ALERTE ! Première censure sur l’internet algérien

Nous sommes le 1er janvier de l’année 2010 et nous apprenons ce matin même que la première censure sur l’internet algérien est déjà opérationnelle !!

J’ai appris donc par des amis résidents en Algérie que le site Rachad.org n’est plus accessible la-bas alors qu’il l’est complètement via d’autres pays. La déduction est très simple à faire, il s’agit bel et bien d’une censure d’un site de l’opposition algérienne installée à l’étranger (?!).

A l’instar des pays voisins tels que la Tunisie, oubien encore des pays connus pour leur atteinte à la liberté d’expression comme la Chine, la Birmanie, l’Iran ou la Turquie, l’Algérie vient de s’inscrire « fièrement » dans la liste des pays qui censurent internet au de-las des règles « officiellement  » annoncées par les autorités, à savoir que le filtre qui rentre en activité aujourd’hui vise théoriquement à « protéger » les algériens de la pornographie et du terrorisme.

Force est de croire que l’objectif premier de cette loi est de museler encore plus les opposants politiques au régime dictatorial algérien et imposer aux citoyens une information totalement contrôlée par les services de communication de ce même régime. Le citoyen n’a biensur pas le choix sur l’information, il y’ a plus haut, des têtes bien pensantes qui « filtrent » pour lui la « bonne information » à laquelle il a droit.

Rappelons que ceci est complètement inacceptable et représente une autre transgression des libertés fondamentales du citoyen algérien, libertés largement restreintes par ailleurs par ces mêmes autorités notamment grâce à l’état d’urgence que subissent les algériens depuis bientôt 20 ans.

  • Voir aussi sur lequotidienalgerie.org du 01/01/2010
  • ButterflyOfFire (blogueur algérien) signalait déjà début novembre les risques de dérapages concernant cette loi , à lire son billet du 06/11/2009 ici
  • Voir aussi l’intro de ma vidéo d’il y’ a à peine 3 jours où je soupçonnais fortement cette censure pour les débuts de l’année 2010 … il faut dire qu' »ils » ont fait plus vite que la musique 🙂
  • Lire cet interview d’un blogueur algérien sur algerie-focus.com à propos d’une éventuelle censure sur le net algérien.
  • El Watan a aussi soulevé les mêmes questionnement dans son édition du 10 novembre 2009.
  • Toujours à propos de la loi sur cybercriminalité, je conseille aussi de voir cette vidéo de ButterflyOfFire qui date de décembre 2008 … quand la loi a été mise en route par le gouvernement algérien.
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    admin Écrit par :

    13 commentaires

    1. 2 janvier 2010
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      Si la chose se révélait juste, je pense que d’autres sites feront l’objet de la même mesure, notamment celui de Benchicou, que les officiels supportent très mal…

    2. 3 janvier 2010
      Répondre

      Le pouvoir algérien tente vainement d’étouffer les voix libres de l’Algérie

      Communiqué

      Le Mouvement Rachad a eu confirmation que son site Internet officiel (www.rachad.org) et celui de sa télévision sur le web (tv.rachad.org) ont été depuis quelque temps la cible d’une campagne de piratage de la part des services algériens, avant d’être censurés il y a une quinzaine de jours.

      Ainsi, le site du Mouvement Rachad est le premier site Internet à subir les affres de la censure par le pouvoir algérien.

      Rachad, qui ne s’étonne pas d’une telle mesure misérable de la part d’un régime qui nous a habitués avec ses méthodes de liquidation, de destruction et de répression de toute voix dissidente, réaffirme sa position vis-à-vis de la nature perfide de ce pouvoir qui annonce publiquement un discours de réconciliation, mais qui, en réalité, continue à pratiquer l’éradication.

      Le message du pouvoir, à travers son recours à de telles pratiques, reflète son paternalisme et sa volonté d’exercer une tutelle sur les esprits des Algériens, de confisquer leurs choix et d’étouffer leurs voix libres, faisant fi de tous les engagements de l’Etat algérien lié par la Constitution et les conventions internationales auxquelles il fait partie.

