 60% de nos concitoyens, les pauvres, les retraités, les travailleurs, les couches moyennes, ont des fins de mois difficiles. L’Algérie est divisée entre ceux qui souffrent de la faim et ceux qui souffrent d’indigestion.

Le refus est incompréhensible, inacceptable, intolérable. Il y a dérapage du ministre de l’Intérieur sur la question des libertés et des droits de l’homme. La méthode inquisitoire qui place la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) dans son collimateur est une intrusion dans la vie associative pour l’instrumentaliser et la mettre sous tutelle. La grande ligne de démarcation est celle qui sépare les associations sécrétées par le pouvoir et encouragées par lui, dociles baudruches flasques et sans contenu qui se réduisent à des appareils vivant en vase clos lui servant de courroie de transmission, et la LADDH, ligue indépendante, souveraine dans ses décisions et ses orientations.

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Yahia BOUNOUAR. Directeur du site Radio Kalima Pour le pouvoir, l’information n’est qu’un outil de propagande

Après avoir dénoncé la semaine dernière « l’interruption arbitraire de transmission satellitaire », Radio Kalima est toujours en ligne. Les explications de son directeur.

● Vous avez déclaré que Radio Kalima était censurée. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

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URGENT: RADIO KALIMA CENSUREE EN ALGERIE

Depuis la matinée du mardi 16 mars, le site radio kalima Algerie est devenu inaccessible pour de nombreuses régions en Algérie, notamment les centres urbains.

A la maison de la presse Tahar Djaout à Alger, la connexion était impossible l’après midi et la soirée de mardi, mais ô miracle, les journalistes pouvaient à nouveau se connecter le mercredi en fin de matinée. Dans d’autres quartiers de la capitale, comme El-Mouradia, Hydra, El-Biar, les citoyens ne peuvent toujours pas accéder à notre site depuis mardi matin. C’est également le cas pour d’autres villes à l’intérieur du pays. Nous avons demandé à nos compatriotes qui nous ont contacté d’utiliser des proxy pour vérifier s’il s’agissait bien d’une censure. Et là ça a marché. Les autorités algériennes sont donc en train de placer des filtres pour interdire aux Algériens d’accéder aux sites internet d’informations qui visiblement ne conviennent pas à ces mêmes autorités. Et de toute évidence, Radio Kalima, ne leur convient pas.
Au delà de notre cas, c’est la problématique de la censure qui se pose.

Comment accepter que des barbouzes, plus habiles à jouer du revolver et des ciseaux que de la plume, puissent décider de priver les algériens de l’accès à des sites d’information sur internet. Fort de leur inculture, les voila qu’ils retiennent en otage tout un peuple dans leur propre ignorance et décident de ce que les Algériens peuvent lire ou écouter.

Que craignent ils donc? Que nous ne dévoilions leurs pratiques de rapines? Que les Algériens se rendent comptent que ceux qui les gouvernent n’ont pas pour principale préoccupation les intérêts de l’Algérie mais le pillage de ses richesses?

Yahia Bounouar

http://www.kalimadz.com

Rejoindre le groupe Facebook dédié à cette censure https://www.facebook.com/group.php?gid=365460067223

Signer la pétition « Contre la censure de l’Internet en Algérie http://gopetition.com/petitions/no-to-internet-censorship-in-algeria/sign.html

Faut pas emmerder le curé !

Un gars se fait construire une taverne juste en face d’un cimetière. Pour faire sa publicité, il place une enseigne disant :

« Quoi que l’on dise ou quoi que l’on fasse, on est bien mieux ici qu’en face ».

Voyant cela, le curé place lui aussi une enseigne à l’entrée du cimetière.On pouvait y lire :

« Quoi que l’on dise ou quoi que l’on fasse, tous ceux qui sont ici, viennent d’en face ».

12 mars. Journée mondiale contre la cyber-censure

Le 12 mars 2010, Reporters sans frontières célébrera la Journée mondiale contre la cyber-censure. Cette journée est destinée à mobiliser chacun d’entre nous en soutien à un seul Internet, libre et accessible à tous. Et de rappeler qu’en créant de nouveaux espaces d’échanges d’idées et d’informations, le Net est aussi un vecteur de libertés. Cependant, de plus en plus de gouvernements l’ont compris et réagissent en tentant de contrôler la Toile.

À cette occasion, Reporters sans frontières publiera sa nouvelle liste des « Ennemis d’Internet ». Ce rapport montre du doigt les principaux pays qui restreignent l’accès de leurs citoyens à Internet, et harcèlent les net-citoyens, de l’Iran à la Chine en passant par l’Arabie saoudite, le Viêt-nam ou la Tunisie. Une liste de pays « sous surveillance », dont l’attitude vis-à-vis du Net suscite une certaine inquiétude, sera également rendue publique.

À la veille de la Journée mondiale contre la cyber-censure, Reporters sans frontières décernera, le 11 mars 2010 à 19 heures, le premier « Prix du Net-citoyen » avec le soutien de Google. Ce prix récompensera un internaute, blogueur ou cyberdissident qui s’est illustré par ses activités de défense de la liberté d’expression sur le Net. La cérémonie se tiendra dans les locaux de Google France, à Paris.

Enfin, Reporters sans frontières a conçu un pictogramme afin de symboliser la défense de la liberté d’expression sur Internet. Le dessin représente une souris d’ordinateur se libérant de ses chaînes. Ce picto est téléchargeable gratuitement et disponible en plusieurs couleurs afin de pouvoir s’intégrer en un clic. Vous souhaitez manifester votre soutien à la Journée mondiale contre la cyber-censure ? Vous désirez défendre un Internet libre et accessible à tous ? N’hésitez pas à télécharger le pictogramme pour l’afficher sur votre site internet, votre blog ou en signature de vos messages électroniques.

http://www.rsf.org/Journee-mondiale-contre-la-cyber.html

Soubai – Gnawa [mp3]

Je n’ai pas trouvé le nom du chanteur, mais je voulais juste dédier ce beau rythme à toutes les femmes de la place à l’occasion de leur fête du 08 mars.

