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Appel d'intellectuels algériens pour "un changement démocratique"
Alors que la campagne pour la présidentielle en Algérie s’est ouverte jeudi 19 mars, des universitaires, journalistes et médecins ont lancé un « appel au peuple algérien », « pour un changement démocratique en Algérie ». Voici leur texte :
Nous, Algériennes et Algériens, signataires du présent appel, avons décidé de prendre nos responsabilités devant notre Nation et devant l’Histoire, pour en appeler à la mobilisation permanente du peuple algérien contre le pouvoir politique illégitime en place et d’œuvrer à l’instauration d’un Etat de Droit tel que défini par la déclaration historique du premier novembre 1954.
Le pouvoir actuel que nous considérons aujourd’hui plus que jamais auparavant, comme étant institutionnellement illégitime, politiquement incompétent et moralement discrédité.
Un pouvoir qui a spolié le peuple de sa légitime souveraineté et qui a détourné à son profit exclusif les richesses de la Nation.
Un pouvoir quasi régalien qui fonctionne essentiellement sur l’arbitraire, le clientélisme, le laxisme et la corruption. Il a profondément affaibli l’autorité de l’Etat dans son rôle sur l’échiquier international et il constitue une réelle menace pour notre unité et intégrité nationales.
Nous situons le présent appel, dans la continuité du Mouvement National, des principes énoncés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954 et de la plateforme de la Soummam.
Nous, Algériennes et Algériens, signataires de cet appel, exprimons haut et fort, notre profonde préoccupation devant la logique d’autodestruction et de détérioration continue, qui caractérise la situation sociopolitique, économique et morale de notre pays. Nous refusons désormais catégoriquement d’en être les complices actifs ou tacites. Nous décidons de mettre fin à notre inaction, à notre silence et à notre désengagement sous quelques formes qu’il soit (lâcheté, égoïsme, peur, …).
Cette initiative libre et indépendante, a été dictée par les données fondamentales et structurelles de notre situation commune qui se caractérise par:
• la persistance et l’aggravation de la crise de la légitimité du pouvoir depuis 1962 à ce jour, crise devenue une menace et un danger permanent pour notre nation.
• la persistance de l’oligarchie à exclure le peuple du débat et de la participation politique en violant son droit constitutionnel et naturel de choisir et de construire sa propre destinée.
• L’échec et la médiocrité du personnel politique officiel et l’avilissement de l’opposition factice.
• le manque de perspective claire et nette pour toute la nation,
• La culture du chaos et de la violence et son extension à toutes les couches sociales, le maintien de l’Etat d’urgence comme moyen de domination et d’asservissement du peuple algérien.
Notre but est:
D’œuvrer à la concrétisation des objectifs du mouvement de libération nationale, à la reconquête du droit du peuple à la souveraineté et au changement radical et pacifique du système politique.
D’œuvrer à l’instauration d’institutions solides et responsables capables d’assurer le fonctionnement démocratique de la société, de garantir la transparence du gouvernement et, l’alternance de son pouvoir, enfin de créer un Etat dont les commandes resteront entre les seules mains du peuple souverain, sans que puisse intervenir les forces occultes dans le fonctionnement de ces institutions. Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions seront fidèles à la Constitution et aux lois votées par le législateur en accord avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires. Nos institutions seront soucieuses de consolider, par leur sain fonctionnement, le lien entre le peuple et ses vraies valeurs.
L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus.
Cet appel est ouvert à l’adhésion morale et active de tous nos compatriotes qui partagent le même attachement à la patrie et aux valeurs morales et culturelles de la société algérienne dans toute sa diversité, y compris ceux qui se trouvent, de par leurs fonctions ou leurs positions dans les institutions officielles actuelles. Il est une exhortation à tous ceux qui refusent la marginalisation et l’exclusion de l’Algérienne et de l’Algérien de la vie publique. Enfin, c’est un appel à tous ceux, qui conscients de la déliquescence de la société et de la fatuité des institutions, veulent fédérer leurs efforts pour un changement décisif et salvateur de la situation de la Nation Algérienne.