      Rachad, tout en condamnant cet acte d’un autre âge, réaffirme aux barons du pouvoir que le recours à de telles pratiques ne fait que renforcer ses convictions et sa volonté de rester fidèle à ses positions de principe.

      Rachad rassure les Algériennes et les Algériens partout dans le monde ainsi que tous les adeptes de la justice et la liberté, qu’il ne ménagera aucun effort pour œuvrer avec toutes les forces nationales dignes en vue d’opérer le changement attendu, pour édifier l’Etat de droit et de bonne gouvernance par les moyens non-violents. Il fera tout ce qui est en son pouvoir afin de porter sa voix à l’intérieur du pays dans les meilleurs délais.

      Secrétariat du Mouvement Rachad
      3 janvier 2010

    3. haniche
      11 janvier 2010
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      vous parlez sans doute de ce site rachad.org qui relais l’appel au nom de dieu miséricordieux très miséricordieux au peuple algérien et c’est aussi ce même site qui rend un hommage très appuyé à un membre fondateur du FIS (hachani) ça doit être aussi ce même site qui fait l’apologie de l’islamisme et qui se drape dans la liberté individuelle et collective, qui défend la liberté sur internet …etc c’est aussi ce site qui donne la parole à tous les islamistes de tout poils et aux anciens du FLN style MEHRI et consort.
      il n’ ya pas de choix possible entre les islamistes et le pouvoir algérien, comme il n’y a pas de choix entre la peste et le choléra. c’est tellement dommage de se donner tellement de peine sur internet, y consacrer sa vie et servir de marche pied à des manipulateurs tel le journal « le quotidien d’algéie » qui est mis en place par des islamistes. oui je sais qu’on me dira « mais tu ne sais pas de quoi tu parles » c’est une phrase que j’ai l’habitude d’entendre de la part de ceux qui pensent que tout le monde est manipulé sauf celui qui le dit !! ça m’angoisse et m’attriste. s’il fallait se sacrifier pour une cause, la démocratie, la laicité, la liberté, défendu autrefois sérieusement et à juste titre par hchicha, je signe des 2 mains, mais là, risquer de ne pas pouvoir rentrer au bled pendant des années de peur d’être arrêté autant le faire pour une cause juste et pas servir de marche pied à ses voyous qui sévissent comme des charognards sur le net. il y’a 10 ans, l’aventure du net était tellement palpitante, s’en servir pour défendre l’indéfendable, c’est bien dommage.

    4. said
      16 janvier 2010
      Répondre

      il suffit de telecharger hotspot shield ensuite vous devriez pouvoir acceder a n,importe quels sites,la censure est alors empechee d,empecher quoi que ce soit.
      Salutations

    5. zlabia
      11 février 2010
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      Excusez cette digression, mais je tiens à dénnoncer la censure qui prévaut sur le site de TSA (Tout sur l’Algérie). Je soumets à votre appréciation et à votre jugement le dernier commentaire que j’ai posté sur ce site. Il n’a jamais été publié et m’a valu le bannissement définitif .
      Voici le contenu du dit commentaire :
      «J’aurais au moins souhaité avoir une quelconque explication sur ce qui me semble être une attitude douteuse de la part de TSA. En effet, ce n’est pas la première fois que mes propos subissent une censure qui ne dit pas son nom. La toute dernière date d’aujourd’hui même (11 février 2010) et visait un commentaire que j’ai placé aux environs de 5h00 du matin à propos d’un article relatif au scandale de Sonatrach et ses répercussions sur le remaniement ministériel qui était prévu par sa fakhamatouhou. D’habitude vous éliminez, purement et simplement, le commentaire qui ne vous «sied» pas, puis vous avez appris, avec le temps, à recourir à cette nouvelle astuce qui consiste à rapidement «classer» l’article en question parmi les archives, pour «noyer» les commentaires qui l’accompagnent afin qu’ils soient bien loin des… regards. Mais aujourd’hui, je constate que vous innovez en éliminant et en faisant tout simplement disparaître et l’article et les commentaires qui vont avec !!! Mais qu’est-ce qui vous a, à ce point, gêné dans mon commentaire ? Le fait de dénoncer l’attitude des responsables de la fédération algérienne de Hand-ball qui ont choisi d’effectuer le déplacement des deux équipes nationales, filles et garçons, vers le Caire à bord d’un avion de la compagnie… Egyptair ? Le fait d’écrire que je trouvais que ces responsables n’avaient pas le moindre «nif» après tout ce qui s’est passé et tout ce qui s’est dit ? Ou plutôt le fait d’avoir exprimé mon étonnement de voir aujourd’hui une bannière publicitaire de Djezzy défiler par intermittence ici même, en haut de votre page, alors que vous vous faisiez le chantre de la défense des intérêts de l’Algérie tout au long de la crise vécue avec les égyptiens ? Ou alors, le fait de simplement dire (ce que finalement tout le monde sait) les gros intérêts que possède la famille régnante de sa fakhamatouhou dans Orascom et donc dans Djezzy ?».
      Merci pour votre attention.

