prison9 Des frères de Ghardaïa viennent de m’informer à l’instant de l’arrestation aujourd’hui, lundi 15 juin 2009 à 14h 20, de Monsieur le Docteur Fekhar Kamaleddine, militant des droits de l’homme par trois civils se réclamant de la police et ce, à la mairie de la ville de Ghardaïa.

Toujours selon les frères qui m’ont contacté par téléphone, l’arrestation s’est faite de manière brutale après que le Dr Fekhar ait demandé des explications sur le motif de l’arrestation. Il aurait été embarqué dans un véhicule de police. Les ONG internationales et la presse viennent d’être informées de cette arrestation arbitraire que je dénonce fermement.

Nous tiendrons au courant l’opinion publique nationale et internationale au fil des heures de l’évolution de la situation de ce frère militant des droits de l’Homme.

Docteur Salah-Eddine SIDHOUM

Militant des Droits Humains.
Alger le 15 juin 2009. 14h 30

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corruption Juste vous proposer cette petite lecture. A priori la partie visible de l’iceberg de la corruption et des réseaux de blanchiment d’argent va encore faire couler beaucoup d’ancre. Ma question consiste à savoir jusqu’à quelle hauteur dans la hiérarchie du système algérien, ces enquêtes vont-elles aller?

Je ne crois pas une seconde en l’indépendance de la justice algérienne pour espérer aller titiller ceux qui blanchissent encore bien plus de millions d’euros sans que personne n’en dise un mot. La corruption en Algérie s’explique par la façon avec laquelle les plus hautes autorités du pays gèrent l’argent du peuple. Et il n’y a pas un journaliste ni un service financier en algérien, pour oser dire les vrais responsables de cette catastrophique situation.

Read the rest of this entry…

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Voici ci-dessous chers amis un commentaire (qui n’est pas passé biensur) et que je viens de faire à chaud sur un article du journal algérien hautement dangereux qu’est Ennahar. Ce journal manipule à outrance et appelle clairement à la haine anti kabyle. Ce genre de journalisme me donne des nausées!

http://www.ennaharonline.com/fr/news/2006.html

Un autre article qui pue la propagande du régime algérien.

Vous n’avez donné aucune information sérieuse sur le MAK et sur Ferhat Mehheni.

Par contre vous avancez des suppositions qui ne relèvent que de votre HAUTE HAINE envers les kabyles. Un classique dans la presse algérienne contrôlée par les services !!!

Ceci dit, je n’ai rien avoir avec le MAK, avec lequel je ne partage pas du tout ses objectifs politiques.

Mais votre manipulation fait trop de mal à notre pays. Vous incitez sans retenue aucune à la haine raciale et à la division.

HONTE A VOUS, vous êtes la honte du journalisme meme!

HONTE A VOUS ! HONTE A VOUS pour tous les malheurs dans lesquels vous plongez quotidiennement notre pays.

HONTE A VOUS MANIPULATEURS à 2 da !!!

A bas les chiyatine et les semeurs de haine, ceux là même qui mettent notre pays à genoux depuis trop longtemps.

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Compte-rendu du procès de Baba Nadjar par Salah-Eddine Sidhoum, Médéa le 27 mai 2009.

injustice_filmstill Aujourd’hui s’est déroulé le procès en appel de Mohamed Baba Nadjar, après deux reports successifs. Ce procès, comme nous l’avons annoncé la semaine dernière, a été délocalisé à Médéa, pour « des raisons de sécurité ».

Tôt le matin, à 7h 30 alors que nous étions sur la route pour rejoindre le tribunal, des citoyens venus de Ghardaïa m’ont appelé pour me signaler qu’ils avaient été arrêtés à l’entrée de Médéa. En effet, les véhicules immatriculées 47 (Ghardaïa) étaient arrêtés par les services de sécurité à un barrage situé à l’entrée de la ville et leurs occupants invités à remettre leurs pièces d’identité, sans aucune raison valable. Leurs papiers leurs furent restitués après avoir été enregistrés par ces mêmes services.

A l’arrivée, de nombreux véhicules de police étaient stationnés à la périphérie du tribunal. Ses rues d’accès étaient occupées par des policiers. Près de 200 citoyens venus d’Alger, de Ghardaïa, de Béjaïa et de Tizi-Ouzou attendaient l’ouverture du procès.

Ce dernier s’est ouvert vers 9h 30. Une cinquantaine de citoyens de Ghardaïa n’a pu accéder à la salle d’audience. Les malheureux attendront dehors, sous un soleil de plomb et ce, jusqu’à 17h 30. L’entrée à la salle d’audience de la victime de l’arbitraire, Mohamed Baba Nadjar fut accueillie par des applaudissements de l’assistance qui s’est levée à l’unisson. Douze avocats du collectif étaient présents. Sept autres s’étaient excusés la veille pour raison de programmation. Une avocate marocaine a tenu à être présente au procès en solidarité avec ses confrères algériens et avec la victime de l’arbitraire.

Le procès fut marqué par la citation de nombreux témoins à charge et à décharge. Aucun d’eux n’avait vu Baba Nadjar sur le lieu du crime ! Au fil des minutes, tout le monde, assistance et avocats, était persuadé de l’issue favorable du procès. Le procureur général réclamera, malgré tout, la peine de mort. La brillante plaidoirie de cinq avocats de la défense finira par détruire toutes les « preuves » de l’accusation.

La Cour se retirera en fin d’après-midi pour délibérer. Tout le monde était confiant. Aucune preuve tangible. Les jeunes de Ghardaïa rayonnaient d’espoir. Ils parlaient de retour triomphal à Ghardaïa, avec, dans leurs « bagages » Mohamed Baba Nadjar. L’espoir était vraiment permis, au vu du dossier vide démontré avec brio par la défense.

Un fait attirera cependant notre attention, lors de notre sortie dans la cour du tribunal, dans l’attente du verdict. Des renforts de gendarmes et de policiers étaient arrivés sur les lieux. La route du tribunal vers le haut était bouclée par un double cordon de policiers et de gendarmes. La salle d’audience fut envahie par de nombreux policiers en civil portant des gilets « police ». Pourquoi ce soudain déploiement des services de sécurité alors que le calme régnait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du tribunal ?

La délibération sera très courte. Elle ne durera pas plus de 30 mn. Stupeur dans la salle quand la condamnation à perpétuité sera prononcée. Baba Nadjar, blême, s’effondrera sur son siège. Son père et son oncle éclateront en sanglots. L’assistance, stupéfaite et scandalisée criera à l’injustice. De jeunes citoyens, révoltés par le verdict crieront leur rage en scandant : ‘Adalat Etilifoune » (justice du téléphone).

Les jeunes restés à l’extérieur, ayant appris la nouvelle, se mettront à scander « pouvoir assassin ». Les plus âgés lèveront leurs mains au ciel pour prier et maudire l’injustice et ses fonctionnaires aux ordres. C’était l’image d’un peuple mahgour qui criait sa rage, son désespoir et son impuissance devant cette situation de non-droit.

De nombreux sages de Ghardaïa, ont déployé tous leurs efforts pour calmer cette population révoltée à juste titre.

C’était une fin d’après-midi triste non seulement pour la population de Ghardaïa, mais pour toute l’Algérie. Un malheureux jeune citoyen condamné à perpétuité pour un crime qu’il nie de toutes ses forces. Un malheureux jeune innocent qui voit sa vie brisée par l’imposture au pouvoir.

Nous continuerons cependant le combat pour sauver Mohamed Baba Nadjar. Nous frapperons maintenant aux portes des instances judiciaires internationales pour que la vérité, toute la vérité éclate sur cette affaire plus que douteuse et pour que les véritables criminels soient démasqués.

Salah-Eddine Sidhoum.
Médéa le 27 mai 2009.

PS : Une analyse du procès sera réalisée par un ami juriste et professeur de droit qui a assisté à l’audience. Nous la publierons dès sa réception.

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La DGSN suspend le policier agressé par un député du MSP

banane Nous apprenons d’une source sûre que la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a procédé à la suspension du policier de l’aéroport Houari Boumedienne qui a été victime d’une agression, le 25 avril dernier, dont l’auteur n’est autre qu’un député du MSP.

Pour rappel, le policier a demandé au député Omar Achouri de la wilaya de Guelma d’ouvrir sa valise pour une fouille. Devant l’insistance du policier, le député en colère, lui a asséné plusieurs coups de poing au visage. Le policier s’est cassé deux dents.

La DGSN a décidé de traduire le policier devant la commission de discipline.