Cet appel se veut enfin et surtout comme une force de propositions et d’action pour une transition pacifique vers un Etat de Droit.
Nous, Algériennes et Algériens libres, aspirons acquérir à notre idéal de résistance pacifique et de dynamique de changement, les couches les plus larges du Peuple Algérien, sans exclusion aucune.
Nous devons œuvrer au rassemblement de toutes les forces patriotiques en vue d’un changement pacifique et radical sur la base de valeurs et de principes démocratiques clairement définis, acceptés et respectés par tous et notamment:
• Les valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne (Islamité, Amazighité et Arabité), fondements de notre ALGERIANITE. Ces derniers sont le socle de notre unité nationale, qui ne doivent nullement être instrumentalisés ni être le monopole d’aucun parti ou tendance politique.
• L’égalité de tous devant la loi.
• La sacralité des droits de la personne humaine.
• La souveraineté populaire : le peuple étant la seule source du pouvoir et de légitimité.
• La mise en place d’institutions qui garantissent l’expression de la volonté populaire, notamment par la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
• Le respect et la protection des libertés individuelles et collectives.
• L’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel.
• Le respect et la promotion des cultures nationales.
• La promotion du mérite et de la compétence individuelle véritable.
• Une distribution juste et équitable des ressources nationales.
Nos moyens de lutte contre ce pouvoir illégitime seront exclusivement politiques, pacifiques et démocratiques :
1. Par la réappropriation de nos droits inaliénables, individuels et collectifs que l’ensemble des générations qui se sont succédé depuis l’indépendance ont abandonnés pour la construction de la société nationale et d’un nouvel Etat authentiquement indépendant. Ces droits qui font partie intégrante de nos pouvoirs naturels et dont nous avons été amputés par le fait de notre ignorance, de notre lâcheté, de notre impréparation et manque d’éducation politique mais également parce que nous n’avions pas été conscients du drame qui se tramait et que nous ne possédions pas alors les moyens de résister.
2. Par la sensibilisation et la mobilisation aussi large que possible de l’opinion publique nationale et internationale sur les responsabilités des pouvoirs en place en matière d’atteintes caractérisées aux Droits de l’Homme et aux Libertés Publiques ainsi que sur tous les cas d’arbitraire, d’abus de pouvoir et de forfaitures administratives et judiciaires et par la résistance contre toutes ses dérives totalitaires.
3. Par la dénonciation d’une certaine et flagrante duplicité de l’opinion occidentale, qui refuse de faire la part entre ses intérêts à court terme et à long terme, qui proclame des valeurs universelles tout en privilégiant des intérêts étroits en soutenant des régimes illégitimes.
4. Par la diffusion continue par tous les moyens de communication, de nos idées, de nos propositions et de nos revendications pour l’avènement de la Dignité et du changement dans notre pays.
5. Par le recours à des manifestations pacifiques, à la désobéissance civile et à l’abstention massive aux élections, entre autres.
Il est donc clair que notre démarche a pour but de mettre fin à près d’un demi-siècle d’usurpation permanente de la souveraineté populaire et de rendre la dignité et la parole au Peuple Algérien, afin qu’il puisse choisir librement et démocratiquement les institutions politiques conformes à ses aspirations de liberté, de démocratie et de justice, en harmonie avec les valeurs identitaires et socioculturelles de notre Algérianité, dont l’Islam, l’amazighité et l’arabité constituent les fondements essentiels. C’est ainsi que le peuple pourra asseoir un véritable Etat de droit.
Propositions de sortie de crise
Le consensus actuel des véritables forces politiques converge vers l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante.