Respect à toutes, solidarité avec celles qui luttent pour leurs droits et bonne route à vous tous chers ami(e)s du web hchaychi

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m à j du 09 03 2010
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voici un player de plusieurs petit bijoux dans le meme style des gnaous. ENJOY

Hocine Aït Ahmed :« Il n’y a pas de fatalité historique et les issues existent. « »

Extraits du message adressé par Mr Hocine Aït Ahmed au Conseil National du FFS. 06 mars 2010

Chers camarades,

Nous faisons face à un pouvoir qui empêche toujours le peuple algérien de s’exprimer librement ; à un pouvoir déterminé à briser toute opposition et tout opposant ; un pouvoir qui n’a d’autre alternative que d’aggraver la répression ou de disparaître politiquement.

En dépit de toutes les crises qui se succèdent, se chevauchent et secouent le pouvoir, l’opposition peine à reprendre l’initiative politique.

Autour de nous, les Algériennes et les Algériens vivent dans la précarité morale et sociale. Même les espérances qu’ils avaient placées dans la conscience internationale, comme remparts et garanties de la liberté et de la démocratie sont en train de s’effondrer.

La gestion de hasard menée pendant des décennies a fini par installer la violence au cœur des institutions et des rapports sociaux. Elle bloque toute évolution et toute réforme. Elle nous maintient dans l’archaïsme et compromet sérieusement l’avenir du pays. Seuls ont droit de cité les rapports de force nue.

Aujourd’hui, l’expérimentation sociale, la gestion pacifique de conflits, les médiations sociales et politiques sont quasiment impossibles. (…..)

(….) Dans le contexte actuel de crise mondiale durable et de redéfinition des relations internationales, les initiatives d’appui aux transitions démocratiques restent timorées et ne constituent plus une priorité. Le plus souvent, elles se cantonnent dans des discours et des professions de foi.

La violence et la menace constante du recours à la force réapparaissent comme les composantes fondamentales du nouveau système pan-étatique des relations internationales.

Les puissances en mesure d’influer où d’influencer les régimes autoritaires, observent une attitude floue et donnent une impression de valse hésitation.

Au mépris des idéaux et des valeurs qu’elles proclament, au mépris des valeurs qui fondent la communauté des nations, elles préfèrent délibérément continuer de soutenir et de protéger ces régimes.

Les efforts méritoires des organisations non gouvernementales ne sont pas en mesure de renverser cette tendance lourde, en l’absence d’une véritable Société Civile Internationale.

Notre pays est emblématique de cette attitude troublante pour ne pas dire équivoque. Victime d’enjeux et d’équilibres géopolitiques régionaux voire mondiaux, il devient la profondeur stratégique des uns et le point d’appui des autres.

Comment expliquer autrement le silence, la bienveillance voire la complaisance envers un régime qui ne peut pas moderniser, stabiliser et encore moins démocratiser le pays ; un régime qui a une responsabilité écrasante dans les désastres que nous avons vécus et qui, circonstance aggravante, constitue, par ses options, un facteur potentiel de déstabilisation régionale.

Rien de ce qui se passe dans l’un des pays du Maghreb n’est sans conséquence sur les autres. La contagion est la règle. Le passé proche et lointain en témoigne, la communauté de destin qui lie nos pays n’est pas une simple vue de l’esprit.

Chers amis,

La situation actuelle de notre pays est la résultante de la conjonction de la situation internationale et de la crise interne qui perdure.

La vie publique est en voie d’extinction ; les espaces publics se rétrécissent en peau de chagrin ; aucune place n’est laissée à une expression libre de la société, encore moins à son organisation. Il n’y a pas d’élections libres, il y a crise de légitimité et de représentation politique et sociale. Ne demeure plus qu’une gangue institutionnelle. La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat.

Les institutions, la sphère médiatique et l’essentiel des organisations politiques, associatives et syndicales sont dévoyées de leurs missions et responsabilités, réduites à n’être qu’un outil de contrôle et de corruption politique et sociale.

Chers compatriotes,

Sommes-nous des alarmistes ? Sommes-nous des alarmés ?

Sommes-nous des semeurs d’angoisse ou faisons-nous preuve de lucidité à un moment critique de notre histoire ?

Quel avenir pour notre pays ?

Pouvons-nous espérer un avenir d’équité, de justice, de libertés et de dignité ?

Réussirons-nous à sauver ce qui peut encore l’être ?

(….) Face à nous, un pouvoir liberticide foncièrement opposé au pluralisme et aux Droits humains, qui ne tolère de partis que soumis ou sans ancrage social véritable.

Autour de nous, la société se déstructure et se disloque de jour en jour. Les femmes et les hommes de ce pays ne savent plus, peut-être ne veulent plus et en tous cas ne peuvent plus, faire de la politique.

(….) Au-delà des utopies mobilisatrices et de la radicalité de nos positions, avons-nous réussi à faire barrage à la restauration de la dictature ?

Nos appels aux dialogues, nos mises en garde, nos initiatives, nos contrats et nos campagnes politiques ont-ils eu les résultats escomptés?

Nous avons des ambitions pour le pays et voulons un changement radical et pacifique. Nous ne pouvons nous suffire de déconstruire le discours du régime, dévoiler ses manipulations, ses complots et ses mystifications. (….)

Hocine AIT AHMED

Phrase du jour …

En Algérie, il n’y a pas de Président éternel, il n’y a pas de ministre éternel, il n’y a que le DRS qui est éternel !

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