El Mouhtarem via Algérie Politique

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Concert exceptionnel organisé au Cabaret Sauvage

Dimanche 17 mai 2009 de 17h à 22h

NORIG, TITI ROBIN, RAY LEMA, CHEICK TIDIANE SECK, KARIM ZIAD, HOURIA AÏCHI, IDRISS EL MEHDI, CONTI BILONG, ETIENNE MBAPPE, AMAR SUNDY, LA CARAVANE PASSE,.et de nombreux autres artistes

gaza_cabaret_sauvage01 Quel est l’objectif du concert ?
Contribuer à l’aide médicale pour les victimes de Gaza.

Qui organise ce concert ?

Nous sommes une équipe de bénévoles qui partage le même souhait de ne pas rester inactif face aux drames que vit la population Palestinienne, en particulier au cours de la dernière guerre subie par les Gazaouis.

A quoi servira l’argent des recettes du concert ?
La totalité des recettes sera versée à la CCIPPP, pour l’achat de prothèses destinées aux victimes de Gaza.

Qu’est-ce que la CCIPPP ?
Cette association qui est née en 2001, fait partie du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, elle est composée d’une soixantaine de membres. Depuis sa création, elle a organisé 150 missions civiles et médicales, qui ont pour but de soutenir la population locale et rompre son isolement. Elle collabore notamment, avec le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) de Gaza, qui lui fait part des besoins précis sur place, (notamment en matière de prothèses).

CABARET SAUVAGE
Parc de la Villette • 59 bd. Mac Donald • 75019 Paris

Métro Porte de la Villette – Tarif : 15 €
Locations : www.fnac.com / www.digitick.com / www.ticketnet.fr / sur place.

A noter : Tous les artistes qui participeront à ce concert le feront à titre gracieux. Nous les remercions chaleureusement !

Pour plus d’infos : contact@protection-palestine.org – http://www.protectionpalestine.org

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SCÈNES DE RUE … Par Kahina d’Alger.

violence-femmes Il n’y a pas longtemps, j’ai assisté à une bagarre en plein boulevard Didouche, soi-disant le quartier le plus branché d’Alger- Centre. C’était un jour de semaine, une belle femme qui venait juste de sortir de son travail, marchait tranquillement quand, soudain, un jeune très bien habillé, l’a touchée ; moi, et en tant que femme, je considère cela comme un harcèlement physique et moral.

Le premier réflexe que la fille a eu c’était de frapper le jeune avec son sac à main ; le jeune homme, à son tour, la frappa et faisait comme s’il n’a rien fait et commençait à l’insulter et la traiter de folle». Moi, sur place j’étais choquée, et comme personne n’a voulu intervenir, j’ai pris le bras de la femme et je voulais la faire sortir de cette situation ; mais en vain ; il ne voulait plus la lâcher. Sur le coup, j’ai pensé que les hommes qui allaient et venaient ne voulaient pas intervenir de peur de se faire agresser, cependant j’étais tellement déçue lorsqu’un groupe d’hommes à qui j’ai demandé d’intervenir me dirent : «Et alors, c’est de sa faute, il fallait pas qu’elle réclame, et elle, qui est attirante, trouh testar rouhha, les femmes méritent pire que ça, c’est à cause d’elles que l’Algérie est dans la merde, que Dieu nous punit…»

Vous savez, chers lecteurs, j’étais tellement dégoûtée, que j’ai pris immédiatement le chemin de la maison, je n’avais plus envie de voir personne, je me suis sentie rabaissée à la place de cette femme, j’avais envie de mourir plutôt que de continuer de vivre dans un pays où la femme est maltraitée, où la femme n’a plus le droit de bien s’habiller de peur de se faire agresser, où on ne peut plus se balader sans entendre des vulgarités durant tout l’aller et le retour ; oui, franchement je commence à détester cette vie. Cet incident m’a bouleversée, il n’y a rien qui motive, on n’est jamais libre d’exister avec fierté, où est donc la place de la femme dans ce pays ? Quand est-ce qu’il y aura une loi qui protégera la femme et sa dignité ? Pourquoi ne pas instaurer des pénitences pour ce genre de malades si nombreux, afin de refaire l’éducation de ces gens qui sont de plus en plus nombreux. Pourquoi c’est autrement dans les pays voisins ? Est-ce tout simplement parce que c’est voulu ?

I-Kahina

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zimu Zimu est un chanteur que perso j’ai toujours et tout de suite aimé, quand on me l’a fait écouter pour la première fois sur Internet. Il incarne selon moi ces chanteurs si rares dans notre paysage artistique et qui chantent des choses jolies, intelligentes et un brin subversives, la société kabyle étant à la base très traditionnelle et conservatrice comme tout le monde le sait je pense.

Dans l’article ci-dessous, il répond à un billet publié sur le site kabyles.net à son propos.

(…) Alors M. Winnat, vous ferez mieux de jeter mes CD si vous les avez vraiment et de ne plus chercher à m’écouter (surtout le prochain) je ne changerai pas de trajectoire pour vous faire plaisir.

(…) Ma chanson, sans aucun doute, ne remplira pas des zéniths ni mes poches d’argent d’ailleurs, mais, du coup et ça me soulage, elle ne cautionnera aucune idée susceptible de remplir nos cimetières… de jeunes kabyles assassinés. Les générations futures qui se pencheront sur ce que nous leurs laisseront comme héritage ne trouveront pas ma guitare maculée de sang … sauf du mien peut être, si des gens comme Winnat, passent à l’acte pour me réduire au silence parce que je ne suis pas réglé à leur diapason.

– Des amis m’ont appelé pour me prévenir que sur un site, à la une, j’ai eu droit à un «article». J’ai suivi le lien et je suis tombé sur ce qu’a écrit un certain M. Winnat dont je ne citerai pas le nom pour lui laisser la chance de se faire connaître en utilisant sa matière grise pour produire quelque chose au lieu de chercher à se faire une réputation en pondant un semblant de «critique» sur une de mes chansons. Je ne connais pas M. Winnat et lui ne me connait pas non plus mais surtout ne connait pas mes chansons.

Certains amis m’ont demandé de lui répondre, d’autres, plus nombreux c’est sûr mais plus sages peut-être, me conseillent de laisser passer la polémique «ce n’es qu’un papier virtuel». Mais, comme vous tous, sur certaines questions comme celle-ci, nous demandons à avoir l’avis de nos amis pour finir par prendre la décision que nous croyons juste. J’ai donc décidé tout simplement de répondre.

Premièrement, je ne vois pas la motivation d’un intérêt porté sur une de mes chansons; sortie il y a plus d’une année et mise sur dailymotion depuis 24 mois, je veux dire que je ne rempli pas des zéniths, ni même des cafés théâtres de 50 places, je ne suis pas au top des ventes de CD je n’ai pas vraiment le poids pour changer ou influer sur la pensée d’une société ou sur le cours de son Histoire au regard de mon maigre succès qui ne fait pas de jaloux. Pourquoi donc, M. Winnat m’accuse à travers une de mes chansons de casser le morale des troupes kabyles mobilisées au front ou avec ses termes de «chanter la passivité, la démobilisation et l’inutilité de la lutte» !? Est-ce que ma chanson, dans cette conjoncture socioéconomique, avec tous les vrais problèmes que nous connaissons et avec tous les fléaux qui gangrènent la Kabylie, est de taille pour faire l’objet d’un article l’accusant de ralentir ou d’entraver le travail de nos élites et de nos partis politiques kabyles !? Non. Les vraies motivations de M. Winnat sont donc à chercher ailleurs.

A la lecture de ce qui a été dit sur le site, M. Winnat ne fait pas que critiquer une de mes chansons (tafsut taberkant), ce qui aurait été son droit je le confesse, si seulement il l’avait fait sans verser dans des jugements de valeurs sur mes talents d’artiste. Mais ce qui me pousse à répondre c’est de le voir, sans vraiment écouter mes 3 albums, me traiter d’«imitateur qui abuse des reprises et des adaptations qui, souvent, sont carrément des traductions, [je serai selon lui tout ça plutôt] qu’un artiste accompli». Ensuite de se permettre de me donner des conseils, vous savez, ce genre de conseils qui font émerger une espèce de chanteurs officiels … prisonniers d’idées, d’idéologies … à la solde d’un parti, d’un pouvoir ou d’un État … alors que j’ai une autre idée de la chanson que je souhaite faire. Je ne suis prisonnier que de ma liberté que je revendique ici ; celle de dire ce que j’ai envie de dire sans chercher à plaire à Winnat et ses amis et sans me soucier de vendre plus ou moins de disques. Désolé de vous décevoir M. Winnat je ne serai jamais le chanteur kabyle officiel dont vous rêvez. Je ne m’étalerai pas sur le sens de ma chanson «tafsut taberkant», qui vous dérange tellement, les auditeurs la comprennent bien et témoignent de ça en votant pour elle et en la mettant dans leurs favoris sur dailymotion.