Cette évolution pacifique vers la légitimité doit passer par une brève période de transition qui ne devrait pas excéder deux années. Nous sommes convaincus que cette phase ne pourrait se faire sans la participation active de l’institution militaire.
Avec la collaboration républicaine de l’institution militaire, principale force actuellement organisée, qui aura pour mission d’assurer la gestion sécuritaire du pays, pendant la phase de transition, un gouvernement provisoire sera mis en place et aura pour mission, en plus de la gestion publique de l’Etat, de s’acquitter de deux tâches essentielles :
1. Réunir une conférence nationale de toutes les volontés politiques sans exclusion aucune et de personnalités intellectuelles en vue de l’établissement d’un consensus politique historique autour des valeurs et principes démocratiques énoncés plus haut.
2. Préparation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante.
Ce gouvernement provisoire sera secondé par un Conseil des Sages constitué de personnalités issues du mouvement National, connues pour leur probité, leur intégrité, leur sagesse et leur engagement pour le salut de leur pays.
Durant cette phase, l’armée saura imposer sa mission de préservation de la quiétude publique et de l’unité nationale. Elle éprouvera, en cette occasion, sa vocation républicaine de se maintenir hors de la gestion politique du pays, et préservera sa neutralité politique jusqu’à l’échéance finale qu’est la mise en place d’institutions démocratiquement élues.
Au terme de cette phase transitoire et conformément à un protocole conclu entre l’institution militaire et les instances élues, l’armée entamera son désengagement progressif des affaires politiques, pour s’orienter définitivement vers ses obligations, exclusivement militaires, clairement définies par la nouvelle Constitution.
Nous Algériennes et Algériens, interpellés par la gravité de la situation et inquiets quant à l’avenir de la Nation, devons cesser d’assister dans l’impuissance à la dévastation de notre propre pays. Nous devons nous engager en acteurs de notre propre Histoire et nous imposer en maîtres de notre destin. L’Algérie appartient à toutes les Algériennes et à tous les Algériens sans exclusion ni exclusive.
Nous en appelons à la conscience, au cœur et à la raison de toutes et de tous, Algériennes et Algériens, intellectuels et politiques, civils et militaires, pour s’unir et œuvrer ensemble, sans exclusion aucune et dans la sérénité à la véritable réconciliation et à la résolution définitive de la grave crise politique qui ébranle notre pays.
Nous ne saurions tourner cette sombre page de notre Histoire contemporaine, sans rien oublier de ce qui a été fomenté contre la nation. Œuvrons tous ensemble à la reconstruction de notre pays et à l’édification d’une société d’ouverture et de tolérance, libérée du joug de l’injustice, de la violence et de la terreur politique.
Soyons un peuple de bâtisseurs hardis qui hissera l’Algérie dans l’ère du 21ème siècle, pour la faire accéder à un futur radieux, serein et prospère.
Tous ensemble, œuvrons à l’instauration d’un Etat Algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre de nos principes, des valeurs intrinsèques à notre identité et des valeurs universellement admises.
Ainsi nous aurons été fidèles à la mémoire des hommes libres de novembre 54 et au texte fondateur de la révolution libératrice.
Dieu et le peuple algérien sont témoins de nos paroles et de nos actes.
Algérie le 19 mars 2009
Premiers Signataires :
Zineb Azouz, Universitaire. (Constantine). Djamaleddine Benchenouf, Journaliste, (Lyon).. Maâmar Boudersa, Universitaire, économiste (Constantine). Abdelkader Dehbi, Universitaire, (Alger). Abdelmalek Djoudi, Ingénieur Documentariste, (Lyon). Kamaleddine Fekhar, Médecin, Militant des Droits de l’Homme (Ghardaïa). Rachid Ghoreib, Journaliste (Canada). Ahmed Kaci, Journaliste, (Paris). Samy Khoukoum, Psychosociologue. (Paris). Madjid Laribi, Journaliste (Paris). Salah-Eddine Sidhoum, Chirurgien. (Alger). Ahmed Si Mozrag, Avocat, (Burkina Faso). Brahim Younessi, Politologue, (Paris). Ziani-Cherif Rachid, Médecin (Sidi Bel Abbés). Mohamed Larbi Zitout, Ex-diplomate. (Londres).