    6. Sidi Idhir, une mémoire blessée
      Le long de la route, menant de Bordj Bou-Arréridj à Sidi Idhir, s’étale à perte de vue la forêt de Djaâfra. Entre quelques pâtés de maisons vides, un chemin de campagne mène vers le village. Sidi Idhir se compose d’un ensemble de maisons construites en pierre et en pisé, séparées les unes des autres par des terrains vagues rocailleux. Le village surplombe une rivière et un lac, Tamssa, qui le sépare de la forêt. Les maisons ont des toitures en tuiles rouges noirâtres. Les plafonds sont de type (…)

      Par Monsieur Châbane BOUARISSA, liberté le 20 Mars 2010

      Lire la suite 0 commentaire Bibans au coeur

      Tous les coups viennent de là où on ne les attend pas bien sûr. Du temps où un poste militaire français s’installait à El-Maïn vers l’année 1957, le village d’Ouled Sidi-Idir limitrophe avec la forêt dite « Adrar Ou Maza » limite térritoriale entre les douars de Tamokra, Djaâfra et El-Maïn dont une célébre bataille avait eu lieu mais non médiatisée à l’époque des faits ni d’un côté ni d’un autre plus précisément entre les années 1956 ou 1957, redevient le siège de repli des combattants de la liberté et du combat pour l’indépendance de l’Algérie.

      Ouled Sidi-Idir représente effectivement la grande agglomération de Sidi-Yadar (Sidi-Hay) ou si on veut franciser (Monsieur Vivant) voisin de Sidi-Yahia Laïdali d’Ath Aïdel à ne pas confondre avec le Arch d’Ath Yaâdal composé des douars de Colla, de Teffreg, de Djaâfra et d’El-Maïn dont il faut les anciennes cartes de tribus de l’Ouest Constantinois pour vérifier les présentes allégations.

      Au moment de cette guerre dont l’année 1956 se distingue comme c’était le début et que cette région fait partie des térritoires libérés pour le FLN/ALN et zone interdite rouge surnommée 2ème Aurés, les populations structurées en comité de « 3 » au sein de l’organisation de l’encadrement de la révolution
      se rendaient à El-Maïn symboliquement puisque c’était là le siège du bureau indigéne fondé par l’administration Ottomane (Turque) maintenu par l’administration coloniale française pour ne pas trop bousculer les choses à tel point de réveiller les révoltes endormies ou éteintes après l’insurrection de 1871 dont une bataille extrêmement violente avait eu lieu au lieu dit « TAKHARAT » un petit village voisin de Sidi-Iidir situé au Nord Est mais rayé de la carte et les populations étaient toutes victimes, réfugiées ou envoyées en Nouvelle Calédonie, les biens confisqués à la suite de cette lutte entre les troupes de Boumezrag frére du Bachagha Mohamed El Mokrani et les colonnes françaises. C’est ce qui avait continué d’arriver à ces villages là tout le long de l’année 1956 notamment lors des recherches de renseignements sur le lieu de la tenue du congrés de la Soummmam dont les doigts accusateurs et les soupçons étaient inspirés des suites de la découverte par l’avion PIPER du cheptel apparetant aux colons de la région des Bibans amené par les Moudjahidines de l’époque paître à Thavhirth Ou Félla (Le verger ou bien le jardin Supérieur).