Pour information, j’ai eu à composer deux textes sur le thème de la chanson «tafsut taberkant». Il fallait M. Winnat, prendre la peine de chercher sur Internet le plus d’informations possible sur votre «cible» pour écrire votre «article» comme le font les professionnels avant de vous lancer dans des jugements infondés sur mes talents et mes positions politiques. La première chanson sur ce qui s’est passée en Kabylie et qu’on appelle aujourd’hui «le printemps noir» est sortie en 2001/2002 dans mon premier album «Salupri» s’intitulait «tabratt n idammen», disponible à l’écoute sur Internet sur le site bgayet.net

Revenant un peu en arrière pour que vous sachiez que je ne suis pas étranger à ce que vous racontez dans votre papier. En 2001, j’étais étudiant en magistère de langue et Culture Amazighes et aussi membre actif avec Belaid Abrika, du Club Scientifique en Langue et Culture Amazighes. J’étais responsable et animateur d’un magazine entièrement rédigé en kabyle: Tira. J’étais aussi membre du comité de rédaction d’une revue d’études Amazighes qu’on a appelait Anadi. A l’éclatement des évènements après l’assassinat du jeune Guermah Massinissa dans les locaux d’une gendarmerie, j’ai été présent et mobilisé au sein de l’université de Tizi-Ouzou pour préparer un cadre et canaliser le mécontentement de la population et arrêter surtout l’assassinat de nos jeunes. Mais aussi ma présence avec une centaine d’étudiants était pour empêcher à ce qu’un groupe de je ne sais qui ne se laisse tenter par la volonté de brûler et de dégrader l’université de Tizi-Ouzou. Nous les avons repoussé plus d’une fois, des fois en plein nuit.

A l’époque j’étais aussi un habitué d’un studio d’enregistrement où, sans trop de sérieux, j’enregistrais des chansons pour le plaisir en espérant qu’un jour je fasse aboutir l’enregistrement de mon deuxième premier album.

Lors d’un week-end à Azazga je suis allé voir de mes propres yeux l’endroit où Ircham Kamal, un jeune des Ait Aissi à Yakouren, qui touché par balles, aurait, selon la version des présents, écrit avec son sang sur un mur le mot «Liberté» avant de succomber à ses blessures à l’hôpital. J’ai été profondément bouleversé de voir ce mot écrit avec du sang on distinguait même l’emprunte des doigts qui ont glissé sur le mur en marbre en écrivant les lettres du mot LIBERTE en majuscules. Rentré à l’université j’ai composé une chanson que j’ai tout de suite proposée à l’écoute à M. Ticilia avec qui je travaillais sur mon album. Nous avons décidé de la mettre sur bande. Un de mes amis artiste (Si Moh) m’a déconseillé de la chanter dans un album, il a dit qu’à ma place il attendrait au moins 5 ans avant de la sortir. Mais je ne l’ai pas écouté et la chanson est sortie avec l’album Salupri en 2001/2002 et j’ai tout de suite regretté sa sortie en l’écoutant avec un peu plus de recul. Il avait raison. Après cinq ans je n’ai pas que regretté de l’avoir chanté mais j’ai même composé «tafsut taberkant». Il faut écouter «Tabratt n idammen» pour comprendre pourquoi. Voir ici

Il faut que vous sachiez M. Winnat que pour moi l’année de l’Algérie en France ou un gala organisé par le FFS ou le RCD ou le MAK ou le FLN ou bien une émission organisée un mois de ramadhan ou un 20 avril ou un 5 juillet ou un 14 juillet ou aussi une fête organisée un noël ou un aïd … Pour moi, toutes ces occasions sont des occasions pour lesquelles je ne me bousculerai pas pour chanter sauf le jour où je le souhaiterai pour des raisons que j’ignore encore à présent ou tout simplement pour voir encore plus d’articles du genre que celui auquel je répond.

Je l’ai toujours dit pourtant, il n y a pas de Savoir dans ma chanson; ceux qui veulent acquérir un savoir quelconque n’ont qu’à fréquenter les bibliothèques et les écoles. Ma chanson ne changera pas le régime algérien, ne ramènera pas la liberté ou la démocratie, elle ne sauvera pas non plus notre identité … pour changer ou renverser le régime algérien mobilisez-vous dans des partis politiques si vous avez toujours confiance, constituez des groupes armés, faites des révolutions si vous croyez toujours que ça existe, sacrifiez-vous si vous voulez, manifestez, montez au maquis … mais ne me demandez pas de chanter pour vous l’ordonner ou même vous le suggérer. Pour sauver notre identité et nos langues et culture, écrivez, lisez plutôt les dizaines de romans et de poésie écrits en kabyle qui sortent chaque année et qui ne trouvent pas de lecteurs. Encouragez BRTV pour qu’elle s’améliore, écoutez les radios kabyles sur Internet …

N’attendez pas de moi des chansons qui galvanisent les foules comme le dit si bien l’ami du MAK que je remercie au passage d’avoir pris ma défense avec autant de talent …

Le jour où je composerai une chanson pour appeler mes semblables à affronter les balles pour se faire tuer ou prendre les armes pour tuer, je n’aurai probablement pas le temps de terminer sa composition parce que je serai déjà devant eux affrontant les balles, le fusil à la main. Mais pour l’instant, contrairement à vous M. Winnat, par honnêteté, vivant en France je n’oserai pas demander à mes semblables d’aller tuer ou se faire tuer. Comment chanter des idées pareilles alors que je vis loin de ma Kabylie. J’ai quitté la Kabylie 4 mois seulement après le déclenchement de « tafsut taberkant », je pouvais rester mais comme les milliers de kabyles j’ai fait le choix de partir et ce n’est pas à mes semblables que je cacherai mon soulagement de voir le bateau s’éloigner du port d’Alger vers Marseille. Alors par respect à l’intelligence de mes frères restés en Kabylie et par respect aux larmes des mères qui ont vu leurs enfants arrachés à la vie à la fleur de l’âge et par respect aux âmes des jeunes kabyles qui n’ont pas eu la chance d’avoir des visas comme nous, je ne ferai pas de chansons pour leur suggérer de mourir assassiné par des gendarmes. Je ne composerai pas de chansons pour faire monter l’adrénaline et glorifier la mort pour que ceux qui m’écoutent n’aient pas peur de l’affronter. Je ne composerai pas de chansons pour leur promettre le paradis et une place de martyr sur le marbre de l’Histoire pour que les futures générations retiennent leurs noms.

Vous savez, je n’écoute pas Brassens pour le plaisir de l’annoncer dans une interview et gagner quelques auditeurs ou pour paraître instruit, je l’écoute parce que ça me plait de l’entendre chanter « Le Jour du 14 juillet, Je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas ». Ou bien quand il dit : « Aucune idée sur terre n’est digne d’un trépas, il faut laisser ce rôle à ceux qui n’en ont pas ». Mais peut être que M. Winnat ne peut pas s’élever pour saisir la portée de cette sagesse ; celle de ne pas souhaiter la mort pour soi ni surtout pour les autres. Apparemment Winnat, lui, appelle ça « chanter la passivité ».

J’ai les moyens de composer et de faire des chansons sur mesure pour glorifier la JSK et le sang de (nos) martyrs et (nos) glorieux ancêtres (le « nos » déjà sonnerait comme un discours que je n’assume pas) mais si je ne le fais pas c’est parce que je m’interdis de ne pas penser ce que je dis et chante. Je ne considère pas la chanson comme une marchandise que je vends selon la demande. Je ne maitrise pas le double jeu des politiciens qui vous demandent de faire la révolution pendant qu’eux s’occupent de leurs enfants et de leurs petites carrières et sautent sur le premier poste qu’on leur propose dans les institutions officielles.

Je suis assez conscient pour comprendre que si la chanson a mobilisé à une certaine époque, de nos jours, avec l’aliénation culturelle, la mondialisation et la diversification des médias … la chanson n’est que du vent dans une flûte. Sinon comment expliquer qu’après les chansons d’Aït Menguellet, celles de Matoub, de Slimane Azem, de Ferhat, de Idir… nous, les kabyles, sommes toujours sous le joug du pouvoir algérien et nos printemps multicolores (noir, rouge …) ne nous laissent comme semblant de victoires que des dizaines de morts. Tout comme nos malheureux ancêtres (objet d’une chanson dans le 4e. album qui arrachera le sommeil à M. Winnat), nous sommes toujours impuissants, nos divisions s’accentuent et s’agrandissent de jour en jour et nous ne savons rien faire d’autre que de s’exiler au Canada, en France ou aux USA. Aujourd’hui, aucune chanson n’est censurée par le pouvoir algérien. Il n’a pas peur de nos chansons ni de la symbolique de la JSK (pour info les joueurs de la JSK et Hannachi ont assisté à la venue de Boutef à Tizi).