Hchicha, sais tu que tous ces signataires sont sympathisants de la cause islamiste? ils sont peut être honnête dans leur appel, mais cette co-consanguinité idéologique sent bon le faschisme
Tu ne m’apprends rien j’allais dire, je connais les signataires de cet appel. Ces concitoyens ne sont pas violent, et appellent clairement à une solution pacifique, si tu avais pris le temps de lire l’appel jusqu’au bout.
Dans cette liste de signataires il y’a aussi des gens profondément démocrates.
Ca te gène peut etre cela aussi? si Oui je voudrais bien connaître tes raisons.
Par ailleurs cet appel sens bon le patriotisme, en plus de proposer enfin un espoir pour ce pays meurtri par des sanguinaires, qui ne veulent pas lacher le pouvoir depuis 1962.
La division et la haine de l’autre sont des instruments entre les mains du régime… et entre nous, y’en a marre de cette manipulation à 2 da (dévalué!)
Merci pour le commentaire.
Merci pour ta réponse Hchicha.
Moi, je n’appelle pas à la division. Je dirais aussi que ce n’est pas parce qu’un militant s’est amouraché d’un parti, aussi fasciste soit-il, qu’il n’a plus le droit au repentir ou à l’adhésion à un appel sincère pour la démocratie. Je suis aussi sensible que toi à la nécessité de fédérer les forces en Algérie.
Le seul problème est que je constate qu’encore une fois, ces signataires n’ont pas pu transcender leur clivage traditionnel. Comment des gens censés porter la démocratie se retrouvent incapables de s’ouvrir aux autres forces démocratiques : je pense aux laïcs, aux progressistes, aux féministes, aux athées, etc.
T’auras remarqué que la liste des signature est fermée à toute nouvelle signature.
T’auras aussi remarqué que l’appel, parce que oui je l’ai lu jusqu’à la fin contrairement à ce que tu prétends, finit par prendre à témoin « Dieu », alors qu’eux même prétendent être contre toute récupération religieuse ou identitaire.
Dieu n’a pas à être témoins tes élucubrations et turpitudes qui concernent exclusivement nous pauvres humains.
Pour finir, et par simple curiosité : cite moi au moins un des signataires, qui n’ait pas, sinon déclaré officiellement sa sympathie pour l’islamisme, pour le moins souscrit à la thèse du complot (le sinistre qui tue qui) ?
C’est moi qui te remercie pour ton intervention, encore une fois.
Je ne pense pas que l’on peut faire ce type proces aux signataires de cet appel.
Il n’est dit nulle part qu’il est fermé à toute personne de rejoindre cet appel. En fait c’est exactement du contraire qu’il s’agit, n’est ce pas?
Autrement dit, et c’est cela que j’attends moi de mes compatriotes, il s’agit justement d’embrasser cet appel et d’en faire siens, sans faire de proces d’intention ou de diabolisation. Dépasser justement ce genre de clivages dont tu parles et penser aux interets supremes de notre pays.
Me concernant, je ne considère pas comme ennemi un concitoyen algérien qui ne partage pas mes opinions et autres croyances. Nous devrions toutes et tous s’accepter dans nos différences, à partir du moment ou les personnes (ou les partis) reconnaissent le jeux démocratique, et donc la volonté populaire comme source de légitimité, et qui reconnaissent donc aussi l’alternance au pouvoir si tel est le choix populaire exprimé sans contrainte ni violence, sous forme d’elections libres.