      L’on se pose la question de savoir ce que veut dire le terme organisation d’une communauté d’habitants si chaque village n’est pas représenté proportionnellement au nombre d’habitants au siège communal de façon à pouvoir peser sur les évènements de gestion socio-économique et culturelle s’agissant du frapper du poingt sur la table pour la revendication des choses leur revenant de droit ?

      Nos Responsables locaux connaissent-ils les limites administratives et territoriales de leurs communes ? Ont-ils les mains libres pour le faire ? Que font leurs tutelles ?

      La forêt de Bôni se prolonge jusqu’aux villages de Mézrarégue (El-Maïn) et d’Achabou (Teffreg). La majorité des familles de ces villages ont des martyrs puisque tous ou presqu’étaient les premiers djounouds mobilisés autour de feu si Aïssa El Boundaoui dit Hamitouche, le premier structurateur régional de la révolution chargé par le Colonel Amirouche lieutenant de feu : Krim Belkacem chef de la Wilaya III. Les Anciens Moudjahidines encore vivants de toute cette région pourront en témoigner en leurs âmes et consciences sur ce sujet de la graduation parallélemment à la structuration et à l’organisation de la révolution.

      A la lumière de tout ce qui se fait et se défait dans notre pays, « nul n’est bien servi que par lui-même, » au jour comme aujourd’hui.

      Cette région était découpée des Bibans en 1957 lors de l’installation du poste militaire français pour en être rattachée à Bougaâ (ex Lafayette) du fait d’une part de l’endomagement de la route traversant cette zone forestière et d’autre part pour la sécurisation des convois militaires français et ce, jusqu’en 1963 avec le rattachement de cette commune avec Guenzet. Ce n’était qu’en 1964 qu’elle se détachait de Bougaâ pour sa réintégration avec les Bibans. Les populations de ces villages étaient trés trés malmenés par les endommagements et les déménagements auxquels se rajoutent les isolements puisqu’elle se trouve à l’extrême Nord de l’ancienne Daïra et de la la nouvelle Wilaya de Bordj Bou-Arréridj limitée au Nord Ouest par Béjaïa et au Nord Est par Sétif qui au lieu de se faire rejoindre dans le développement, elles se tournent le dos identiquement aux limites frontalières entre pays dont les relations ne sont pas au bau fixe.

      Ce village à l’instar de tous les autres mérite une attention soutenue de la part des pouvoirs publics de la base jusqu’au plus haut niveau. Ce n’est qu’un point de vue et une réponse commentaire au présent article.

      J’attire l’attention des internautes que le présent commentaire répond à un article paru sur le sit http://www.bba34.com

      dont il y a deux jours mes possibilités d’accès s’avèrent impossible. Y’a-t-il un blocage, une panne technique, une question de maintenance mal gérée ou une main occulte et malcieuse qui intervient pour censurer mes commentaires qui n’arrangent pas certains intérêts ?

      C’est pourquoi je suis contraint de publier la présente réponse au précédent article sur ce sit, avec mes souhaits d’une trés bonne lecture pour d’éventuelles critiques pouvant me donner encore plus d’inspiration.

    7. Bonjour !

      Rectification.

      Mon précédent article de commentaire sur le village de « Sidi-Idir, mémoire blessée » avait été validé hier 23 Mars 2010 en même temps q’un autre sur l’école.

      Donc veuillez noter qu’il ne s’agit pas d’une tentative de censure mais bel et bien d’un disfonctionnement ou d’un problème de blocage technique.

      A ma droite une fois ouverte la page du sit répondre à ce message sur laquelle je dois coller mon texte, je lis :  » terminé, mais il existe encore des erreurs sur la page. »

      Je vous remercie donc pour votre aimable attention.

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