Alors M. Winnat, vous ferez mieux de jeter mes CD si vous les avez vraiment et de ne plus chercher à m’écouter (surtout le prochain) je ne changerai pas de trajectoire pour vous faire plaisir. Je serai toujours absent de vos plateaux télé le 20 avril. Le 20 avril, moi je le fête avec mes amis et nos familles, j’écoute Ferhat, Aït Menguellet, Matoub et Idir et je sors acheter ou même racheter un roman où un recueil de poésie en kabyle. Je serai absent de vos zéniths et sur les plateaux des Tv officielles. Mais néanmoins, je serai un kabyle soulagé parce que j’aurai dit encore une fois ce que je pensais tout en sachant que certains kabyles (dont M. Winnat) n’apprécieront pas. Mais je dormirai la conscience tranquille. Ma chanson, sans aucun doute, ne remplira pas des zéniths ni mes poches d’argent d’ailleurs, mais, du coup et ça me soulage, elle ne cautionnera aucune idée susceptible de remplir nos cimetières… de jeunes kabyles assassinés. Les générations futures qui se pencheront sur ce que nous leurs laisseront comme héritage ne trouveront pas ma guitare maculée de sang … sauf du mien peut être, si des gens comme Winnat, passent à l’acte pour me réduire au silence parce que je ne suis pas réglé à leur diapason. Je termine par ces vers de Lounis Aït Menguellet :

Wigi yettseggimen ccna / Ceux qui font de la belle chanson

Gher ldjiha-nnegh ad ten-id-nernu / Nous les mobiliserons à nos côtés

Ad sen-nini nettdafa / Nous leurs dirons que nous combattons

Ghef teqbaylit ad d-tehyu / Pour que ressuscite notre identité

Ad agh-id-âiwnen merra / Ils nous prêteront main forte

Kul yiwen ad d-yehdu asefru / Dédieront des poèmes à notre cause

Mi newwed s ayen i nebgha / Sitôt nos ambitions satisfaites

Ssut-nsen ad t-nemhu / Nous les réduirons au silence

Ula d afrux di lexla / Ce jour-là nous pourchasserons

Ad t-nssegged ma icennu / Même l’oiseau qui oserait ouvrir son bec pour chanter

Zimu

Via http://icare.bgayet.net

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Vous connaissez probablement Youcef Zirem, chers Hchaychis? C’est à mon humble avis, un journaliste algérien comme on en fait pas souvent, et je dis cela en toute connaissance de cause pour l’avoir lu, approché et souvent écouté quand il aborde les problèmes politiques algériens (et dieu seul sait qu’ils sont nombreux et compliqués, nos problèmes politiques, n’est ce pas?).

On dit aussi de lui qu’il est LE journaliste algérien le plus intègre et le plus honnête (intellectuellement parlant) dans l’exercice de son métier. Des qualités, qui probablement ont complètement disparues du paysage médiatique algérien actuel. Du moins ceci reste mon point de vue sur le personnage, le journaliste et le poète Youcef Zirem.

Voici ci-dessous, en avant première pour Hchicha.net (lol) la couverture de son nouveau roman. Et plus bas deux extraits vidéos de lui. Je vous laisse apprécier …

youcef_zirem_couverture_du_chemin_de_l_eternite_2

youcef_zirem_couverture_du_chemin_de_l_eternite_3

youcef_zirem_couverture_du_chemin_de_l_eternite_1

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Juste patager avec vous un petit extrait audio de ce très beau travail qu’ont fait Le Trio Joubran et le grand Mahmoud Darwish. Moi je peux écouter ça en boucle, et à noter aussi que l’album n’est pas encore disponible sur le marché. (Enjoy !)

‹ On This Earth على هده الارض ›

على هده الارض ما يستحق الحياة
على هده الارض ما يستحق الحياة
تردّد إبريل .. رائحة الخبز في الفجر
تعويدة آمراة للرجال
كتابات اسخيليوس .. أول الحب
عشب على حجر
أمهات يقفن على خيط ناي
وخوف الغزاة من الذكريات
على هده الارض ما يستحق الحياة
نهاية ايلول .. سيدة تترك الاربعين بكامل مشمشها
ساعة الشمس في السجن .. غيم يقلّد سربا من الكائنات
هتافات شعب لمن يصعدون الى حذفهم باسمين
وخوف الطغاة من الاغنيات
على هده الارض ما يستحق الحياة
على هده الارض سيدة الارض
أم البدايات … أم النهايات
كانت تسمى فلسطين .. صارت تسمى فلسطين
سيدتي .. أستحق لانك سيدتي
أسـتـحـق الـحـيـاة

We have on this earth what makes life worth living: April’s hesitation, the aroma of breadat dawn, a woman’s point of view about men, the works of Aeschylus, the beginningof love, grass on a stone, mothers living on a flute’s sigh and the invaders’ fear of memories.

We have on this earth what makes life worth living: the final days of September, a womankeeping her apricots ripe after forty, the hour of sunlight in prison, a cloud reflecting a swarmof creatures, the peoples’ applause for those who face death with a smile, a tyrant’s fear of songs.

We have on this earth what makes life worth living: on this earth, the Lady of Earth,mother of all beginnings and ends. She was called Palestine. Her name later became Palestine. My Lady, because you are my Lady, I deserve life.



In The Shade of the Words فـي ظـل الـكــلام ♪ Mahmoud Darwish and Trio Joubran مـحـمـود درويــش و الـثـلاثــي جـبـران

http://folkmusicsmb.blogspot.com/2009/04/in-shade-of-words-mahmoud-darwish-and.html

one

Sahitoo les amis et les autres aussi! lol

Juste que je voulais partager avec vous cette vidéo qui me fait trop marrer, ce soir d’annonce des résultats des élections présidentielles en Algérie (09/04/2009) dont on connait d’ailleurs d’avance les résultats et toute la Smala qui va avec. C’est pour cela que je me contente juste de vous proposer cette vidéo.

Par ailleurs je vous avoue que je n’ai même pas envie d’aller voir les « résultats officiels»  de la participation, qui devraient être tombés à cette heure-ci (23h30). Je suis depuis 21 heures sur la page de Cheikh Sidi Bemol qui fait un concert ce soir diffusé en live sur tribusidibemol.com.

Heu …. Non non, je reste chez CSB Tribu, et n…k Zerhouni et ces résultats que le monde entier, à commencer par les algériens, savent FAUX et ne représentent pas la vérité (ni la réalité lol) de la société algérienne.

Voilà c’était que ça ya les compatriotes, en espérant que la vidéo jointe à ce billet vous plaise. N’hésitez pas à faire votre choix de MISS BOUTEFLIKA lol , ce soir c’est le CIRQUE en Algérie… :)

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boutef_family Voici donc pour rediffuser ici l’article du journal français l’Express qui vient d’être censuré en Algérie. Et je vous avoue que je pense de plus en plus que nos dirigeants algériens sont completement dans une autre planête.

Croient-ils vraiment que le contenu de cet article est une nouveauté pour le commun des algériens? En fait, cette présentation de Bouteflika, de son clan, de son business et de ses rapports avec les généraux qui l’ont installé à la présidence, est connue par quasiment toute l’Algérie du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Les services de censure, finissent par croire à tout et n’importe laquelle de leur propre propagande.

C’est cette ignorance là qui fait que l’Etat algérien s’éloigne de plus en plus de son peuple, et que les dirigeants ignorent tout de ce qui se passe dans leur propre société.

Ils ignorent que le peuple les observe et connait quasiment toutes leurs cobines et sales affaires.

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Algérie: Abdelaziz Bouteflika et les siens

Par Dominique Lagarde, Anis Allik, publié le 08/04/2009 11:55 – mis à jour le 08/04/2009 15:24

Le président Bouteflika est assuré d’être réélu le 9 avril pour un troisième mandat. Mais, depuis dix ans, il est loin d’être seul à tenir le pays. Qui l’appuie, quels sont ses réseaux, quel rôle joue sa famille? L’Express a enquêté.