Concernant l’Algérie, je pense qu’il est temps que toutes les bonnes volontés politiques et autres, se mettent au travail, avec sérieux, et avec un minimum de sincerité envers le peuple. On pourra alors esperer avancer d’un petit pas vers une solution définitive à la crise politique que vit le pays.
Voilà, ceci étant un point de vue personnel sur le sujet.
Encore merci à toi de proposer d’en débattre.
Salutations
Excellent ! ,,, j’attends ce genre de chose depuis bien longtemps ! … pourvu que ca nous mène a quelque chose …
bien avidement, je ferai tourner ca en le publiant dans mon blog
j’en profite pour dire , merci hchicha! , je suis régulièrement tes interventions !
Hchicha,
Voici un appel lancé par des étudiants algériens que j’ai trouvé sur le net…là on peut sans craindre parler réellement de démocrates a-partisan. Les étudiants algériens, seuls capables de transcender les clivages et de souffler un vent nouveau salvateur. Tu peux peut être diffuser cet appel sur ton site :
ARA
les Algériens Récupèrent l’Algérie
I. PREAMBULE
2009 est l’année de l’élection présidentielle Algérienne. Une énième mascarade venue couronner une révision constitutionnelle honteuse qui a eu pour seul but la reconduite autoritaire du président sortant.
Une pratique qui rend manifeste l’impasse dans laquelle se trouve le pouvoir politique actuel.
Cette dérive absolutiste progresse à rebours de l’Histoire. Menant l’Algérie vers des lendemains dangereux.
Considérant que l’abstention massive des Algériens aux élections de ces dernières années n’a jamais été une marque d’indifférence face au fait politique ; mais bien la preuve de leur attachement à la démocratie réelle et leur refus de cette démocratie en carton qui veut déguiser un système fermé depuis l’indépendance.
Nous, collectif ARA «les Algériens Récupèrent l’Algérie », appelons tous les algériens, quelque soit leur bord politique, leur philosophie, leur rang social, à agir pour que l’abstention certaine de la prochaine élection présidentielle soit active et productive.
Aussi, appelons-nous les algériens à nous rejoindre le 09 Avril 2009, devant tous les bureaux de vote du pays, avec banderoles, chants, drapeaux, slogans, pour que s’engagent à travers toute l’Algérie des marches sereines et pacifistes. A chaque localité correspondra un itinéraire choisi librement par les citoyens qui conduira leur marche vers un lieu hautement symbolique.
Le mot d’ordre est qu’aucune participation à quelque élection politique que ce soit ne sera possible avant satisfaction entière des principes fondamentaux suivants
II. PRINCIPES FONDAMENTAUX
1. Démocratie réelle et alternance
Les drames quotidiens que subit notre peuple sont le résultat des options idéologiques du pouvoir politique qui, en refusant l’alternance et la soumission à la sanction électorale, génère émeutes et violences sociales.
La souveraineté revient au peuple. Pour cela, les membres des organes législatifs à tous les niveaux doivent être choisis par des élections directes, propres, transparentes et ouvertes à la concurrence.
Les conditions qui garantissent la légalité du déroulement des élections doivent être clairement fixées par la constitution. Celle-ci doit prévoir notamment la mise en place de plusieurs organismes de contrôle indépendants dont une Commission de contrôle d’accès à l’audiovisuel .
2. Primat du législatif sur l’exécutif
Le pouvoir législatif est le produit de la volonté de la majorité dont l’expression est garantie par le point « 1 ». Le pouvoir exécutif a pour fonction de faire appliquer strictement le dispositif législatif. L’exécutif doit par conséquent être subordonné au législatif. La mise en œuvre de ce principe exige la redéfinition des prérogatives officielles des corps de sécurité, notamment celles de la Sécurité Militaire, qui doivent être désormais tous rattachés au ministère de l’Intérieur.
