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Appel du Réseau indépendant des journalistes algériens (RIJA)
En l’espace d’une année, neuf journalistes algériens sont morts. Plusieurs autres sont soit licenciés de manière éhontée, soit soumis à une incroyable pression. Pendant ce temps, des dizaines d’autres de leurs collègues travaillent dans des conditions totalement inacceptables: pressions de tout genre, salaires de misères et absence de couverture sociale pour les autres.
A côté de cela, un autre danger guette le journaliste algérien. Il est sous la menace permanente d’un emprisonnement à cause d’un écrit ou tout simplement d’une opinion. C’est le résultat de l’application d’une disposition du Code pénal de 2002 qui pénalise le délit de la presse, au mépris de toutes les règles universelles en la matière.
Face à cette dramatique situation, la corporation reste presque sans voix. Des expériences de rassemblement ont été tentées. Mais sans résultats probants.
C’est par ce que la liberté s’arrache et ne se donne pas, que nous, journalistes algériens, avons décidé de créer un Réseau indépendant des journalistes algériens (RIJA).
Loin de nous l’idée de devenir des super citoyens ou encore moins des citoyens de seconde zone. A travers notre comité, nous n’avons qu’un seul objectif: défendre notre dignité, à travers des alertes permanentes sur d’éventuels dépassements des éditeurs ou des pouvoirs publics.
Pour cela, nous invitons tous les confrères à nous rejoindre dans ce Réseau, loin de toute considération politique, idéologique ou linguistique. Parce que, plus que les noms et les visages des personnes, nous croyons que l’union fait la force.
Et nous ne demandons pas plus que nos droits les plus élémentaires:
- Dépénalisation du délit de presse, et une grande liberté d’expression
- Etablissement d’une carte nationale d’identité de journaliste,
- Application du décret du 10 mai 2008 portant statut des journalistes,
- Salaires décents et droits sociaux pour tous les employés de la presse,
- Droit à l’activité syndicale à l’intérieur des rédactions,
- Respect de la conscience professionnelle des journalistes,
- Droit à un logement décent.
Ce ne sont là que certaines des revendications les plus urgentes de la corporation. La contribution de tous est indispensable pour que plus jamais un journaliste ne sera humilié.