C’est un scrutin sans suspense : Abdelaziz Bouteflika sera réélu, le 9 avril, président de l’Algérie. Ainsi en sont convenus, une fois encore, ceux que les Algériens appellent les « décideurs» , poignée de hauts gradés qui gravitent autour du tout-puissant patron des services de renseignement, le général Mohamed Mediene, dit « Toufik» .

Le chef de l’Etat a obtenu leur feu vert il y a plusieurs mois déjà, lorsqu’ils l’ont autorisé à faire voter par le Parlement un amendement à la Constitution mettant fin à la limitation du nombre de mandats présidentiels. Le texte a été adopté le 12 novembre 2008 par les élus des deux chambres.

Depuis ce jour, Bouteflika sait qu’il restera à son poste aussi longtemps que Dieu lui prêtera vie. Résultat : aucun des ténors de la classe politique n’a souhaité endosser le rôle du challenger.

Pourquoi les « décideurs»  ont-ils choisi d’adouber Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat, en dépit de son âge – 72 ans – et de sa santé défaillante? Parce qu’il leur aurait, comme on le murmure, confié qu’il souhaitait mourir au pouvoir? Faute de candidat de rechange? Il y a peut-être un peu de tout cela.

Jusqu’ici, il a plutôt bien rempli la mission qui lui a été confiée

Mais la raison principale est ailleurs: le chef de l’Etat, de leur point de vue, a plutôt bien rempli, jusqu’ici, la mission qui lui a été confiée.

Pour comprendre, il faut remonter une dizaine d’années en arrière. A l’époque, en 1999, la « sale guerre»  contre les islamistes bat son plein, le pays est déchiré et l’image de l’armée est tellement dégradée que certains de ses chefs craignent de faire l’objet de poursuites judiciaires à l’étranger. Ils sont à la recherche d’une personnalité ayant de l’entregent, capable, une fois portée à la tête de l’Etat, d’allumer un contre-feu diplomatique et de faire en sorte que l’Algérie redevienne « fréquentable» .

Deux hommes, de ceux qui pèsent au sein du sérail, vont se faire les avocats d’Abdelaziz Bouteflika, charismatique ministre des Affaires étrangères des années Boumediene : le très influent général à la retraite Larbi Belkheir, « parrain»  de Toufik – le chef des services lui doit en partie sa carrière – et Abdelkader Koudjeti, un personnage de l’ombre, homme d’affaires et marchand d’armes. Toufik et les siens se laissent assez rapidement convaincre.

Engagé à 19 ans dans l’Armée de libération nationale, Bouteflika fait partie de la « famille» . Pendant près de vingt ans, il a été le patron incontesté de la diplomatie algérienne, avant d’être écarté sans ménagements du pouvoir après le décès, en décembre 1978, du président Houari Boumediene.

Le 15 avril 1999, le voilà élu président de la République. Habile à la manoeuvre, il va se servir des attentats du 11 septembre 2001 pour accélérer le rapprochement avec Washington, souhaité par les militaires. Il fait ensuite adopter un premier texte sur la « concorde civile» , qui permet de consolider la trêve négociée par les militaires, peu avant son élection, avec les maquisards de l’Armée islamique du salut (AIS).

Ses vrais sponsors, ce sont les hommes d’affaires

Reste la question de l’impunité, qui obsède toujours les généraux algériens. Comment faire en sorte que personne ne puisse être rattrapé par l’Histoire, quel que soit le camp auquel il ait appartenu ? Faut-il une loi nouvelle, qui tournerait définitivement la page des années de sang ? La question est au coeur des discrets échanges qui ont lieu entre Bouteflika et le clan Toufik avant les élections de 2004. Réélu le 8 avril 2004, le président fait approuver par référendum un an plus tard, le 29 septembre 2005, sa Charte pour la paix et la réconciliation nationale, véritable loi d’amnistie générale.

Mission accomplie, donc. Mais, en dix ans, le chef de l’Etat s’est aussi employé à constituer ses propres réseaux. « Si le système est toujours le même, le jeu des équilibres internes est aujourd’hui plus favorable à Bouteflika qu’en 1999″, assure un observateur, bon connaisseur du sérail. Belkheir et Koudjeti, les »  parrains»  du début, sont hors jeu.

En juillet 2004, le chef d’état-major, le général Mohamed Lamari, est poussé à la démission. Il est remplacé par un proche du président, Gaïd Salah. Son départ forcé permet un vaste remaniement : les commandants de quatre des six régions militaires ont été changés. Des nominations que Bouteflika impose avec l’aval du tout-puissant Toufik. Rivaux parfois, les deux personnages savent qu’ils ont un commun intérêt à s’entendre.

Les « années Bouteflika»  se sont traduites par la montée en puissance, dans la haute administration et les entreprises publiques, de plusieurs protégés du chef de l’Etat, souvent originaires comme lui de l’ouest du pays : le chef du protocole de la présidence, Mokhtar Reguieg ; Moulay Guendil, dont Bouteflika a fait son chef de cabinet avant de le nommer ambassadeur à Rabat ; Zouaoui Benhamadi, qui dirige l’Agence nationale de gestion des grands projets culturels ; ou encore Toufik Khelladi et Nacer Mehal, les patrons de la radio et de l’agence de presse nationales. Autant de relais utiles… Mais ceux qui apparaissent de plus en plus au grand jour comme les vrais sponsors de Bouteflika, ce sont les hommes d’affaires.

Le Forum des chefs d’entreprise (FCE), le Medef local, soutient ouvertement la candidature du président à sa propre succession. Et la villa du quartier résidentiel d’Hydra, qui abrite son QG électoral, appartient à Reda Kouninef, un richissime patron dont les intérêts vont des travaux publics aux multimédias. La montée en puissance de ce lobby renforce incontestablement la main du chef de l’Etat.

Le premier cercle, autour du président, est pourtant ailleurs. Après une traversée du désert d’une vingtaine d’années, Abdelaziz Bouteflika n’avait plus véritablement d’hommes liges lors de son élection, en 1999. Au sein du gouvernement, ses alliés se comptent toujours sur les doigts d’une main : Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l’Intérieur, dont il était proche autrefois ; Abdelaziz Belkhadem, démis en juin 2008, à la demande du clan Toufik, de son poste de Premier ministre et nommé depuis ministre d’Etat ; le chef de la diplomatie, Mourad Medelci ; la ministre de la Culture, Khalida Toumi…

La vraie garde rapprochée du chef de l’Etat, depuis son retour, c’est sa famille. Sa mère, Mansouriah, règne aujourd’hui encore, à plus de 90 ans, sur le clan, à la manière d’une mamma sicilienne. Son président de fils lui voue une admiration sans bornes. Il est rare qu’il prenne un engagement important sans lui demander son avis. Très croyante, elle serait, dit-on, à l’origine de son retour à la religion, au lendemain de son hospitalisation, en novembre 2005, à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, officiellement pour un ulcère hémorragique de l’estomac. Elle l’aurait même convaincu d’aller remercier Dieu de sa guérison en effectuant un pèlerinage à La Mecque, avant que Toufik, qui craignait que le convalescent ne supporte pas le voyage, mette le holà à ce projet.

Le chef de l’Etat est aussi resté très proche de ses quatre frères et de sa soeur. Secrétaire général du ministère de la Formation professionnelle, Abderrahim est le plus discret. Avocat au barreau de Paris, Abdelghani a surtout fait parler de lui lors de l’affaire Khalifa, une société d’abord soutenue puis lâchée par le pouvoir, dont la banqueroute frauduleuse donnera lieu en 2006 à un énorme scandale. Mustapha, médecin personnel du président, joue un rôle essentiel compte tenu de sa santé.

La seule fille de la famille, Latifa, tient sa maison – une grosse villa dans le quartier huppé d’El-Biar – et lui mitonne ses plats favoris. Selon un familier du sérail, elle se serait vu attribuer par « décret non publiable»  le titre de conseiller. Mais le personnage le plus important de la fratrie est sans aucun doute le benjamin, Saïd, tout à la fois directeur de cabinet du président, grand chambellan et porte-parole, voire même joker, lorsque la maladie oblige le chef de l’Etat à s’éclipser.

L’homme clef? Saïd, son jeune frère. Il le suit comme son ombre

Ces jours-ci, il fait en plus office de directeur de campagne, même si le poste a été officiellement confié à Abdelmalek Sellal, par ailleurs ministre des Ressources en eau. Saïd est l’« oeil du roi ». C’est lui qui reçoit les hommes d’affaires, les chefs des zaouïas (confréries traditionnelles), les directeurs de l’administration ou les dirigeants d’associations. Lui encore qui introduit et adoube. En campagne, il suit son frère comme son ombre, ne ratant aucun meeting. Ancien élève de l’école polytechnique d’El-Harrach, il a été, dans une autre vie, prof de physique à l’université Houari-Boumediene des sciences et des technologies. A l’époque, il flirtait avec le trotskisme et il était très engagé dans le syndicalisme enseignant.