3. Une justice indépendante
Dans un état de droit, les juges doivent être indépendants. Pour cela, l’état doit s’engager à respecter scrupuleusement les prérogatives du Conseil Suprême de la Magistrature dont les compétences doivent être élargies et renforcées. Notamment en matière de nomination des magistrats. La présidence du Conseil Suprême de la Magistrature doit être conférée à une personnalité indépendante. Le but étant d’interdire formellement et définitivement l’usage de fonctions publiques à des fins privées.
4. La levée sans délai de l’état d’urgence
Le cadre nécessaire à la sécurité des Algériens est l’état de droit doté d’une justice indépendante. Les mesures d’exception, quand elles s’installent dans la durée, conduisent à l’arbitraire et à l’abus de pouvoir. Des dérapages qui alimentent mécaniquement la défiance du peuple à l’égard de l’autorité politique. Il en résulte cette violence censée être endiguée par ce qui constitue son principal facteur aggravant : l’état d’urgence.
5. Liberté syndicale, d’expression, d’association et de réunion,
La Constitution doit garantir le droit des travailleurs et des employeurs, sans distinction d’aucune sorte, et sans autorisation préalable, de constituer des organisations de leur choix, ainsi que celui de s’affilier à ces organisations.
La Constitution doit garantir l’ouverture du champ audiovisuel et le droit des citoyens à la liberté d’expression.
La Constitution doit garantir le droit des citoyens à former des associations et organisations.
La Constitution doit garantir le droit des citoyens à former des réunions, manifestations et protestations pacifiques.
III. CONCLUSION
Proclamant, de la foi du peuple Algérien, qui paya et continue de payer par la chair et le sang le lourd tribut de ses acquis, dans la liberté, la justice, la démocratie et la dignité humaine.
Nous assumons totalement l’ampleur des revendications portées par cet appel. Nous savons que la mobilisation des Algériens sera bel et bien au rendez-vous. Nous restons convaincus que la volonté du peuple fera tomber dans son élan les ultimes résistances des conservateurs endémiques.
Ce jour, destiné à être petit par la tenue d’une élection présidentielle fallacieuse, sera le Grand Jour qui verra naître l’Algérie qui appartiendra définitivement aux Algériens.
Sahite Fakou!
Voilà qui est fait pour l’appel des etudiants algériens.
Perso, je pense que toutes les initiatives qui remonte le moral comme cet appel sont bons à prendre.
Nous avons besoin d’une autre façons d’imaginer notre avenir car ceux qui en sont responsables en ce moment ont fait de grosses catastrophes. Le constat d’echec et de catastrophe socio-politique imminente est partagé par tous. Il est temps de travailler à trouver les mechanismes de sortie de crise.
Pousser les gens à s’invectiver et nier l’autre est une stratégie qui ne devrait plus avoir des effets sur nous.
Pourquoi à chaque fois qu’un individu ou un groupe appelle à une action contre ce pouvoir maffieux, il y a des gens qui s’alarment et crient à la manipulation ? Vraiment, le régime a réussi à enraciner la crise de confiance dans le cœur de presque chaque algérien ! On ne se débarrassera jamais de ces maffiosi si on continue comme ça, JAMAIS !
Je signe cette pétition et je rejoins tout groupe qui lutte pacifiquement contre ce régime maffieux.
merci hchicha de cette mobilisation ‘ …….;et de ce niveau d ‘analyse qui ne peut que réjouir les coeurs des algeriens surtt ceux vivant a l étranger qui dépriment en regardant le systéme actuel qui a ruiné et diviser et continue a assombrir l’algerie;la seule question que je me pose sur le plan pratique comment .je peut etre utile ….???
Que Dieu soit avec vous : on en a plus que Marre de cette mascarade que nous vivons aussi dans notre pays : La mascarade pseudo-démocratique.
Un nouvel abonné sur le RSS.
Bravo pour ce blog fort interessant
Bon courage.
Exacte chems eddine! , je me pose la meme question … que faire pour etre utils ?!
Mr President it is with a heavy heart that I address you is a few angry words for ever, hope you larbains you will pass a Algerien missage was born in Algeria who is never benefited from the good of his country, is by force of thing we push to exit during your reign of 10 years, have you seen in your pro West, a money sink for flos you friends, térrorisme which wreaked havoc in one of the most beautiful regions of Algeria, so I would like to talk about some ministers who shine by their absence is their failure to image hamid Temari, I visited your site (boutéflika2009.com) I realize that you will be elected once again, perhaps even for a 5th time why not because the people are sick, same ENTV às Arselle we can vote for the occasion Memme deprive us of seeing our national team in deplassement to rewanda for the story about the World cup 2010, here is the small thing among others that make the 09-03-2009 will be a disaster.
Je ne comprends pas le sens de cet appel, il y a quand même une idée sous-jacente qui me gène : appel à un coup d’état militaire. En effet, demander à l’institution militaire de participer à ce gouvernement de transition ne peut être qu’une autre forme, encore une fois, de coup d’état militaire.
Je ne pense pas qu’une solution viable peut venir d’une telle méthode. Oui à une constituante, mais non à la participation d’une quelconque force armée. Je suis plus pour le changement dans le cadre des institutions actuelles. L’Algérie ne peut plus se permettre une déstabilisation et une pause de deux années.
Ce qui manque à l’Algérie, et aux algériens, à mon humble avis, c’est un avenir, un projet de société. Pour construire cette vision il faut que tout le monde participe, pacifiquement, au débat, privé ou public. Au sein même des familles, des cercles d’amitié, la radio, les journaux, la télévision, etc. Imaginez tous un projet, et discutez-en autour de vous. Souvenez-vous des pères fondateurs de la constitution américaine : ils ont participé au débat en écrivant des dizaines d’articles, ce qui a permis de construire un projet de société porté par une majorité.
J’ai découvert un blog sur le même sujet, trop court, mais intéressant : http://vision2009.over-blog.com/
Petit propos…suite à l’Appel du 19 mars !
Chers amis et chers compatriotes,
Signataire de l’« Appel », je voudrai exprimer mon profond respect à toutes celles et ceux de nos compatriotes qui ont bien voulu prêté attention et faire part de leurs avis au sujet du texte tant dans son esprit général que dans son contenu. Ils ont bien voulu partagé avec d’autres citoyens algériens que nous sommes, leurs objections, leurs critiques et de nous interpeller en toute sincérité, courtoisie et respect. Et nous serons très heureux de poursuivre le débat à chaque fois que l’occasion nous le permettra. Ceci, grâce à l’amabilité de tous ceux qui ont accepté de publier l’Appel sur leurs différents sites respectifs. D’ailleurs, enrichir le débat entre citoyens de tout bord aujourd’hui, n’est pas une chose inutile. Il y va de l’avenir de notre pays.
Par ailleurs, je suis obligé de dire que certains, aussi minoritaires soient-ils, ont versé dans une logique d’anathèmes et de rupture totale avec toute éthique de pensée aussi primitive qu’elle soit. Notamment, avec la tentation de s’attaquer de manière abject contre un certain nombre de signataires du Texte. Avant de ‘‘s’offusquer’’ tout simplement de ne pas voir le texte censuré ! C’est dire combien la liberté d’expression chèrement payée à travers les phases douloureuses de notre pays, peut encore représenter quelque chose de ‘‘vital’’ aux yeux de ces personnes. Pourquoi ? Il faut dire que leur autosatisfaction (de ces quelques citoyens) va même jusqu’à reprocher aux signataires le fait d’utiliser le mot ‘‘Salem’’ !!? Un terme que j’utilise personnellement avec nos lecteurs internautes ! La tornade de blasphèmes et d’opprobres qui s’est abattu frôlait à bien des égards le délire paranoïaque avec tout ce que cela implique comme irrationalité…En effet, pourquoi tant de peine à se donner bonne conscience en vilipendant des ‘‘agitateurs’’ (signataires) qu’ils ne connaissent même pas !?