Peut-il être considéré comme un possible dauphin ? Peu croient à cette thèse : Bouteflika reste, souligne un analyste, un « actionnaire minoritaire»  de la maison Algérie… Or c’est le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui aurait les faveurs du clan Toufik. La bataille pour la désignation d’un successeur a été mise entre parenthèses à la fin de l’an dernier, lorsque les deux clans ont renoncé, faute d’accord, à créer un poste de vice-président dans le cadre de la réforme constitutionnelle. Gageons qu’elle reprendra de plus belle au lendemain du scrutin.

En attendant, Abdelaziz Bouteflika fêtera, le 15 avril, ses dix années à la tête de l’Algérie. Une belle revanche pour celui qui avait vécu comme une trahison, il y a trente ans, son éviction.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/algerie-abdelaziz-bouteflika-et-les-siens_752321.html

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boutef_envers Chers amis, l’Algérie va mal. J’en pleure au fond de moi même à chaque fois que j’y pense ou que je suis en face de quelque information qui me rappelle la triste situation que vit notre pays.

Je vous propose cet interview de l’un des directeurs de la campagne du candidat déjà (mal) élu BOUTEFLIKA. Ce gars (Mohamed EL Youssoufi) a été « lavé»  dans tous les sens par le journaliste. lol

Il est malhonnête jusqu’au plus haut point. Il n’a pas honte de mentir sur la situation de l’Algérie, il ne répond à aucune des questions relatives à son parcours douteux de journaliste et il est d’une arrogance qui ne peut ne pas nous rappeler les dirigeants algériens incompétents, foncièrement sans honneur et gravement insultants à l’égard du peuple qui est supposé les avoir élu???

nb: La photo ci-dessus, vient de cette vidéo du même personnage, et vous avez bien compris qu’il a mis le drapeau à l’envers pour enregistrer sa propagande pro Boutef sur Youtube.

Il y’a de quoi rire, si ce n’est la gravité de la situation dans laquelle ces incompétents ont plongé l’Algérie.

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Bonjour, salam alikoum, azul fellawen

Chers amis, je me permet de partager ce message avec vous juste pour relayer ces deux RDV qui me semblent importants à relayer aussi, si vous le pouvez.

Plus d’infos et édition des affiches ici et sur Facebook.

RDV ce Samedi 04/04/09 à Paris et Lille en France

1- PARIS – France

Union des Étudiants Algériens de France

APPEL AU RASSEMBLEMENT. ENSEMBLE Mobilisons-nous !

SAMEDI 04 Avril 2009 A 14H

DEVANT LE CONSULAT D’ALGERIE

11, rue d’Argentine, Paris – 75016 PARIS

METRO : Argentine

SOYEZ NOMBREUX .
http://www.facebook.com/group.php?gid=74923648477
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2 – LILLE – France:

Collectif des Algérien-ne-s pour le Boycott des Elections en Algérie

Samedi 4 avril 09 :

- 09h : Rassemblement diffusion de tract devant le bureau de vote

- 16h 30 : Conférence et débat: avec Saïd Bouamama : ALGERIE : Enjeux électoraux et lutte de la diaspora pour la démocratie ! Boycotter les élections présidentielles du 09 avril prochain. C’est faire vivre et entendre la voix du peuple algérien. Et ses aspirations à une vie meilleure !

à la Cave des Celestines. Rue des Celestines dans le Vieux Lille

Plus de détails ici
http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/collectif-des-algerien-ne-s-pour-le-boycott-des-elections-en-algerie/

Voilà, et vive l’Algérie et ses enfants libres d’ici et de la-bas.

NB: Voici aussi une affiche qui appellent et expliquent le pourquoi du Boycott. N’hésitez pas à l’imprimer et à coller sur les murs et à diffuser autour de vous.

- Affiche 01
- Affiche 02
Affiche au format DOC (Word)

boycotte-algerie1

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magic_boutef Je vous propose ci-dessous l’édito publié le 30 mars 2009 par le journal des services de renseignements algériens (la SIMSIM lol) ; l’ExpressionDZ. Il s’attaque biensur aux boycotteurs de l’élection présidentielle prochaine, de la manière la plus vulgaire, la plus débile et surtout en proférant des menaces assumées.

Il faut avouer que les dirigeants algériens ont complètement « pété un plomb»  à l’approche de cette fameuse élection que tous les algériens ignorent et/ou boycottent « activement»  (en dehors de ceux de nos concitoyens rentiers du système, les « Helabine el Bagra»  , à savoir donc à peine 5% de l’électorat).

Ahmed Ouyahia, le Premier Ministre traite les algériens de « criminels» , son ministre de l’intérieur, si Zerhouni « interdit»  toute activité appelant ou expliquant l’intérêt du boycott de cette énième mascarade électorale. Bouteflika, ses lièvres et ses comités de soutien aussi ont maudit ces mêmes algériens.

Quoi penser et quoi répondre face à cette dramatique situation que font subir nos dictateurs à notre cher pays l’Algérie? Que peut être qu’il est temps de passer à un autre système, vraiment démocratique et où les dirigeants respectent un minimum le peuple et les citoyens qui les auront élu démocratiquement et sans aucun trafic ni bourrage des urnes.

On peut aussi peut être appeler au calme ceux qui se préparent à plonger le pays dans une monarchie qui ne dit pas son nom. Faites votre sale travail de trafic en tous genres, car personne ne peut vous arrêter, mais laissez enfin tranquille ce pauvre peuple qui n’en peut plus de vous voir et de vous avoir sur le dos. Désormais le monde entier (les algériens compris) ont saisi la nature même de ce régime qui trône en maître en Algérie, et ni vos milliards dépensés en fausse propagande et encore moins vos sorties médiatiques médiocres, ne pourront changer cette « belle image»  que vous donnez de vous.

A bon entendeur ….. VIVE L’ALGERIE !

On aura beau chercher, personne ne pourra trouver d’exemple de par le monde d’appel des citoyens au boycott de leur pays. On trouvera le boycott contre des produits de consommation, contre des systèmes de fiscalité comme la TVA. On peut trouver le boycott des Noirs d’Afrique du Sud contre le régime d’apartheid qui leur était imposé dans leur propre pays ou le boycott de certains Occidentaux contre les Jeux olympiques de Pékin. En Algérie, durant la guerre de Libération nationale, il y eut le boycott de la cigarette et du vin pour priver l’occupant de sérieuses recettes fiscales. Mais jamais l’idée de boycotter son propre pays n’a existé de par le monde.

Que ceux qui détiennent des exemples pour nous contredire s’avancent ! Et c’est cette forme de boycott inédite de tourner le dos à son propre pays qui est proposée par certains groupuscules aux Algériens pour la présidentielle du 9 avril prochain. En clair, ils leur demandent de se priver de la première institution qui est la présidence de la République. Car, faut-il le souligner, ils ne disent pas voter pour un tel président et pas pour un tel. Non, ils disent « ne votez pas ». Le but est de mettre à bas toute la République si tant est qu’elle ne peut fonctionner qu’avec à sa tête un président. Mettre à bas la République a été aussi l’objectif des terroristes qui ont failli réussir, surtout durant la période 1992-1995 entre la démission du président Chadli et l’élection du président Zeroual. Durant cette même période, rappelez-vous, on disait le président de l’Etat. Comme pour se rassurer car l’Etat en question était indéfinissable. Ce n’était plus une république ni aucune autre forme d’Etat connu. Il avait fallu inventer le HCE. L’Etat, en réalité, était en décomposition inquiétante. Les objectifs des terroristes et de « la loge secrète » qui appellent au boycott se rejoignent.

Oui, une « loge secrète » basée à l’extérieur, avec des réseaux à l’intérieur, car et mis à part un ou deux partis connus pour répercuter des directives reçues de leur centrale « internationale » ou qui n’ont pas fini de se « tromper de société », l’appel au boycott provient de sources qui se gardent bien de s’identifier. Que ceux qui peuvent les identifier s’avancent !

Dès lors, celui ou ceux qui se cachent pour nous gratifier de leurs bonnes paroles agissent comme toute organisation secrète. Comme l’OAS dans un passé récent. Comme hier le terrorisme. Que des responsables algériens les qualifient de traîtres à la nation n’est que juste appréciation. Si ce qualificatif les dérange qu’ils sortent à l’air libre et viennent expliquer aux électeurs algériens « l’intérêt » du boycott !

Devant de telles manoeuvres souterraines, les Algériens sont de plus en plus convaincus qu’il y a péril en la demeure. Que le danger guette notre pays que certains s’évertuent à vouloir replonger dans le chaos et la fitna. La seule manière de fausser leurs sinistres calculs est d’aller voter en masse (l’océan est formé de gouttes) le 9 avril. Pour le candidat qu’on voudra. L’essentiel est de crier au monde que les Algériens tiennent plus que jamais à leur pays. De crier aussi à tous les fauteurs de troubles que les Algériens ne « joueront » plus à la roulette russe. Deux cent mille morts, barakat !

Zouhir MEBARKI – L’Expression – 30 Mars 2009

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J’étais sur le point d’éteindre ma machine (1h15 du mat! lol), mais cela n’allait pas se faire sans cliquer (par simple curiosité youtubesque ) sur ce lien vers cette bouleversante vidéo sur YouTube.

Par ces temps de campagne électorale chez nous, je ne peux m’empêcher; comme le rappelle les textes ainsi chantés par cet enfant, de penser à toute la mascarade organisée par les autorités algériennes ces derniers , prétendant que les bilans sont positifs et que les algériens se portent mieux depuis l’avènement de Bouteflika. Si cela était vrai cela se saurait ya les dictateurs qui ont tout raté ! ! !

Je dédie cette vidéo à tous ceux qui sont en train de faire la campagne électorale pour permettre la pérénité de ce régime. Vous avez de quoi être fier, comme savent si bien l’être les « tawa3na» .

Bonne nuit les zamis …

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Aller un petit jeux sans rancune.

Ciao Boutef, le peuple ne veut pas de toi ni de ton système en général.

Quoi qu’annonceront les autorités comme résultats, tout sait déjà que les chiffres sont biaisés et que le peuple en général a tourné le dos aux dirigeants algériens, à ceux là même qui ont failli totalement dans la géstion des affaires du pays.

Alors, un autre mandat pour Boutef ? Je vous laisse vous exprimer sur ce jeux… à vos bottes concitoyens! :)

(Trouvé sur la page d’un contact à moi sur facebook)

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Le baiser de la mort

baisers_4 Scène ordinaire, à Alger, capitale du pays et réputée la plus moderne, voire la plus décadente par les puristes. Boulevard Mohammed V, à quelques mètres, la montée de la place Audin, un jeune couple s’embrasse. Une voiture banalisée s’arrête. Deux hommes descendent, ce sont des policiers ou assimilés qui prennent à partie le jeune couple qui a osé. Moyenne d’âge, 25 ans pour le couple, 30 pour la congrégation de la police. Les talkies-walkies s’en mêlent, arrivent peu après 3 fourgons de police qui se garent bruyamment sur le boulevard comme dans une opération antiterroriste et embarquent le couple. Personne ne sait ce qu’il est advenu de lui, à part lui et le PV de police. Cette scène est-elle représentative ?

Grande question. C’est peut-être un avant-goût de l’Algérie d’aujourd’hui et de celle des 5 ans à venir. C’est peut-être le zèle de représentants de cette corporation, très travaillé par le néo-conservatisme et l’islamisme moral. Pour un président qui se veut « ancien jeune au service de la jeunesse d’aujourd’hui », il y a problème, pour lui, à se faire adopter. Pour s’embrasser, il faut donc un billet d’avion et de l’argent, pour faire ailleurs ce que l’on ne peut pas faire ici. On pourra toujours dire que les jeunes qui s’embrassent ne sont pas représentatifs et expliquer que ce mimétisme occidental ne peut que faire du mal à un pays bien installé dans sa tradition autobloquante, les policiers n’étant représentatifs que de leur société.

On peut aussi dire que les policiers devraient plutôt s’atteler à traquer la délinquance, bien installée à Alger et en progression constante. On peut même dire que Mohammed V, Marocain, n’a pas fait de déclaration et n’a pas réagi à ce fait divers. Que Maurice Audin, Français, n’a rien dit non plus. C’est Tounsi, pas Tunisien mais Algérien, qui a déployé ses forces de police pour punir le couple. On peut tout dire, ou rien, ou se contenter de pleurer.

Par Chawki Amari
25 03 2009

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boutef3_afp Regardez moi cet affichage ya les amis! Cette photo vient du site Algérie-politique, et elle est de l’AFP.

[Cette affiche géante couvre l'immeuble abritant la Chambre algérienne du Commerce.]

En d’autres termes, wellah que si j’étais en ce moment même à Alger et que j’avais à supporter cet horrible spectacle de cette élection, j’aurais clairement explosé mes hémorroïdes lol, de nerf et de rage contre ce régime hautement dictatorial qui s’est installé en Algérie.

Comme on dit chez moi, le combat continue … et vive l’Algérie!

ps: Message à ceux qui ont collé cette affiche, NAHHI JEDDOU MEL TEM ya Hmirs! lol

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Alors que la campagne pour la présidentielle en Algérie s’est ouverte jeudi 19 mars, des universitaires, journalistes et médecins ont lancé un « appel au peuple algérien» , « pour un changement démocratique en Algérie» . Voici leur texte :

Nous, Algériennes et Algériens, signataires du présent appel, avons décidé de prendre nos responsabilités devant notre Nation et devant l’Histoire, pour en appeler à la mobilisation permanente du peuple algérien contre le pouvoir politique illégitime en place et d’œuvrer à l’instauration d’un Etat de Droit tel que défini par la déclaration historique du premier novembre 1954.

Le pouvoir actuel que nous considérons aujourd’hui plus que jamais auparavant, comme étant institutionnellement illégitime, politiquement incompétent et moralement discrédité.

Un pouvoir qui a spolié le peuple de sa légitime souveraineté et qui a détourné à son profit exclusif les richesses de la Nation.

Un pouvoir quasi régalien qui fonctionne essentiellement sur l’arbitraire, le clientélisme, le laxisme et la corruption. Il a profondément affaibli l’autorité de l’Etat dans son rôle sur l’échiquier international et il constitue une réelle menace pour notre unité et intégrité nationales.

Nous situons le présent appel, dans la continuité du Mouvement National, des principes énoncés dans la Déclaration du 1er Novembre 1954 et de la plateforme de la Soummam.

Nous, Algériennes et Algériens, signataires de cet appel, exprimons haut et fort, notre profonde préoccupation devant la logique d’autodestruction et de détérioration continue, qui caractérise la situation sociopolitique, économique et morale de notre pays. Nous refusons désormais catégoriquement d’en être les complices actifs ou tacites. Nous décidons de mettre fin à notre inaction, à notre silence et à notre désengagement sous quelques formes qu’il soit (lâcheté, égoïsme, peur, …).

Cette initiative libre et indépendante, a été dictée par les données fondamentales et structurelles de notre situation commune qui se caractérise par:

• la persistance et l’aggravation de la crise de la légitimité du pouvoir depuis 1962 à ce jour, crise devenue une menace et un danger permanent pour notre nation.
• la persistance de l’oligarchie à exclure le peuple du débat et de la participation politique en violant son droit constitutionnel et naturel de choisir et de construire sa propre destinée.
• L’échec et la médiocrité du personnel politique officiel et l’avilissement de l’opposition factice.
• le manque de perspective claire et nette pour toute la nation,
• La culture du chaos et de la violence et son extension à toutes les couches sociales, le maintien de l’Etat d’urgence comme moyen de domination et d’asservissement du peuple algérien.

Notre but est:

D’œuvrer à la concrétisation des objectifs du mouvement de libération nationale, à la reconquête du droit du peuple à la souveraineté et au changement radical et pacifique du système politique.

D’œuvrer à l’instauration d’institutions solides et responsables capables d’assurer le fonctionnement démocratique de la société, de garantir la transparence du gouvernement et, l’alternance de son pouvoir, enfin de créer un Etat dont les commandes resteront entre les seules mains du peuple souverain, sans que puisse intervenir les forces occultes dans le fonctionnement de ces institutions. Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions seront fidèles à la Constitution et aux lois votées par le législateur en accord avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires. Nos institutions seront soucieuses de consolider, par leur sain fonctionnement, le lien entre le peuple et ses vraies valeurs.

L’heure est venue pour changer ce système politique illégitime par les méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre la souveraineté politique aux Algériennes et aux Algériens pour qu’ils choisissent librement et démocratiquement, les institutions politiques qui épousent les réalités politiques et socioculturelles de la Nation, en permettant une répartition équitable des richesses nationales, aussi bien entre les collectivités régionales et locales qu’entre les individus.