Leur bonne ou mauvaise conscience n’était pas sans rappeler les moments les plus révulsifs des années de sang ; où par des communiqués obscures, des concitoyens étaient désignés comme ‘‘ennemi(es)’’ à abattre…! A en croire, certains commentaires (voir matindz.net) : les signataires du texte seraient tout simplement des ‘‘fous’’ et ‘‘agitateurs’’…! En tous cas, tout semblait faire écho aux irresponsables propos qui traitaient les algériens boycotteurs de ‘‘traîtres’’ et de ‘‘criminels’’. Pourquoi ? Serions-nous le nouvel ‘‘Ogre’’ qui viendrait troubler le sommeil des bienfaiteurs de la Nation ? Simple phobie infantile ou véritable « névrose obsessionnelle », la batterie d’injures a fini par mettre ces ‘‘commentateurs’’ dans un véritable exercice de « talking cure » : espoir ou désespoir de se ‘‘guérir’’ par la ‘‘parole’’ ! Pourquoi pas ! Puisque aujourd’hui le Net le permet et SVP « gratuitement » !
Cette marche irrésistible d’un ‘‘discours’’ nihiliste au substrat ségrégatif et discriminatoire a trahi le « narcissisme » de ces laisser-pour-compte et ‘‘bienveillants’’ de la Nation. Peut-être, ne fallait-il pas songer à proposer ces « diatribes généreuses » à notre égard, tout simplement comme alternative au « boycott » et constituer la seule réponse sérieuse au malaise de notre Algérie saigné par leurs maîtres ?! Cette volonté d’exclusion – non assumée – de tout « Sujet » assumant les constituants de son imaginaire social et collectif, spirituel ou matériel depuis des millénaires est à verser dans le même lit d’un totalitarisme sadique qui n’ont pas fini d’abreuver. Sacré combat…Enfin ! Encore une autre ‘‘petite’’ leçon de l’Histoire pour les ‘‘petits’’ citoyens que nous sommes…
Je tiens à réitérer ici – quitte à me répéter – qu’aucune prétention élitiste corporatiste ou intellectualisme éthéré ne sont à mettre au compte de notre démarche. Certains se demandant légitimement qui sommes-nous ? Je dois dire que nous sommes des algériens, venons d’horizons différents et avec des cultures professionnelles aussi différentes les unes que les autres. Seul l’avenir d’une Algérie meilleur nous intéresse. Seule une nouvelle ère qui mettra fin à cette tyrannie aux facettes de plus en plus obscures demeure notre souci. Seule une Algérie doté de nouvelles institutions élues au suffrage universel constitue notre priorité. Seul un Etat de Droit garant d’une Démocratie capable de protéger le plus faible d’entre nous contre l’injustice des plus forts reste notre motivation première. Un choix que nous défendrons et proscrirons en lettres d’or dans un socle constitutionnel commun. Ceci, afin que chaque citoyen se sente aussi bien fier qu’épanoui au sein d’une Algérie ‘‘rêvée’’ enfin, pour l’instant…!
Tahya Aldjazaïr !
Fraternellement,
K. Samy de Paris
29 mars 2009
TAHYA ELJAZAYR
VIVA L ALGERIE
Salam ä tout le monde,
Si un peuple est injuste (si chaque algerien incarne en lui-meme l’injustice) il ne peut se rejouir que du Joug de l’injustice dans sa vie. Il ne merite pas une vie juste, il ne peut meriter que le MAL sous toute ses formes inimaginaires, la misere et la HOGRA. Le peuple algerien est dans sa majorite un peuple INJUSTE.
Bruler un enfant algerien vif : que signifie cet acte??????
c’ast vrai, le peuple algeriens dans sa majorité est d’esprit tribal. do,c injuste et merite sans sort à99 %.