Cet appel est ouvert à l’adhésion morale et active de tous nos compatriotes qui partagent le même attachement à la patrie et aux valeurs morales et culturelles de la société algérienne dans toute sa diversité, y compris ceux qui se trouvent, de par leurs fonctions ou leurs positions dans les institutions officielles actuelles. Il est une exhortation à tous ceux qui refusent la marginalisation et l’exclusion de l’Algérienne et de l’Algérien de la vie publique. Enfin, c’est un appel à tous ceux, qui conscients de la déliquescence de la société et de la fatuité des institutions, veulent fédérer leurs efforts pour un changement décisif et salvateur de la situation de la Nation Algérienne.

Cet appel se veut enfin et surtout comme une force de propositions et d’action pour une transition pacifique vers un Etat de Droit.

Nous, Algériennes et Algériens libres, aspirons acquérir à notre idéal de résistance pacifique et de dynamique de changement, les couches les plus larges du Peuple Algérien, sans exclusion aucune.

Nous devons œuvrer au rassemblement de toutes les forces patriotiques en vue d’un changement pacifique et radical sur la base de valeurs et de principes démocratiques clairement définis, acceptés et respectés par tous et notamment:

• Les valeurs civilisationnelles de la Nation Algérienne (Islamité, Amazighité et Arabité), fondements de notre ALGERIANITE. Ces derniers sont le socle de notre unité nationale, qui ne doivent nullement être instrumentalisés ni être le monopole d’aucun parti ou tendance politique.
• L’égalité de tous devant la loi.
• La sacralité des droits de la personne humaine.
• La souveraineté populaire : le peuple étant la seule source du pouvoir et de légitimité.
• La mise en place d’institutions qui garantissent l’expression de la volonté populaire, notamment par la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
• Le respect et la protection des libertés individuelles et collectives.
• L’alternance au pouvoir à travers le suffrage universel.
• Le respect et la promotion des cultures nationales.
• La promotion du mérite et de la compétence individuelle véritable.
• Une distribution juste et équitable des ressources nationales.

Nos moyens de lutte contre ce pouvoir illégitime seront exclusivement politiques, pacifiques et démocratiques :

1. Par la réappropriation de nos droits inaliénables, individuels et collectifs que l’ensemble des générations qui se sont succédé depuis l’indépendance ont abandonnés pour la construction de la société nationale et d’un nouvel Etat authentiquement indépendant. Ces droits qui font partie intégrante de nos pouvoirs naturels et dont nous avons été amputés par le fait de notre ignorance, de notre lâcheté, de notre impréparation et manque d’éducation politique mais également parce que nous n’avions pas été conscients du drame qui se tramait et que nous ne possédions pas alors les moyens de résister.

2. Par la sensibilisation et la mobilisation aussi large que possible de l’opinion publique nationale et internationale sur les responsabilités des pouvoirs en place en matière d’atteintes caractérisées aux Droits de l’Homme et aux Libertés Publiques ainsi que sur tous les cas d’arbitraire, d’abus de pouvoir et de forfaitures administratives et judiciaires et par la résistance contre toutes ses dérives totalitaires.

3. Par la dénonciation d’une certaine et flagrante duplicité de l’opinion occidentale, qui refuse de faire la part entre ses intérêts à court terme et à long terme, qui proclame des valeurs universelles tout en privilégiant des intérêts étroits en soutenant des régimes illégitimes.

4. Par la diffusion continue par tous les moyens de communication, de nos idées, de nos propositions et de nos revendications pour l’avènement de la Dignité et du changement dans notre pays.

5. Par le recours à des manifestations pacifiques, à la désobéissance civile et à l’abstention massive aux élections, entre autres.

Il est donc clair que notre démarche a pour but de mettre fin à près d’un demi-siècle d’usurpation permanente de la souveraineté populaire et de rendre la dignité et la parole au Peuple Algérien, afin qu’il puisse choisir librement et démocratiquement les institutions politiques conformes à ses aspirations de liberté, de démocratie et de justice, en harmonie avec les valeurs identitaires et socioculturelles de notre Algérianité, dont l’Islam, l’amazighité et l’arabité constituent les fondements essentiels. C’est ainsi que le peuple pourra asseoir un véritable Etat de droit.

Propositions de sortie de crise

Le consensus actuel des véritables forces politiques converge vers l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante.

Cette évolution pacifique vers la légitimité doit passer par une brève période de transition qui ne devrait pas excéder deux années. Nous sommes convaincus que cette phase ne pourrait se faire sans la participation active de l’institution militaire.

Avec la collaboration républicaine de l’institution militaire, principale force actuellement organisée, qui aura pour mission d’assurer la gestion sécuritaire du pays, pendant la phase de transition, un gouvernement provisoire sera mis en place et aura pour mission, en plus de la gestion publique de l’Etat, de s’acquitter de deux tâches essentielles :

1. Réunir une conférence nationale de toutes les volontés politiques sans exclusion aucune et de personnalités intellectuelles en vue de l’établissement d’un consensus politique historique autour des valeurs et principes démocratiques énoncés plus haut.

2. Préparation des élections de l’Assemblée Nationale Constituante.

Ce gouvernement provisoire sera secondé par un Conseil des Sages constitué de personnalités issues du mouvement National, connues pour leur probité, leur intégrité, leur sagesse et leur engagement pour le salut de leur pays.

Durant cette phase, l’armée saura imposer sa mission de préservation de la quiétude publique et de l’unité nationale. Elle éprouvera, en cette occasion, sa vocation républicaine de se maintenir hors de la gestion politique du pays, et préservera sa neutralité politique jusqu’à l’échéance finale qu’est la mise en place d’institutions démocratiquement élues.

Au terme de cette phase transitoire et conformément à un protocole conclu entre l’institution militaire et les instances élues, l’armée entamera son désengagement progressif des affaires politiques, pour s’orienter définitivement vers ses obligations, exclusivement militaires, clairement définies par la nouvelle Constitution.

Nous Algériennes et Algériens, interpellés par la gravité de la situation et inquiets quant à l’avenir de la Nation, devons cesser d’assister dans l’impuissance à la dévastation de notre propre pays. Nous devons nous engager en acteurs de notre propre Histoire et nous imposer en maîtres de notre destin. L’Algérie appartient à toutes les Algériennes et à tous les Algériens sans exclusion ni exclusive.

Nous en appelons à la conscience, au cœur et à la raison de toutes et de tous, Algériennes et Algériens, intellectuels et politiques, civils et militaires, pour s’unir et œuvrer ensemble, sans exclusion aucune et dans la sérénité à la véritable réconciliation et à la résolution définitive de la grave crise politique qui ébranle notre pays.

Nous ne saurions tourner cette sombre page de notre Histoire contemporaine, sans rien oublier de ce qui a été fomenté contre la nation. Œuvrons tous ensemble à la reconstruction de notre pays et à l’édification d’une société d’ouverture et de tolérance, libérée du joug de l’injustice, de la violence et de la terreur politique.

Soyons un peuple de bâtisseurs hardis qui hissera l’Algérie dans l’ère du 21ème siècle, pour la faire accéder à un futur radieux, serein et prospère.

Tous ensemble, œuvrons à l’instauration d’un Etat Algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre de nos principes, des valeurs intrinsèques à notre identité et des valeurs universellement admises.

Ainsi nous aurons été fidèles à la mémoire des hommes libres de novembre 54 et au texte fondateur de la révolution libératrice.

Dieu et le peuple algérien sont témoins de nos paroles et de nos actes.
Algérie le 19 mars 2009

Premiers Signataires :

Zineb Azouz, Universitaire. (Constantine). Djamaleddine Benchenouf, Journaliste, (Lyon).. Maâmar Boudersa, Universitaire, économiste (Constantine). Abdelkader Dehbi, Universitaire, (Alger). Abdelmalek Djoudi, Ingénieur Documentariste, (Lyon). Kamaleddine Fekhar, Médecin, Militant des Droits de l’Homme (Ghardaïa). Rachid Ghoreib, Journaliste (Canada). Ahmed Kaci, Journaliste, (Paris). Samy Khoukoum, Psychosociologue. (Paris). Madjid Laribi, Journaliste (Paris). Salah-Eddine Sidhoum, Chirurgien. (Alger). Ahmed Si Mozrag, Avocat, (Burkina Faso). Brahim Younessi, Politologue, (Paris). Ziani-Cherif Rachid, Médecin (Sidi Bel Abbés). Mohamed Larbi Zitout, Ex-diplomate. (Londres).

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